Vie de García Moreno

Gabriel García Moreno (1821−1875) mérite de prendre place parmi les plus grands chefs politiques que notre monde ait connus ; il est de la race des Alexandre le Grand et des Charlemagne, des saint Louis et des Charles-Quint. Il brille même d’un éclat tout particulier : alors qu’une décadence apparemment inéluctable a saisi la vieille chrétienté tout entière, alors que tous les « bons », saisis d’impuissance, ne font que gémir, il prouve par toute sa vie qu’une telle déchéance n’est pas fatale.

Voici qu’un homme quasiment seul, mais armé d’une foi à soulever les montagnes, mais d’une docilité exemplaire à la sainte Église, mais s’étant forgé un courage indomptable, un homme seul inverse la tendance et vainc tous les obstacles : de l’Équateur, jeune pays établi sur des bases malsaines, livré à l’ardeur révolutionnaire et en proie à une instabilité dissolvante, de ce pays pauvre et isolé, il fait une terre de chrétienté, de paix et de prospérité.

Seul il sauve l’honneur des pouvoirs politiques en protestant contre la spoliation des États pontificaux et en s’y opposant dans toute la mesure qui lui est donnée ; seul il scelle de son sang la Royauté de Jésus-Christ qu’il professe par ses paroles et par ses actes.

C’est donc l’histoire d’un homme ¡ hombre !, d’un homme véritable, éblouissant parmi les veules et les traîtres, que renferme cette vie de Gabriel García Moreno. Tolle, lege : prenez-là, vous ne la quitterez plus.

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