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30 décembre 2009 3 30 /12 /décembre /2009 12:29
Le dix-neuvième siècle, en triste héritier de la Révolution, a vu se répandre une vaste entreprise de démolition du saint Mariage. Les perversions que nous voyons maintenant tenir le haut du pavé et triompher n'en sont que les ultimes conséquences : « Ôtez le surnaturel, disait Chesterton, il reste tout ce qui n'est pas naturel. »

Le Pape Léon XIII, à la suite de Pie IX, s'est élevé avec force contre la profanation du sacrement et le renversement de l'ordre naturel : il le fait dans son encyclique Arcanum divinæ Sapientiæ du 10 février 1880, où la doctrine catholique est abondamment justifiée et lumineusement exposée.

C'est une lecture des plus salutaire et instructive.

Je saisis l'occasion de cette publication pour présenter mes meilleurs vœux aux lecteurs réguliers ou occasionnels de Quicumque : je souhaite pour nous tous que l'année nouvelle soit toute illuminée de la grâce de Noël et remplie de la douce paix que Notre-Seigneur est venue répandre dans nos âmes, afin de faire de nous des combattants : cela semble contradictoire, et c'est pourtant la gageure quotidienne de toute vie vraiment chrétienne. La foi méditée et active, le zèle pour la sainte Église catholique et l'amour de la sainte Vierge Marie nous la feront réaliser.

Arcanum divinæ Sapientiæ
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3 décembre 2009 4 03 /12 /décembre /2009 17:03
Les encycliques pontificales, comme nombre de documents importants, sont souvent victimes de leur notoriété : on a entendu parler du thèmes qu'elles traitent, on en connaît deux ou trois idées maîtresses, et on néglige de les lire, de les étudier, d'en tirer profit.

L'encyclique de Pie XI Casti Connubii fait partie de ces victimes : on sait qu'elle traite du mariage chrétien et puis... plus rien.

Et c'est grand dommage, car le Pape a écrit là un admirable texte qui est une synthèse et une mise en lumière de l'institution fondamentale de l'ordre social : le mariage, et la famille qui en découle. Il en étudie, à la lumière de la Révélation divine et de la droite raison, la nature, les propriétés et les obligations. Puis il montre combien la société moderne et la mentalité contemporaine sont une immense conspiration contre la sainteté du mariage : les conséquences en sont gravissimes tant pour le salut éternel des âmes que pour la santé et la stabilité de la société.

C'est donc à une [re]-lecture que je vous invite : si vous êtes engagé dans l'état de mariage, il est de votre devoir d'en connaître  la doctrine et ses applications ; si vous vous y destinez, alors cette lecture sera une préparation salutaire, le prélude d'une vie heureuse, et un avertissement contre la dénaturation du mariage par laquelle il est si facile d'être impressionné tant elle est omniprésente.

Lisez la plume à la main et la prière au cœur ces paroles pontificales qui expriment avec tant de précision et d'autorité souveraine la doctrine de l'Église, reçue de Dieu pour sa gloire et notre salut.

Casti Connubii 
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17 novembre 2009 2 17 /11 /novembre /2009 10:57
En mai 2007, Quicumque vous annonçait la naissance d'une revue pour les familles intitulée La Cigale de Saint-François. Ladite revue se porte bien, merci : elle a publié son 25e numéro (sans compter deux numéros spéciaux pour l'été).

Précisément, ce numéro 25  recèle un concours organisé en faveur des âmes du Purgatoire, auquel tout le monde peut participer. C'est donc l'occasion, non seulement de renouer avec La Cigale, mais encore d'œuvrer pour les saintes âmes qui attendent nos suffrages.

En voici donc la teneur.

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CONCOURS POUR LES ÂMES DU PURGATOIRE

 

Jusqu’au 30 novembre 2009, la Cigale de Saint-François organise un petit concours dont la raison d’être est triple :

– la première est de réunir quelques honoraires de Messes qui seront célébrées pour les saintes âmes du Purgatoire. Voilà pourquoi c’est un concours payant (mais oui !) : participer vous coûtera 3,92 euros (sous la forme de 7 timbres à 0,56 ou bien par virement ou chèque) : cela ne vous ruinera pas, et vous fera prendre part à l’une des meilleures bonnes œuvres qui soit ; vous serez tenu informé du nombre et de la date des saintes Messes que, ensemble, nous aurons ainsi fait célébrer ;

– la seconde est de vous proposer un moment d’intense fermentation intellectuelle qui vous fera le plus grand bien, et qui vous détendra agréablement ;

– la troisième est d’avoir le plaisir de distribuer de jolis prix.

Invitez vos amis : copiez généreusement ce formulaire et distribuez-le autour de vous ! Chacun peut concourir séparément et autant de fois qu’il le veut ! 

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CONCOURS A pour les moins de 15 ans (inclus)

Les concurrents, désignés par le sort, recevront un joli prix (un prix en jeu pour dix bulletins gagnants). Le prix sera adapté à leur âge ; aussi nous leur demandons de bien vouloir faire connaître leur date de naissance.  ! Pour pouvoir être tiré au sort, il faut répondre juste aux trois questions. Bien sûr, tout le monde peut vous aider, si vous n’y arrivez pas ! 

1. La machine à réparer

Il faut absolument réparer cette machine à écrire ! Trois lettres ne marchent jamais et, pour comble de malheur, la barre d’espacement aussi. Ainsi, quand la fourmi a voulu copier un texte pour sa chère amie la Cigale, voici ce qu’il en résulte : 

·in··ent·in·uante·in··ui··e··e·a··i·e··urle·bord·duMi··i··ipi

Avouez que c’est incompréhensible. Cependant nous comptons sur vous pour reconstituer le texte entier. Si vous trouvez que c’est trop difficile, lisez ce qui suit : Il manque en tout 24 lettres dont 17 fois la même, 4 fois une autre et 3 fois une autre. 

2. Indulgences

Quelle indulgence gagne-t-on en faisant le signe de la Croix sans eau bénite et en disant : « Au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il. »

- une indulgence de 7 ans et 7 quarantaines ?
- une indulgence 3 ans ?
- 300 jours d’indulgence ? 

3. Mots en triangle : Les définitions sont valables dans les deux sens.

 

¨¨¨¨¨¨¨   Air inspirant le respect

¨¨¨¨¨¨   Prénom féminin

¨¨¨¨¨   Format de papier

¨¨¨¨   Choisis

¨¨¨   Situé

¨¨   Dans les règles

¨   Voyelle
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CONCOURS B pour tous ceux au-dessus de 15 ans

Trois prix seront attribués à ceux totalisant le plus de points.

Les ex-aequo seront départagés par le sort.

 

1. Les métiers (25 points)

Reconstituez le nom d’un métier ou d’un art, en replaçant les lettres de chaque numéro dans l’ordre nécessaire. Avec les premières lettres des dix noms trouvés, reconstituez le nom d’un onzième métier. Exemple : BRU ENOCH vous donnera bûcheron. 

1. LAIT PEU CRU

2. INRI MEUSE

3. MURI PRIME

4. TANGO NICE

5. RONDO ECRIN

6. GIN RUINEE

7. LAIT TRUC VUE

8. SUCRE REMI

9. VAUT GRAINE

10. ÉTAT GLAISE 

2 points pour chacun des 10 premiers noms trouvés, et 5 points pour le dernier. 

 

2. Indulgences (5 points)

Quelle indulgence gagne-t-on en récitant le chapelet devant le S.-Sacrement ?

- une indulgence de 7 ans et 7 quarantaines ?
- une indulgence plénière ?
- 500 jours d’indulgence ? 

Adresse pour la réponse : 

ASJ - LA CIGALE

B.P. 11

F - 33490  SAINT-MACAIRE

Participation : 3,92 euros  par bulletin-réponse

Clôture du concours : 30 novembre 2009

Bonne chance ! Soyez nombreux ! 
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Published by Abbé Hervé Belmont
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7 novembre 2009 6 07 /11 /novembre /2009 09:50

En réponse à la question d’un lecteur, l’Ami du Clergé (1922, pages 289 à 296) a publié une chronique de grand intérêt dont on trouvera ici le texte. Les deux coupures qui y sont notées ne suppriment que des nomenclatures de références aux publications antérieures de l’Ami du Clergé.

L’intérêt et l’abondante documentation de cet article n’empêche pas qu’il réclame – à mon humble avis – quelques précisions ou corrections : j’en ai placé quelques-unes en notes dûment identifiées, et j’en donne une plus générale ci-dessous.

Bonne, sainte et instructive lecture qui nous rappelle que nous sommes ici bas dans la nécessité de combattre : par les armes surnaturelles de la foi, de la prière et des sacrements ; et aussi par les armes naturelles de l’effort, de la vigilance et de la persévérance.

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Faisons abstraction de la restauration de la nature accomplie par voie surnaturelle de Rédemption ; faisons aussi abstraction du fait que cette restauration est pour partie volontaire, laborieuse, progressive, et objet de prière et de vertu. Il reste que l’état de la nature humaine après le péché originel est celui d’une nature déchue ; elle est déchue non seulement par comparaison avec l’état antérieur de perfection liée à la justice originelle, mais aussi par comparaison avec la « pure nature » qui, bien que n’étant qu’hypothétique comme état concret séparé, demeure cependant toujours réelle et sous-jacente.

Autrement dit, le dépouillement subi par la nature – étant l’effet d’une séparation violente – a le caractère d’une véritable détérioration : il n’aboutit pas à la nature simplement nue, mais à une nature affaiblie et blessée. La nudité de la nature dépouillée ne contredit à pas son intégrité : elle est toujours ordonnée à son propre bien ; mais voilà qu’elle est devenue inclinée en sens inverse, incapable de se procurer l’intégralité de son bien naturel par ses propres forces [1]. La nature déchue est donc non seulement une nature dépouillée ; elle est aussi, par le seul fait du dépouillement, une nature véritablement détériorée : les canons du concile d’Orange en attestent sans que le moindre doute soit possible, et le concile de Trente le confirme solennellement. C’est là une vérité qu’on ne peut diminuer sans une grande témérité [2].

Cette détérioration n’est pas l’effet d’une corruption intrinsèque : affirmer une telle corruption serait admettre un changement dans la constitution même de la nature de l’homme, ce qui est une grave erreur. La nature demeure intègre en chaque individu, intelligente, libre, responsable, capable du vrai et du bien naturels, capable de connaître avec certitude le vrai Dieu par ses seules lumières, et capable de l’aimer.

Mais elle est détériorée par le désordre qui règne entre ses facultés : intelligence, volonté, appétits sensibles. Celles-ci n’ont pas changé de nature ni d’objet ; mais l’objet des facultés supérieures – intelligence et volonté – subit un « éloignement » (qui le rend plus ardu) à cause d’une double déficience qui relève des deux causes extrinsèques (finale et efficiente) :

– d’abord parce qu’il n’y a plus l’attraction d’une véritable fin dernière, puisqu’en raison de notre élévation à l’ordre surnaturel la nature n’a pas de fin concrète indépendante de la fin surnaturelle – dont la nature déchue est séparée ;

– ensuite parce que le sujet qui opère par cette nature (nous !) est aussi sujet de volontarisme aveuglant et de passions désordonnées qui s’interposent entre les facultés et leur objet : soit en tendant à les détourner de l’objet contraignant, soit en tendant à en gauchir l’exercice dans le sens de l’égoïsme, de la sensualité ou du caprice.

Cette véritable détérioration (qui ne l’a ressentie ?) a un caractère de châtiment ; elle est en outre la porte ouverte à l’action du démon – qui n’en obtient pas pour autant de pouvoir direct sur la volonté humaine, mais qui trouve une efficace ambassade dans les quatre blessures de la nature qu’énumère saint Thomas d’Aquin (ignorance, malice, faiblesse, concupiscence) ; elle est occasion de lutte et de mérite ; enfin elle est atténuée et partiellement corrigée par la vertu.

Cette détérioration ne sera définitivement corrigée – pour les élus – qu’à la résurrection des corps, laissant place à un état naturellement et surnaturellement bien supérieur à celui qui avait été perdu par le péché : la vision directe et béatifiante de Dieu Trinité (et l’amour qui l’accompagne nécessairement) dans la gloire du Corps mystique de Jésus-Christ, et la possession d’un corps glorieux à l’instar du corps physique de Jésus-Christ ressuscité, Fils éternel de Dieu à qui soient louange et adoration pour les siècles des siècles.

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[Note 1] C’est ainsi que par les forces de la nature déchue laissée à elle-même, l’homme peut observer chacun des commandements de Dieu (rappelons que le Décalogue est le résumé de la loi naturelle) mais il est incapable de tous les observer simultanément. C’est une situation tragique : il est coupable de chacun des manquements (puisqu’il aurait pu observer le commandement auquel il a manqué) et pourtant il est incapable de ne point pécher. Pour sortir de cette impasse (et plus encore pour recouvrer la grâce divine et le chemin du Ciel), il lui faut un Rédempteur et une Rédemption…

[Note 2] « Comment cela s’est fait ? Un mot des psaumes nous donne l’explication de l’énigme :
Diminutæ sunt veritates (Ps. xi, 2). Les vérités ont été diminuées. Les enfants des hommes, suivant l’énergique expression de l’Apôtre, eurent aux oreilles une démangeaison, une démangeaison d’entendre du nouveau, et il surgit des docteurs nouveaux, et ils se mirent à dire que le péché d’Adam ne nous avait pas fait un si grand mal, que les grâces de Jésus-Christ n’avaient pas un caractère médicinal si prononcé…

« On alla loin, et très loin, et trop loin dans cette voie. Exemple : le saint concile de Trente prononce l’anathème contre qui dira que par le péché d’Adam l’homme n’a pas été détérioré selon son corps et selon son âme (session v, canon 1). Et il n’y a pas longtemps nous lisions, dans une publication dévote, au sujet du péché originel, cette assertion incroyable : « Gardez-vous d’y voir une détérioration de la nature ! »

« Certes, on a fait du chemin depuis le concile de Trente. Alors la nature était détériorée, aujourd’hui on nous dit pieusement : Gardez-vous d’y voir une détérioration ! Ce qui était hérésie il y a trois siècles est aujourd’hui devenu de la piété.

« Comment a-t-on pu parcourir un tel chemin ? La voie des nouveautés fut ouverte par les docteurs de la grâce, par les théologiens ; profitant habilement de leurs concessions, les docteurs de la nature, les philosophes arrivèrent et tirèrent bravement toutes les conséquences des principes nouvellement admis, et les choses en vinrent au point où nous les voyons.

« Le péché originel n’est plus guère que l’absence d’un des ornements de la nature ; la grâce elle-même n’est plus qu’une beauté s’additionnant à d’autres beautés. Le surnaturel, cela fut dit, le surnaturel n’est que le perfectionnement divin de tout ce qu’il y a de pur et de purifié dans la nature. On commença par dire que la chute originelle n’avait pas été si lourde, si profonde, si funeste ; que les plaies n’avaient pas la profondeur, la gravité, l’étendue, qu’on avait cru jadis ; d’autres, enchérissant toujours sur les conquêtes de la science, dirent qu’il n’y avait pas eu de plaies proprement dites. La loi du progrès amena successivement ces assertions : qu’il pouvait bien ne pas y avoir eu de chute, qu’effectivement il n’y en avait pas eu. Avançant ainsi toujours dans la voie que lui avaient ouverte les docteurs en divinité, le naturalisme en profita si bien, qu’aujourd’hui le surnaturel est éliminé, précisément par tout ce qui se croit et se dit pur et purifié dans la nature.

« Vivant au milieu de ces confusions de doctrines naturalistes, les chrétiens du jour ne savent pas assez ni ce qu’ils tiennent d’Adam, ni ce qu’ils doivent à Jésus-Christ. Ils ne sont pas assez chrétiens.

« Quand dans leurs prières de chaque jour ils disent à Dieu : Délivrez-nous du mal !  ils ne croient pas à tout le mal dont ils ont besoin d’être délivrés : ils ne croient pas à toute la puissance nécessaire à leur délivrance. Ils disent à Dieu : Délivrez-nous, et ils s’imaginent, pieusement peut-être, qu’ils effectueront eux-mêmes leur délivrance ; leur illusion est grande, leur prière n’est pas humble.

« Semblablement quand ils disent à Dieu : Que votre règne arrive, ils ne le disent pas avec une pensée en tout conforme à la pensée de Dieu. Pour eux, le règne de Dieu n’est pas chose aussi urgente que le croyait, par exemple, l’auteur du livre de la Cité de Dieu, saint Augustin. Pour eux, le règne de Dieu n’est pas chose d’application immédiate. Ils aimeraient à ne le concevoir que dans la vie future, et en attendant ils trouveraient des moyens naturels d’arranger les choses. Ils sont si habiles, et on les voit faire de si belles choses, en lieu et place du règne de Dieu que les chrétiens de l’Évangile demandent tous les jours à Dieu dans leurs prières. »

Père Emmanuel du Mesnil-Saint-Loup,
Le chrétien du jour et le chrétien de l’Évangile, chapitre 4.

La chute des anges et la chute des hommes 

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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 14:42

Le Pape saint Pie X fondait de grands espoirs de sanctification et de rénovation spirituelle sur la restauration du chant grégorien qu’il a entreprise au début du vingtième siècle. Car, en voulant rétablir dans sa pureté native le chant de saint Grégoire, et en voulant le remettre en honneur dans la sainte liturgie, c’est bien une restauration spirituelle qu’il avait en vue – tout restaurer en Jésus-Christ ! – plus encore qu’une déjà précieuse restauration esthétique.

 

Dans sa pensée, le chant grégorien n’est pas un ornement surajouté qui flatte l’oreille et rend agréables les cérémonies liturgiques, mais c’est un puissant instrument de la grâce divine, qui établit les âmes dans la paix, la piété et le recueillement, qui révèle les profondeurs de l’amour de Dieu et fait retentir au fond des cœurs un puissant appel à la sainteté.

 

Il faut bien avouer que cette espérance a été déçue, au moins en partie, parce qu’on n’a pas compris l’esprit que saint Pie X insufflait à sa réforme, ou qu’on ne l’a pas pris au sérieux. Nous devons tout au moins en tirer la leçon et voir dans la pratique du chant grégorien l’occasion de croître dans l’esprit de prière et de contemplation.

 

Le Pape Pie XI rappelle ce trait révélateur : « À Milan, les hérétiques reprochaient à saint Ambroise de fasciner les foules par les chants liturgiques, ces chants qui frappèrent Augustin lui-même et lui inspirèrent la résolution d’embrasser la foi au Christ » [Divini Cultus, 20 décembre 1928]. Et Pie XII affirme que le grégorien « contribue au plus haut point à augmenter la foi et la piété des assistants » [Mediator Dei, 20 novembre 1947]. Plaise à Dieu qu’il en soit toujours ainsi !

 

C’est donc que le chant grégorien est une école de sainteté ; et c’est à un double titre qu’il doit l’être.

 

Le chant grégorien est saint et sanctifiant par sa fonction, parce qu’il est une partie de la divine liturgie, bien plus, parce qu’il est (avec le service de l’autel) le moyen principal de la participation active et extérieure au saint Sacrifice de la Messe. L’efficacité surnaturelle du grégorien est donc un rejaillissement de la splendeur du chant d’amour et de louange que l’Église, sous l’inspiration du Saint-Esprit, fait remonter vers l’Époux bien-aimé qui se livre et sacrifie pour elle.

 

Le chant grégorien est aussi saint et sanctifiant en lui-même, par ses qualités propres. Il est en effet parfaitement accordé à la vie chrétienne, il vit des mêmes principes et meurt des mêmes ennemis que la vie de la grâce dans les âmes.

 

Le grégorien ne sera vraiment lui-même, et distinct de tous les autres genres musicaux, que si ses qualités sont précisément celles que la grâce divine produit dans l’âme chrétienne :

– primauté de la vie intérieure ;

– esprit de prière, de paix et de louange centré tout entier sur Dieu ;

– désir et recherche de la perfection ;

– docilité parfaite à la sainte Église ;

– oubli de soi [1].

 

À l’inverse, ce qui tue le chant grégorien ou le gâte, ce sont les atteintes de l’esprit du monde (esprit d’amour-propre, esprit de sentimentalité et esprit de facilité), qui corrompent la vie surnaturelle :

– désir de paraître ou de faire de l’éclat ;

– négligence et fébrilité ;

– esprit de compétition, esprit de fantaisie, esprit d’anarchie ou d’indépendance ;

– attention portée à ses propres sentiments au détriment de la primauté de l’objet : Dieu dans sa gloire éternelle, sa vérité immortelle, sa charité omniprésente.

 

Avant d’être une musique extérieure, le chant grégorien est une lumière intérieure, un commentaire des paroles sacrées, qui doit conduire les âmes dans la contemplation de ce que les mots ont été insuffisants à exprimer.

 

Pour cette raison, le chant grégorien est quelque chose de délicat (ce qui ne veut pas dire : de très difficile !) et il faut veiller à ce que son exécution ne vienne pas contredire son esprit et stériliser son œuvre de sanctification. Veiller et prier, c’est la loi de ce chant comme c’est la loi de la vie chrétienne.

 

La technique grégorienne – surtout sa sublime technique rythmique – demande un apprentissage qu’il est bon que chacun fasse ; c’est même nécessaire. Mais en attendant voici le rappel de quelques principes simples et accessibles qui peuvent grandement améliorer son exécution et donc faciliter son œuvre spirituelle.

 

1. Le chant grégorien est né de la langue latine ecclésiastique, il est la mise en musique d’un texte dont il conserve le génie et qu’il fait rayonner. La compréhension du texte et sa belle diction sont donc le fondement nécessaire d’un beau chant. En particulier, il faut accentuer les mots – car si en français c’est la phrase ou la proposition qui est principalement accentuée, en latin ce sont les mots qui sont accentués. Dans un mot la syllabe la plus importante est la dernière (car c’est en elle que le mot prend sa signification) et il faut la déposer avec délicatesse et fermeté. Mais cela est impossible si le mot n’a pas d’unité ; et c’est l’accentuation qui réalise cette unité. La syllabe qui porte l’accent doit être levée (et non frappée) et ledit accent est bref : il tend à abréger la syllabe (même si de facto il ne raccourcit pas, car la syllabe accentuée doit garder sa pleine valeur) et il ne faut surtout pas l’allonger.

 

2. Toutes les notes ont la même durée. « C’est là un principe fondamental, dont l’oubli, trop fréquent hélas, aboutit fatalement, je l’ai dit, à la négation et à la caricature de l’art grégorien, de ce que j’appellerais volontiers son esprit. Est-il au contraire scrupuleusement observé ? Alors le tout prend une grandeur, une noblesse incomparable. C’est là, pour une grande part, le secret de la fermeté, de l’impersonnalité du chant grégorien, de sa sérénité profonde et de son extraordinaire pureté de ligne. On ne saurait assez insister sur ce point » [Dom Gajard, La méthode de Solesmes, Desclée 1951, p. 46.].

 

Il faut donc veiller à :

– ne pas traîner sur les groupes longs ;

– ne pas exagérer les notes pointées (le point double environ la durée de la note, pas plus !) ;

– ne pas ralentir dans les passages difficiles ou mal connus, ni accélérer dans les passages familiers ;

– ne pas précipiter les groupes descendants (les notes losangées ont la même durée que les autres) ;

– ne pas précipiter les passages syllabiques (c’est en marquant légèrement l’accentuation des mots qu’on y parvient) ;

– ne pas escamoter les sommets, les notes haut-perchées qui sont difficiles à « attraper ».

 

3. L’épisème horizontal est d’abord un signe d’expression, et non pas d’allongement. Et c’est parce qu’il faut poser avec un soin particulier la note qu’il affecte, parce qu’il faut l’exprimer (un peu comme on exprime une éponge) que ladite note s’en trouve un peu élargie – mais jamais doublée !

 

4. Il faut adoucir les notes supérieures, il faut « monter vers elle en crescendo, comme si on devait la poser avec force ; c’est seulement au moment précis de l’émettre que la voix, au lieu de l’attaquer fortement, durement, matériellement, se pose sur elle doucement, avec une certaine retenue, mais en lui laissant sa pleine sonorité moelleuse » [Dom Gajard, op. cit. p. 69].

 

Dom Gajard, en commentant cet adoucissement des notes supérieures, fait une précieuse réflexion : « Il est incontestable, et la plupart des musiciens, même profanes, ne manquent pas de le remarquer, que ce simple procédé contribue pour une large part à assurer au chant une valeur religieuse, tant il implique d’effacement de la personne, du “moi”, devant Celui à qui et pour qui l’on chante. » [Op. cit. p. 68.]

 

5. Il faut adoucir et bien tenir la note finale, sans l’allonger inconsidérément pour autant (il faut la porter jusqu’à l’ictus suivant, qui est un ictus de silence). « Enfin la note finale elle-même requiert une attention particulière, en plus même de la douceur qui est cette fois pour elle une règle absolue, et on peut dire sans exception : on veillera d’abord à ne pas se hâter de la poser, à ne pas la laisser tomber comme matériellement ; il faut au contraire retenir un peu la note précédente, ne poser la note finale elle-même qu’avec un imperceptible retard (…) et une fois posée, on aura grand soin de ne pas l’écourter, de bien la tenir (…) Ces deux règles sont très importantes pour asseoir la cadence et nous laisser dans une atmosphère de sérénité parfaite, où se poursuit silencieusement la contemplation intérieure, objet dernier de la prière chantée… » [Dom Gajard, op. cit. p. 89.]

 

6. Il est bon aussi de préciser que le grégorien doit se chanter à voix contenue : cela ne veut pas dire voix assourdie ou expirante, mais voix maîtrisée. Chacun d’entre nous ne maîtrise bien sa voix (quant à la justesse, au timbre et au rythme) que s’il ne chante pas trop fort (ni trop faible) ; il est nécessaire en outre d’en « garder sous le pied » pour les crescendos et les nuances. Contenir sa voix est un salutaire exercice de renoncement. Cela évite de donner des « coups de gorge » pour harponner les notes hautes ou pour lancer un intervalle ascendant. Cette maîtrise est nécessaire aussi pour entendre ses voisins, ce qui permet d’ajuster sa voix et de se fondre dans le groupe : le chant grégorien est un chant d’ensemble, et non pas la compétition d’un fagot de solistes.

 

Ce dernier point donne la raison du caractère indispensable et impératif des répétitions communes : sans elles, aurait-on affaire aux meilleurs chanteurs du monde, il n’y a pas d’unité de la chorale, il n’y a pas identité de tempo, de nuances ni d’expres­sion. On n’est pas loin de la cacophonie, car l’addition de solistes n’est qu’une caricature de chorale.

 

Pour conclure, c’est encore à Dom Gajard que nous demanderons de résumer l’état d’esprit qui permet au chant grégorien de porter ses fruits surnaturels :

 

« Le chant grégorien, par la simplicité même de sa facture mélodique, modale et rythmique, et de ses procédés de composition, est chose délicate, qu’un rien suffit à altérer. Si vous voulez qu’il produise en vous d’abord, et ensuite dans les âmes qui vous sont confiées, ses fruits salutaires – et que peut-être même vous ne soupçonnez pas – alors il vous faut absolument le chanter à la perfection. Condition sine qua non. Tant que vous resterez dans l’à peu près, ce terrible à peu près qui gâte tout, vous pourrez le pratiquer toute votre vie ; jamais vous n’en sentirez la bienfaisante et bénie influence » [Notions sur la rythmique grégorienne, Desclée 1944, p. 6].

 

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[1] Il est notable que toutes les écoles modernes de grégorien – qui se font gloire de s’écarter de celle de Solesmes (à laquelle saint Pie X a confié la restauration tant mélodique que rythmique) et qui prétendent retrouver l’authenticité que Dom Mocquereau et Dom Gajard auraient méconnue – le font en prenant le contre-pied de ce renoncement que demande et favorise le grégorien. C’est là méconnaître une des caractéristiques majeures du chant liturgique, et cette méconnaissance le dénature profondément.

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7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 13:38

Vous trouverez sous ce lien une étude non seulement abordable et intéressante, mais très éclairante. Saint Thomas d’Aquin affirme en même temps la nécessité de la contrition pour être en état de grâce, et la suffisance de l’attrition pour recouvrer l’état de grâce dans le sacrement de Pénitence. Comment résoudre cette aporie ?

La lumière qu’apporte saint Thomas rend éclatante – et consolante – l’unité entre d’un côté la grande exigence de la sainteté Dieu, et de l’autre la miséricorde de la Rédemption tout aussi grande sinon davantage.

Je me permets d’y ajouter un petit résumé-complément, qui ne prendra tout son sens qu’après la lecture de « Attrition et contrition chez saint Thomas d’Aquin ».

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D’une part, seule la charité [théologale] détruit le péché ; d’autre part, l’absence de péché [mortel] est nécessaire pour la présence de la charité dans l’âme [1]. Tout le mystère de la justification gît dans cette double précession qui, on le voit, est humainement insoluble. Cela manifeste combien le salut est une grâce de Dieu purement gratuite, qui ne se peut mériter (mais qui s’obtient de sa miséricorde par une prière assidue – laquelle est aussi une grâce).

Il y a une vérité corrélative : une âme est soit en état de grâce, soit en état de péché mortel [originel ou personnel] ; il n’y a pas de troisième terme possible, en raison de notre élévation à l’ordre surnaturel : charité et péché sont deux contradictoires dans l’âme humaine.

Un acte de contrition parfaite n’est autre chose qu’un acte de charité parfaite. Chez le pécheur (celui qui est tombé en péché mortel), il est la forme nécessaire de la charité, et en tant que tel il détruit le péché. Cette contrition parfaite s’identifie doublement à l’amour de Dieu : par son objet (détester ce qui offense Dieu, ce qui sépare de lui) et par son motif.

L’attrition, elle, est relative à l’amour de Dieu par son objet, puisqu’elle fait détester le péché en tant qu’offense à Dieu, mais non par son motif (la crainte des châtiments promis par Dieu au pécheur – qui est tout de même un motif surnaturel, objet de foi). C’est pourquoi elle n’est que contrition imparfaite, elle n’est pas charité, elle est impuissante à détruire le péché.

L’attrition est donc un certain amour de Dieu : elle est une grâce surnaturelle, mais elle est un amour intéressé, un amour qui revient sur soi, un amour insuffisant pour détruire le péché, un amour indigne de Dieu (non parce qu’il serait mauvais, mais il est insuffisant). En cela, l’attrition est analogue à l’espérance.

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Per sacramentum, attritus fit contritus. Un sacrement reçu avec les dispositions nécessaires donne la charité ; et donc, si l’on était en état de péché mortel, il donne la grâce de la contrition parfaite qui détruit le péché. Cela se produit au moment où la grâce sanctifiante est infusée, dans le même acte, c’est-à-dire à l’instant où le sacrement est conféré.

Avec les dispositions nécessaires… L’attrition est une disposition suffisante uniquement pour les sacrements dits « des morts », le Baptême et la Pénitence. Pour les cinq sacrements des vivants, être en état de péché mortel et simplement attrit rend sacrilège leur réception. Ce n’est que per accidens que l’attrition pourrait être une disposition suffisante : au cas où, de bonne foi, on est persuadé d’y apporter les dispositions nécessaires (de véritable bonne foi, avec une raison objectivement fondée à cette persuasion). Alors, attritus fit contritus, et le sacrement des vivants détruit le péché et confère la grâce sanctifiante. [2]

À plus forte raison, pour tout sacrement, si celui qui est en état de péché mortel n’a même pas l’attrition, l’effet de grâce du sacrement ne peut exister, et il y sacrilège.

Sous l'Ancien Testament – entre le péché originel et l'Incarnation rédemptrice – les grâces étaient données aux hommes en prévision des mérites de Jésus-Christ. Dans l’économie de la Loi nouvelle, la grâce sanctifiante est en plus donnée par l'instrument de sa sainte humanité ; elle est donc nécessairement incorporante à son Corps mystique. Aussi, les sacrements sont-ils les moyens institutionnels de l’octroi de la grâce divine ;  il y a donc une nouvelle obligation qui vient de la nature même des choses : pour être en état de grâce et pour le salut éternel, il y a une nécessité de nature de réception de l’effet des sacrements (quant à la grâce sanctifiante et incorporante) et il y a une nécessité de précepte de réception effective du Baptême (pour tous) et de la Pénitence (pour les pécheurs). En conséquence il y a obligation de recevoir le sacrement in re (normalement), ou in voto explicite vel saltem implicite (dans des cas extra-ordinaires). 

 

Notes

[1]   Une opposition analogue existe entre ferveur de la charité et péché véniel.

[2]   Il faudrait aussi évoquer, à ce propos, le cas de l’Extrême-Onction reçue par un sujet inconscient, mais cela demanderait des développements hors de propos.

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11 septembre 2009 5 11 /09 /septembre /2009 06:00
Notre vie terrestre est la préparation à l'éternité, la préface d'un livre qui n'a pas de dernière page. Et puisque cette vie est unique, c'est dire sa gravité, c'est dire le soin avec lequel nous devons servir Jésus-Christ et son Église, hors desquels il n'y a pas de salut.

Ce service de Dieu peut prendre différentes formes, il peut s'accomplir dans différents états de vie : chacun d'entre nous se trouve donc un jour ou l'autre confronté à un choix, qui sera concrètement d'une grande importance, peut-être d'une importance décisive, pour le salut éternel et même pour le simple bonheur de la vie ici-bas.

S'il y a un donc domaine dans lequel le flou ou l'erreur peuvent avoir des conséquences désastreuses, c'est celui de la nature et de la distinction des différents états de vie.

Pour éclairer l'âme et l'aider à ce discernement, pour dissiper quelques erreurs, pour qu'en toutes choses on recherche efficacement la volonté de Dieu, voici quelques éléments rassemblés dans ce document.

 
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27 août 2009 4 27 /08 /août /2009 11:42
Vous trouverez sous ce lien une étude du R.P. Labourdette o.p. parue dans la Revue Thomiste en 1957. Elle est une « mise en perspective », un résumé et un commentaire des deux questions de la Somme théologique que saint Thomas consacre à cette vertu.

En fait, le Père Labourdette montre bien que la doctrine de saint Thomas est beaucoup plus vaste que le contenu matériel des deux questions, parce que ces questions sont placées au terme d'un vaste ensemble théologique qui fait qu'il n'y avait plus que quelques points spécifiques à traiter : ce qui est brièvement fait. Il montre ainsi – même si ce n'est pas son intention explicite – la radicale insuffisance de la « théologie de manuel ».

La loi, le désir, l'avertissement maternel de l'Église est qu'on enseigne et pratique la théologie selon les principes, la doctrine et la méthode de saint Thomas. Selon ces trois éléments conjoints. Canon  1366, § 2 : « Philosophiæ rationalis ac theologiæ studia et alumnorum in his disciplinis institutionem professores omnino pertractent ad Angelici Doctoris rationem, doctrinam et principia, eaque sancte teneant. »

L'étude du Père Labourdette met en lumière combien cette docilité est nécessaire ; combien aussi sans une philosophie vraie, systématique et complète, la théologie est impossible, l'intelligence exposée à toutes les erreurs et illusions.

Le Père Labourdette montre combien saint Thomas d'Aquin est aux antipodes du volontarisme dans sa doctrine de l'obéissance : tout est ordonné selon l'ordre objectif, qui va de l'obéissance à l'autorité, et de l'autorité au bien commun. C'est une perspective salutaire, tant la doctrine de l'obéissance est gangrenée de points de vue parasites qui la gauchissent et occultent sa grandeur.

Voici donc quelques instants délicieux pour l'esprit, précieux pour la vérité, lumineux pour la conduite : La vertu d'obéissance selon saint Thomas.

 
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22 août 2009 6 22 /08 /août /2009 05:19
La XIIe session grégorienne de Saint-Maixant prend fin aujourd'hui. Ce n'est pas d'elle que je veux vous entretenir : il fallait venir !

je veux juste publier la communication qui a été faite à cette occasion sur une des oeuvres majeures de saint Augustin, et des plus utiles pour la piété chrétienne : les Enarrationes in psalmos, autrement dit les commentaires sur les psaumes de David.

Ces prières inspirés de Dieu ; ces poèmes que l'Eglise fait chanter et retentir avec un art inégalé ;, ces chants prophétiques qui « respirent » Jésus-Christ et son Église ; ces miroirs de l'âme chrétienne avec ses misères, ses combats et son espérance ; ces cantiques qui sont une des  consolations de notre terre d'exil : saint Augustin les fait resplendir avec une onction sans pareille et met l'âme en prière.

En voici donc une modeste présentation :
tolle, lege. 
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4 juillet 2009 6 04 /07 /juillet /2009 17:39
Vous trouverez dans le document joint un petit travail qui est l'étude d'une question épineuse mais non pas insoluble : celle de la validité des absolutions données sans juridiction régulière dans la présente crise de l'Église.

C'est un sujet important, non seulment en raison des conséquences pratiques qu'on devine aisément, mais aussi en raison des principes mis en œuvre. Car de la vérité et de la droiture de ces principes dépendent aussi les solutions de nombreuses autres questions. Elles ne sont pas évoquées dans cette brève étude, mais on peut les deviner en filigrane.

Que la sainte Vierge Marie nous donne la grâce d'une fidélité rigoureuse, intelligente et enamourée à la sainte Église catholique.

La juridiction en temps de crise


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