Vendredi 23 janvier 2015 5 23 /01 /Jan /2015 21:52

ANNÉE  2015

Retraites selon les Exercices de Saint-Ignace

Prêchées par l’Abbé Hervé Belmont à Saint-Maixant (Gironde – France)

Maison Saint-Jean-Baptiste — 3 allée de la Sérénité — 33490  Saint-Maixant

05"56"76"26"23

 

Pour les hommes et jeunes gens (à partir de 17 ans) :

Du lundi 9 février 2015 (à 14 h) au samedi 14 février 2015 (à 12 h)

Du lundi 6 juillet 2015 (à 14 h) au samedi 11 juillet 2015 (à 12 h)

Du lundi 17 août 2015 (à 14 h) au samedi 22 août 2015 (à 12 h)

 

Pour les dames et jeunes filles (à partir de 17 ans) :

Du lundi 20 juillet 2015 (à 14 h) au samedi 25 juillet 2015 (à 12 h)

Du lundi 3 août 2015 (à 14 h) au samedi 8 août 2015 (à 12 h)

 

 

 

En se retirant des agitations du monde pendant cinq jours et en suivant l’itinéraire par lequel Dieu a conduit saint Ignace de Loyola du péché à une haute sainteté et à un grand zèle pour l’Église, l’âme chrétienne se dépouille des affections désordonnées, des péchés qui l’enchaînent dans la voie de la tiédeur ou de la perdition, de l’aveuglement qui lui fait oublier son éternité.

La miséricorde de Dieu, la paix de l’âme, la joie du cœur libéré et le juste discernement de la volonté de Dieu sur vous seront les fruits de votre retraite.

Il faut prendre la grâce quand elle passe, dit la sagesse populaire. Si cela est déjà vrai des occasions favorables qui se présentent dans le cours de la vie, cela est infiniment plus vrai de l’amour de Dieu qui frappe à la porte de votre âme.

Toutes les voies du Seigneur sont miséricorde et vérité, proclame le Psaume XXIV : Universæ viæ Domini misericordia et veritas.

La retraite qui vous est proposée, prêchée selon la grande tradition spirituelle de la sainte Église catholique, est une de ces grâces si précieuses que l’éternité entière peut en dépendre. C’est une grâce vigoureuse, une grâce de choix qui produit la conversion de l’âme, l’affermissement des vertus, ainsi qu’un grand élan de vie chrétienne et de sanctification.

Cette retraite portera des fruits durables, elle sera une véritable contribution au règne de Jésus-Christ en vous et autour de vous, parce que la vérité entière de la doctrine catholique – qui procure l’intégrité de la foi, l’intensité de l’espérance et la vigueur de la charité – est une requête impérieuse de la miséricorde divine qui illumine l’esprit, élève et apaise le cœur, et sauve l’âme.

Sainte Vierge Marie, par votre amour maternel, conduisez-moi à la retraite !

 

 

Par Abbé Hervé Belmont
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Mercredi 21 janvier 2015 3 21 /01 /Jan /2015 22:10

Le battage médiatique qui a entouré le règlement de compte au siège de Caïphe-Hebdo est totalement disproportionné avec l’évènement lui-même : celui-ci est tragique pour les personnes qui ont trouvé la mort sans préparation ni contrition, mais il est quantitativement insignifiant. En revanche ce matraquage a été très adroitement haussé au niveau de l’effet escompté.

Le résultat visé est un grand pas supplémentaire dans la confusion des esprits et dans l’ensevelissement de l’intelligence chrétienne. En effet, on nous rebat des oreilles de « blasphème contre Mahomet » et de « droit au blasphème », au rebours de la signification des mots pour mieux enfumer les consciences.

*

Comme bien souvent, pour y voir clair il suffit d’ouvrir son catéchisme : on y trouvera deux définitions bienvenues.

Le blasphème est une parole (des lèvres ou du cœur, ou bien un acte éloquent) qui constitue une injure à Dieu, spécialement par la négation de la foi ou par la profération d’un mensonge à son égard. Par extension – une extension fondée sur la réalité de la grâce divine qui est participation à la vie même de Dieu et à sa bonté – le blasphème peut s’adresser à la sainte Vierge Marie, à la sainte Église catholique ou aux saints.

Saint Augustin, dans son Contra mendacium, définit ainsi : Blasphemia est per quam de Deo falsa dicuntur — le blasphème est ce par quoi des choses fausses sont dites à propos de Dieu.

 

Et saint Thomas d’Aquin (IIa-IIæ q. 13 a. 1) d’expliquer que le blasphème est une atteinte à la confession de la foi parce qu’il nie la bonté de Dieu.    

Par ailleurs, un prophète est celui qui a reçu mission d’enseigner, au nom du vrai Dieu, la vérité de la Loi divine et de Jésus-Christ : de Jésus-Christ annoncé et espéré dans l’Ancien Testament ; de Jésus-Christ venu et révélé dans le Nouveau Testament.

Mahomet n’est ni Dieu ni un saint ni un prophète. Il est donc impossible de proférer un blasphème à son égard ; c’est par une impropriété de terme indue qu’on parle de blasphème envers lui, et cette impropriété est une impiété qui cache le fait que Mahomet est lui-même un blasphémateur qui nie la divinité de Jésus-Christ et qui la fait nier quinze fois par jour à tous ses adeptes.

   *  

S’il est donc impossible de blasphémer Mahomet, en revanche certains se font gloire de provoquer les musulmans. Il faudrait, pour justifier une provocation, une raison grave de la proférer : un bien nettement supérieur au désordre ainsi engendré (convertir les musulmans, accéder à la gloire du martyr). Il faudrait aussi prévoir et prévenir les maux prévisible (renforcement de l’identité islamique et des lois qui favorisent l’islam, déchaînement de leur sentiment guerrier).

Les rédacteurs de Caïphe-Hebdo (avant comme après la tuerie) sont des provocateurs irresponsables : non seulement leurs caricatures sont inaptes à sortir un musulman des ténèbres de sa secte, non seulement elles ne peuvent en rien éloigner les chrétiens (mal instruits) de la fascination pour l’islam, mais en plus ces caricatures sont l’occasion d’incendies d’églises, dans les pays d’Afrique dont l’islam est en train d’activer la conquête. Ce sont des irresponsables que tout le monde applaudit (même des chrétiens d’Occident)… sauf ceux qui ont tout perdu : leurs églises, leurs biens, leur honneur aussi. Des irresponsables qui portent une lourde responsabilité.

Et quand il arrive que les provoqués réagissent violemment, va-t-on plaindre les provocateurs ? Voyez ici !

*

Cette provocation affichée de l’islam masque et « fait passer » un blasphème permanent contre Dieu et ses œuvres, contre Notre-Seigneur Jésus-Christ et son Évangile, contre l’Église catholique et la civilisation chrétienne : blasphème de négation et de moquerie, blasphème de mensonge et de souillure. En cela Caïphe-Hebdo et Mahomet se rejoignent parfaitement, et leur opposition n’est donc que superficielle. Leur ennemi commun (nous !…) devrait bientôt les réconcilier.

*

L’exploitation de la tuerie du 7 janvier fait que nous n’en sommes plus aux blasphèmes écrits par un torchon au tirage fort limité : elle a étendu à la planète entière la diffusion dudit torchon (pardon au vrais et estimable torchons qui essuient la vaisselle ou enveloppent le jambon !) ; pis encore, elle conduit à la proclamation d’un nouveau « Droit de l’Homme » doublement majusculaire : le droit au blasphème. L’abjection est à son comble.

C’est une abjection quant à l’honneur de Dieu, cet honneur de celui qui est tout et auquel nous devons tout, cet honneur qui est un bien à défendre de toute notre âme et de toute notre énergie, bien davantage que notre propre honneur, ou celui de notre famille ou celui de notre pays.

C’est une abjection quant à la notion de droit. Jus est justum : le droit est ce qui est juste, ce qui est objet de la vertu de justice selon la loi. Cette loi est la loi éternelle en Dieu ; la loi naturelle dans la création ; la loi de l’Évangile dans l’ordre à la fin dernière ; la loi positive dans la société : loi de l’Église ou loi de la Cité qui appliquent et détermine dans le concret les trois lois susnommées. Faire du blasphème un « droit », c’est décréter que le reniement du fondement de la nature et de la société humaines sont une chose juste, une chose qui concourt au bien commun, une chose que la loi (ordonnance de la raison) doit garantir et protéger…

C’est une abjection parce que le blasphème attire la malédiction et les châtiments de Dieu. Le Catéchisme du concile de Trente fait remarquer que Dieu a promis de punir les violateurs du deuxième commandement de la première des Tables de la Loi (celui qui interdit le blasphème) mais sans désigner de châtiment particulier : il faut donc en inférer que tous les maux qui accablent les hommes leur sont dispensés en punition du déshonneur du saint Nom de Dieu.

*

La tuerie de Caïphe-Hebdo occupe depuis une quinzaine de jours le devant de la scène, et cela en dit long sur l’orchestration de cette triste affaire (et la preuve, c’est qu’aujourd’hui encore j’en fais encore un papier). Le résultat est la confusion totale, car c’a été l’occasion de vilipender « les religions » ou de prendre leur défense, c’a été l’occasion d’appeler à respecter « la foi » de tous, ou celle de personne : mais toujours en mettant dans le même sac la vraie religion, celle de Jésus-Christ vivant dans l’Église catholique, et les fausses religions qui sont des singeries diaboliques ; en confondant la foi catholique, lumière de la vérité divinement révélée, et les croyances tissues d’erreurs et de superstition.

Qui donc est, en définitive, la grande cible de cette kermesse mondiale ? Jésus-Christ en sa gloire et en ses membres. Astiterunt reges terræ, et principes convenerunt in unum adversus Dominum, et adversus Christum ejus. Dirumpamus vincula eorum, et projiciamus a nobis jugum ipsorum : Les rois de la terre se sont levés, et les princes se sont assemblés contre le Seigneur et contre son Christ. Rompons leurs liens, et jetons loin de nous leur joug (Psaume II, 2-3).

Par Abbé Hervé Belmont
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Mardi 13 janvier 2015 2 13 /01 /Jan /2015 09:52

Le fléau de Dieu

ou

Le bal des hypocrites

Il est difficile d’échapper au tam-tam médiatique, il est impossible de l’ignorer : l’hebdomadaire blasphèmirique dénommé Charlie-Hebdo a subi une attaque meurtrière au cours de laquelle douze personnes ont trouvé la mort (et au bout du compte, ce sont vingt morts que l’affaire comptabilise). Cet épisode sanglant occupe le devant de la scène pendant une semaine, et constitue un prétexte vraiment très opportun (!) pour achever la déchristianisation de la société, notamment dans les écoles. Faut-il appliquer l’adage Id fecit cui prodest ?

Un crime est un crime, un assassinat est un assassinat. Il ne saurait être question d’approuver ou de se réjouir en quoi que ce soit ce genre d’« expédition punitive » qui usurpe les droits de Dieu seul maître la vie humaine. Mais il convient aussi de replacer les choses dans leur véritable perspective.

1.   Ce jour-là, mercredi 7 janvier, plus de 200 000 personnes sont décédées dans le monde : les douze malheureux ne représentent que moins de 12/200 000, soit moins 0,006 % des morts quotidiens. Beaucoup d’hommes sont morts de faim, de crime, de maladies douloureuses, de chutes malencontreuses, d’accidents brutaux : y a-t-on pensé ? a-t-on prié pour le salut de leur âme et pour adoucir le chagrin de leurs proches ? En France, la mort de 2000 personnes a été recensée ce même jour. Mais ce ne sont pas des morts intéressantes, n’est-ce pas ? Il y a des morts qui sont plus égaux que les autres…

—  Mais vous plaisantez ! Là il s’agit de meurtres : c’est tout autre chose !

—  Eh bien, parlons-en. Je n’ai pour l’instant mentionné que les morts de personnes ayant un état civil. Car, dans le même temps de 24 heures, et pour la seule France, ce sont plusieurs milliers d’enfants innocents qui ont été froidement assassinés dans le sein de leur mère : par meurtre soit chirurgical, soit chimique soit mécanique. A-t-on envoyé la police pour traquer et embastiller les assassins et leurs complices ? Pensez donc ! les deniers publics (les nôtres…) rémunèrent le prétendu « système de santé » dont les membres sont ainsi devenus des tueurs à gage. Quand on paie ses impôts, on finance le terrorisme abortif ; quand on paie son carburant, on finance le terrorisme islamique…

Quoi qu’il en soit, la balle d’un tueur, la virulence d’un agent pathogène, l’imprudence d’un chauffard, la catastrophe naturelle, la crise cardiaque ou la vieillesse ne sont que les huissiers de la Justice divine. Car mourir, c’est être cité au Tribunal de Jésus-Christ pour y rendre compte de la gestion de la vie et du temps que la Providence nous a impartis ; pour rendre compte du Sang et de la grâce de Jésus-Christ ; plus précisément, pour être examiné sur la présence (ou l’absence…) dans l’âme de la vertu théologale de charité (laquelle ne peut y être présente que si elle a été soutenue par la foi catholique et par l’espérance surnaturelle). C’est ainsi que se décide notre éternité, sans possibilité de retour ni d’appel.

2.   Parmi les morts à déplorer dans l’attaque des locaux de Caïphe-Hebdo, il y a des personnes qui n’étaient présentes que fortuitement, accomplissant leur devoir d’état. Elles et leur famille ont droit à toute notre compassion.

Mais la majorité des victimes appartenait à la rédaction d’une immonde publication, accumulant depuis des décennies blasphème sur blasphème contre Notre-Seigneur Jésus-Christ, contre sa sainte Mère et contre son Église. En particulier leur récent numéro hors-série traitant de Noël n’était qu’une grossière profanation du mystère de l’Incarnation, outrageant en texte et en image la sainte Vierge Marie, insultant à la foi catholique et à la piété des chrétiens.

Comment ne pas évoquer le Jugement de Dieu ? Car à tous les pécheurs défiant la justice divine que s’adresse notre souverain Juge (Psaume XLIX, 17-22) : « Toi qui hais la discipline, et qui as rejeté derrière toi mes paroles. Si tu voyais un voleur, tu courais avec lui, et tu mettais ta part avec les adultères. Ta bouche a été remplie de malice, et ta langue ourdissait la fraude. Tu t’asseyais pour parler contre ton frère, et tu tendais des pièges contre le fils de ta mère. Voilà ce que tu as fait, et je me suis tu. Tu as cru d’une manière impie que je te serais semblable. Je te reprendrai, et je mettrai tout sous tes yeux. Comprenez ces choses, vous qui oubliez Dieu ; de peur qu’il ne déchire, sans que personne puisse délivrer. »

Les gens de Caïphe-Hebdo donnent l’impression de ne rien respecter. Ce n’est bien sûr qu’un trompe-l’œil : ils se gardent bien de s’attaquer aux maîtres de la pénombre, au dogme qu’ils imposent, au système qu’ils ont mis en place. La Révolution s’exerce en deux temps : Solve et Coagula. Ce torchon-hebdo s’emploie à dissoudre, à détruire, à souiller. Non seulement il est incapable de bâtir quoi que ce soit, mais encore il ne saurait attenter à l’ordre occulte qui s’édifie sur les ruines de la chrétienté : il en mourrait dans l’heure.

Aussi depuis des décennies, il vit de la dérision de la vérité et de la vertu ; son prétendu humour corrosif s’exerce contre tout ce qui est vrai, bon et beau. L’insolence dans le blasphème tient lieu de talent à ses dessinateurs et rédacteurs, qui ne sont que de médiocres ratés.

Le fléau de Dieu est passé… Dans l’histoire de la chrétienté, l’Islam a souvent rempli cet office : il s’est implanté sur des terres désolées et affaiblies par l’hérésie, le schisme ou l’apostasie. Il est le châtiment des mauvais chrétiens.

3.   Quand la guerre islamique massacre les chrétiens en Syrie, en Afrique ou en Indonésie, on ne s’émeut pas beaucoup. C’est pourtant tous les jours de l’année que les morts abondent sous ses coups. Mais si l’Islam s’en prend à des provocateurs, à la lie de la société apostate, au flambeau d’une prétendue liberté dévoyée et arrogante, là on se souvient qu’il faut lutter pour la paix publique et pour la justice.

L’Islam est le fléau de Dieu, et il ne le sait pas. Il ne le sait pas d’abord parce que les méthodes qu’il emploie et les buts qu’il poursuit sont contraires à la justice naturelle et au droit des gens — et en cela il doit être combattu sans faiblesse. La lâcheté du pouvoir politique devant son organisation criminelle est effarante.

L’Islam ne sait pas qu’il est le fléau de Dieu parce qu’il ne connaît pas Dieu. Il prétend agir en son nom, mais ce n’est pas le vrai Dieu qu’il vénère. Les catholiques ont-ils le même Dieu que les juifs et les musulmans ?  

La religion laïciste (religion d’État en France) prend un hypocrite prétexte des attentats criminels perpétrés par des musulmans pour fustiger « les religions ». De religion tout d’abord, il n’y a qu’une vraie, parce que Dieu ne se contredit pas lui-même. Et puis, l’Islam n’est pas une religion : il est une guerre contre l’adorable Trinité et contre la chrétienté. Il n’est rien d’autre, même si beaucoup de musulmans au tempérament pacifique s’y trompent. Faire la guerre, tuer les chrétiens, ce n’est pas accidentel à l’Islam : c’est son essence, c’est sa raison d’être.

Ce qui est accidentel chez lui, c’est de tuer les blasphémateurs du vrai Dieu, c’est de se révolter contre ses maîtres…

4.   Pendant ce temps-là, la plupart des catholiques ont pris l’habitude de ne pas considérer la nature des choses ; ils en sont réduits à des jugements qui relèvent du sentiment, de la commodité, de l’habitude.

La fin de l’Islam est de faire la guerre aux catholiques, et on voudrait l’apprivoiser (est-ce là le fameux « sens de l’histoire »?). Il ne faut pas apprivoiser l’Islam (chose impossible) mais travailler à convertir les musulmans égarés dans les ténèbres de cet immense leurre.

La fin du système scolaire républicain (et de l’école prétendument libre qui a adopté son esprit, ses méthodes et ses programmes) n’est pas d’apprendre à lire, écrire et compter (ça se saurait !) mais de répandre l’incrédulité et le mépris des mœurs chrétiennes. Les parents catholiques y envoient leurs enfants et font mine de s’étonner que ceux-ci perdent la foi. La responsabilité des parents est immense, mais ils ne sont jamais à court de prétextes.

Le libéralisme est par nature la voie de l’esclavage. Et pourtant on caresse toujours ce libéralisme même quand on a découvert qu’il enfante des terroristes. L’épisode Caïphe-Hebdo a révélé bien des cœurs, entre autres celui de ceux qui sont venus doctement nous enseigner que la liberté est le plus grand des biens, et que les blasphémateurs meurtris étaient des martyrs de la civilisation occidentale. Rien que ça !

*

Il faut commencer par apprendre (ou réapprendre) la doctrine de l’Église, tant dogmatique que morale et sociale : sans cela la vie chrétienne, quel que soit le cœur qu’on y veut mettre, ressemble au travail de Pénélope.

Par Abbé Hervé Belmont
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Dimanche 14 décembre 2014 7 14 /12 /Déc /2014 19:29

Du lundi 9 février 2015 (à 14 h) au samedi 14 février 2015 (à 12 h)

l’Abbé Hervé Belmont prêchera, pour les hommes et les jeunes gens,

une retraite selon les Exercices de Saint-Ignace

à Saint-Maixant (Gironde – France)

 

En se retirant des agitations du monde pendant cinq jours et en suivant l’itinéraire par lequel Dieu a conduit saint Ignace de Loyola du péché à une haute sainteté et à un grand zèle pour l’Église, l’âme chrétienne se dépouille des affections désordonnées, des péchés qui l’enchaînent dans la voie de la tiédeur ou de la perdition, de l’aveuglement qui lui fait oublier son éternité.

La miséricorde de Dieu, la paix de l’âme, la joie du cœur libéré et le juste discernement de la volonté de Dieu sur vous seront les fruits de votre retraite.

Il faut prendre la grâce quand elle passe, dit la sagesse populaire. Si cela est déjà vrai des occasions favorables qui se présentent dans le cours de la vie, cela est infiniment plus vrai de l’amour de Dieu qui frappe à la porte de votre âme.

*

Toutes les voies du Seigneur sont miséricorde et vérité, proclame le Psaume XXIV : Universæ viæ Domini misericordia et veritas.

La retraite qui vous est proposée, prêchée selon la grande tradition spirituelle de la sainte Église catholique, est une de ces grâces si précieuses que l’éternité entière peut en dépendre. C’est une grâce vigoureuse, une grâce de choix qui produit la conversion de l’âme, l’affermissement des vertus, ainsi qu’un grand élan de vie chrétienne et de sanctification.

Cette retraite portera des fruits durables, elle sera une véritable contribution au règne de Jésus-Christ en vous et autour de vous, parce que la vérité entière de la doctrine catholique – qui procure l’intégrité de la foi, l’intensité de l’espérance et la vigueur de la charité – est une requête impérieuse de la miséricorde divine qui illumine l’esprit, élève et apaise le cœur, et sauve l’âme.

Sainte Vierge Marie, par votre amour maternel, conduisez-moi à la retraite !

 

Maison Saint-Jean-Baptiste

3, allée de la Sérénité

F – 33490  Saint-Maixant

 

Téléphone : zéro-cinq cinquante-six soixante-seize vingt-six vingt-trois

Par Abbé Hervé Belmont
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Dimanche 14 décembre 2014 7 14 /12 /Déc /2014 19:13

 

Pour répondre à une telle question, deux choses bien distinctes sont à considérer : sa personne et son sacerdoce.

1. La personne de ce prêtre

Un schismatique peut toujours – comme cela est nécessaire à son salut éternel – intégrer la sainte Église catholique. Il doit abjurer le schisme et se faire relever des censures qu’il a encourues. Cette absolution des censures est [relativement] facile, car il peut y avoir eu ignorance de la censure (ignorance qui fait que la censure n’est pas encourue — canon 2229  § 3) ; dans les circonstances présentes d’absence d’autorité pontificale, il y a cas urgent (canon 2254  § 1), et recours impossible à l’autorité (canon 2254  § 3).

La censure encourue par un schismatique est une excommunication spécialement réservée au Souverain Pontife.

Canon 2314

§ 1.  Tous les apostats de la foi chrétienne, tous les hérétiques ou schismatiques et chacun d’entre eux :

1°/  Encourent par le fait même une excommunication ;

2°/  Si après monition, ils ne viennent pas à résipiscence, qu’on les prive de tout bénéfice, dignité, pension, office ou autre charge, s’ils en avaient dans l’Église, et qu’on les déclare infâmes ; après deux monitions, ceux qui sont clercs doivent être déposés.

3°/  S’ils ont donné leur nom à une secte non catholique ou y ont publiquement adhéré, ils sont infâmes par le fait même ; en tenant compte de la prescription du Canon 188 n. 4, que les clercs, après une monition inefficace, soient dégradés.

§ 2.  L’absolution de cette excommunication, à accorder au for de la conscience, est spécialement réservée au Siège apostolique. Si cependant le délit d’apostasie, d’hérésie ou de schisme a été porté au for externe de l’Ordinaire du lieu, de n’importe quelle manière, même par un aveu volontaire, le même Ordinaire, mais non le vicaire général sans mandat spécial, peut, de son autorité ordinaire, absoudre au for externe le coupable venu à résipiscence après l’abjuration faite juridiquement et l’accomplissement des autres obligations du droit. Après cette absolution, le pénitent peut être absous de son péché au for de la conscience par n’importe quel confesseur. L’abjuration est tenue pour accomplie juridiquement, lorsqu’elle se fait devant l’Ordinaire du lieu ou son délégué ou au moins deux témoins. [Fin du canon 2314]

Il n’y a donc aucune difficulté à accepter de grand cœur et à chaleureusement féliciter une personne qui renie sincèrement le schisme pour intégrer la sainte Église catholique en se soumettant à sa loi ; c’est au contraire une grande miséricorde du Bon Dieu et un beau motif d’action de grâces.

2.  Le sacerdoce de ce prêtre

Il en va tout autrement de son sacerdoce, dont l’exercice lui est strictement interdit. En effet, il a contracté une irrégularité ex delicto (canon 985  § 3), qui est une inhabilité perpétuelle à tout exercice des saints ordres (canon 968  § 2). Perpétuelleveut dire que l’irrégularité ne cesse pas à la fin du schisme ou du scandale, mais uniquement par dispense (Capello, III, i, 7, 5 n. 281).

À la différence d’une censure comme l’excommunication, l’ignorance de l’existence de l’irrégularité n’empêche pas qu’elle ait été encourue (canon 988).

Dans ce cas précis, au for externe, il est toujours présumé que le schisme a été un péché formel (Capello, ibid.). S’il s’agit d’un catholique qui a quitté la sainte Église pour rejoindre le schisme et s’y faire ordonner, le péché n’est pas seulement présumé formel, il l’est (et l’Église est beaucoup plus rigoureuse pour lui interdire tout ministère).

La dispense des irrégularités ex delicto appartient au seul Souverain Pontife. L’Ordinaire (l’Évêque du diocèse ou, pour les religieux d’un ordre exempt, le Père Abbé ou le Supérieur majeur) ne peut donner la dispense à ses sujets que pour les cas occultes(canon 990  § 1) ; le confesseur, pour les cas occultes très urgents (canon 990  § 2).

L’appartenance à une « église » schismatique n’est pas du tout un cas occulte. Donc, seul le Pape peut autoriser un prêtre venant du schisme à exercer son sacerdoce. Il en décide souverainement et prudemment.

En effet, le Pape, s’il envisage de dispenser de l’irrégularité, prend auparavant en compte un autre aspect on ne peut plus important : l’examen de la validité de l’ordination sacerdotale. Certes les Orientaux ont scrupuleusement conservé les rites sacramentels en vigueur au XIe siècle, mais encore faut-il qu’il n’y ait pas interruption ni gauchissement. Une telle garantie ne peut être donnée que par un jugement de l’Église catholique.

Le Pape s’inquiétera aussi (et davantage) de la science sacerdotale du schismatique qui a abjuré, spécialement à propos des points que les schismatiques nient en théorie ou en pratique :

  des vérités dont son schisme était directement la négation : nature, unité et romanité de l’Église catholique ; primauté et infaillibilité du Pontife romain ; nature et détermination de la règle de la foi ;

  des vérités niées par les Orientaux, ou au moins certains d’entre eux puisque les obédiences sont nombreuses : Procession du Saint-Esprit Filioque ; distinction entre l’ordre naturel et l’ordre surnaturel ; Immaculée Conception et Assomption de la sainte Vierge Marie, existence et nature du Purgatoire, Indulgences.

Voici un extrait du diagnostic que fit Louis Jugnet en 1946 (texte complet dans le Cahier Louis-Jugnet n. 2 pp. 51-68). Ce texte est à lire en son entier pour ceux qui ne veulent ne pas parler « en l’air » et sans savoir de ce qui sépare les Orientaux schismatiques et la sainte Église catholique.

« Nos frères séparés d’Orient et nous, nous ne sommes pas opposés uniquement au sujet de l’autorité du Pape, comme le croient souvent les gens non avertis. Il y a d’abord une perpétuelle sous-estimation de notre connaissance de Dieu, qu’on nomme apophatisme (d’apophasis : négation) et qui méconnaît la connaissance réellement valable, quoique pauvre et analogique que nous pouvons acquérir des réalités divines. Ce point est très important et oppose grandement l’Orient à la théologie romaine. Il y a le Filioque et c’est un gros morceau ! Il y a le palamisme qui règne généralement en maître dans les “Églises d’Orient”. Il y a le rejet, plus ou moins affiché, mais réel, de l’Immaculée Conception. […] Il y a, à tout le moins, des ambiguïtés et des prétéritions au sujet de la transsubstantiation eucharistique. (Sans doute, l’Église d’Orient croit à la présence réelle, mais elle précise mal le mode de conversion du pain et du vin au corps et au sang du Christ, et les spécialistes catholiques ne sont pas d’accord sur le sens à donner aux assertions gréco-russes sur ce point). Il y a d’inquiétants silences, mêlés à des erreurs plus ou moins larvées sur le purgatoire et la vie de l’au-delà ; sur les indulgences ; sur le nombre des sacrements (la théologie sacramentaire de l’Orient est beaucoup plus flottante que la nôtre, et n’a pas un septénaire nettement déterminé). Il y a différends sur le rôle de l’épiclèse dans la consécration, sur le progrès dogmatique […].

« Enfin, reste le gros point d’opposition, c’est la haine souvent farouche de l’Église d’Orient envers Rome, son incompréhension totale du rôle du Pape dans l’Église, cette sorte d’orgueil figé qui caractérise l’épiscopat orthodoxe, et mène les popes à injurier le catholicisme d’une façon parfois incroyable (aux Lieux Saints, dans les Balkans, etc.). C’est là qu’on décèle tout le venin schismatique, et c’est là le point douloureux. De grands théologiens russes comme Serge Boulgakoff perdent visiblement leur sang-froid quand ils parlent de la Chaire de Pierre : là s’accumulent les reproches de papolâtrie, de juridisme romain, etc. »

  Mais si ce prêtre a été reçu et agréé par la fraternité Saint-Pie-X, si c’est devant un de ses évêques qu’il a abjuré, cela ne l’autorise-t-il pas à user du sacerdoce reçu dans le schisme ?

Les membres de la fraternité Saint-Pie-X n’ont aucun pouvoir particulier, les évêques qui en sont membres ne sont pas du corps épiscopal de l’Église catholique : jamais un souverain Pontife ne les y a agrégés, ni directement (par mandat pontifical) ni indirectement par le truchement des lois en vigueur dans la cooptation de l’épiscopat. Et donc le passage par la case fraterniténe modifie en rien la situation d’un prêtre venant du schisme.

Ce qu’il faut bien comprendre, c’est qu’il n’y pas qu’une irrégularité à lever (c’est déjà beaucoup !) : il y a une légitimité fondamentale à assurer.

Selon la constitution même de l’Église et selon son droit, l’admission au ministère sacerdotal relève d’un évêque, d’un véritable évêque catholique successeur des Apôtres par son appartenance au corps épiscopal.

« En dehors d’une commission reçue de l’Église catholique, l’administration des sacrements est illicite et sacrilège. […] L’autorité pour dispenser les sacrements vient tout entière de la mission donnée aux Apôtres. […] La mission apostolique ne se trouve que dans l’Église catholique… Bien qu’il soit possible, de fait, de dispenser les biens d’un autre sans avoir reçu de lui une mission à cet effet, rien n’est plus sûr que le fait que personne ne dispense légitimement ce qui appartient à un autre si ce n’est par son mandat. Or, les sacrements sont le bien du Christ. Donc ils ne sont légitimement dispensés que par ceux qui ont une mission de la part du Christ, c’est-à-dire par ceux auxquels découle la mission apostolique » (Cardinal Billot, de Sacramentis, tome 1, thèse xvi).

De plus, pour que soit admis un prêtre venant du schisme, les Papes se sont réservé l’examen et la résolution du cas. En raison de la gravité – tant doctrinale que sacramentelle – de l’enjeu, ils n’ont pas laissé aux évêques d’en décider (ce qui aurait été possible au vu de la mission épiscopale).

  Oui mais, vous la ramenez toujours avec le droit canon et compagnie. Vous ne vous apercevez donc pas qu’il y a nécessité, urgence, besoin des âmes ? Votre juridisme va à l’encontre du bien même de l’Église, il n’est donc pas de mise !

  Comme il vient d’être expliqué, il y a bien plus qu’une loi en jeu : il y a l’ordre des choses qui s’enracine dans la constitution même de l’Église telle que Jésus-Christ l’a institué. Le cardinal Billot ne vous a pas caché la gravité de l’affaire.

Et puis, il faut bien que je vous le dise, il y a quelque chose de mille fois pire que le juridisme, c’est l’anarchisme. Il n’est pas étonnant que cette tendance, qui existe déjà dans la nature humaine comme séquelle du péché originel, se développe avec une dynamique qui fait peur : l’absence prolongée d’autorité en est un puissant facteur. Mais cela ne rend pas l’anarchisme moins dangereux et moins corrosif de l’esprit chrétien.

Cet anarchisme se manifeste de différentes manières, dont voici quelques-unes (hélas ! cumulables).

La première consiste à dire que puisqu’il n’y a plus de pape, il n’y a plus de loi… C’est un anarchisme radical, destructeur, qui oublie un simple petit fait : le chef de l’Église est Jésus-Christ ! Le Siège à la droite du Père n’est pas vacant ! Le Pape a une autorité souveraine sur le Corps de l’Église, mais une autorité vicaire par rapport à Jésus-Christ. Ce que le pape lie ou délie sur la terre est lié ou délié dans les cieux par le pouvoir de Jésus-Christ et le demeure, même quand le Pape cesse d’être (sauf stipulation particulière). Et donc la loi de l’Église demeure avec toute sa force, et elle demeure en l’état où l’a laissé le dernier acte pontifical.

La seconde forme d’anarchisme, plus courante, consiste à décréter qu’il y a nécessité et donc que toute loi qui entrave le caprice sacerdotal, euh ! pardon ! le ministère sacerdotal, est d’application suspendue. Rapidement, cette anarchie devient habituelle et aveugle, et on décrète l’inapplication de la loi sans même se mettre en peine d’examiner la teneur de la loi, sans même rechercher ce qu’a permis ou interdit l’Église dans des cas particuliers. C’est un anarchisme de paresse et d’ignorance, mais un véritable anarchisme.

La troisième forme consiste à ne voir aucune distinction entre la Constitution de l’Église et la législation de l’Église, entre ce qui tient à la nature des choses et ce qui tient à la discipline, entre ce qui relève du droit divin et ce qui relève du droit purement ecclésiastique. On n’est plus en face d’une épikie pratique (et souvent illégitime) comme dans le cas précédent, mais dans le cas d’une épikie quasi-théologale qui fait de chacun un « Constitutionnel » qui tient l’Église à sa merci.

L’anarchisme est une épidémie parfois revendiquée, souvent sourde et sournoise, qui rend toute discussion impossible — ne serait-ce que parce que l’anarchiste (de droit divin !) dégaine plus vite que son ombre l’accusation de juridisme… sans bien savoir ce que veut dire le mot, mais peu importe, l’essentiel étant l’impact pour décrédibiliser celui qui s’efforce d’avancer en se disant :

Le vrai bien des âmes, celui qui est fructueux et durable même s’il est moins visible (ou entravé par mes défauts), c’est celui qui se fait selon la volonté de Dieu. Et cette volonté de Dieu, elle ne se décrète pas suivant l’humeur du moment ; elle est inscrite dans la nature des choses telle que Dieu l’a instituée, telle qu’elle se manifeste à qui veut bien la chercher là où elle est enseignée : dans l’Évangile de Jésus-Christ, dans le Magistère de l’Église catholique romaine, dans la préservation de l’unité de l’Église, dans le droit canonique, dans la théologie de saint Thomas d’Aquin, dans l’exemple des saints.

*

  Au moins, les Orientaux schismatiques ont échappé à l’influence du modernisme : quand ils se convertissent, ils sont donc d’une orthodoxie à laquelle on peut se fier, et leur doctrine est vraiment sûre !

  Voilà une dernière illusion qu’il faut dissiper, par laquelle on tente de rassurer les braves gens qui auraient encore quelque hésitation. Illusion sotte, mais l’expérience montre qu’elle est tenace.

Louis Jugnet nous a énuméré plus haut les erreurs doctrinales qui séparent les schismatiques de la vérité catholique. Elles sont abondantes. Mais encore plus qu’abondantes, elles sont profondes et concernent ce qui est fondamental dans l’intelligence de la foi (cette intelligence qui est précisément la cible du modernisme). Il serait d’ailleurs étonnant qu’il en soit autrement, parce qu’il serait invraisemblable que dix siècles de schisme n’aient laissé aucune trace grave dans les mentalités et dans les doctrines.

Un rapide examen fait apparaître trois erreurs de ce type. La première porte sur la nécessité même de la doctrine. Est-elle une référence externe (l’appartenance à une obédience) ou une nécessité interne, vitale, pour la vie de la foi et la conduite de la vie ? La seconde est une indistinction permanente entre l’ordre naturel et l’ordre surnaturel, qui est pourtant un point crucial et permanent de la doctrine catholique. La troisième est le fidéisme, erreur qui prétend que Dieu (son existence et ses attributs) n’est pas connaissable par la lumière de la raison mais seulement par la Révélation divine. Et ces trois erreurs sont aux sources du modernisme…

***

Le texte qu’on vient de lire est la reproduction quasi inchangée d’un article paru dans le n. 298 du bulletin Notre-Dame de la Sainte-Espérance (décembre 2014).

Vous aurez noté la grande importance et la grande clarté du texte du Cardinal Billot qui est cité à peu près au milieu. Sinon, relisez-le. Il énonce la clef nécessaire pour discerner de ce qui est catholique et de ce qui ne l’est pas.

Par Abbé Hervé Belmont - Publié dans : de Ecclesia
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