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    <title><![CDATA[Quicumque – Abbé Hervé Belmont (Droit canonique)]]></title>
    <link>http://www.quicumque.com/categorie-425281.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Droit canonique&quot; du blog &quot;Quicumque – Abbé Hervé Belmont&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
    
    <pubDate>Mon, 06 Feb 2012 05:22:57 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Mon, 06 Feb 2012 05:22:57 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.quicumque.com</copyright>            <category>Droit canonique</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Indulgences « de la Toussaint »]]></title>
        <link>http://www.quicumque.com/article-indulgences-de-la-toussaint-87446123.html</link>        <description><![CDATA[<p style="margin-bottom: 6.0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'Book Antiqua'; font-size: 12pt;"><span style="font-size: 14pt;">Indulgences à gagner aux alentours du 2 novembre 2011</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 6.0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style=
    "font-family: Wingdings; mso-ascii-font-family: &quot;Book Antiqua&quot;; mso-hansi-font-family: &quot;Book Antiqua&quot;; mso-char-type: symbol; mso-symbol-font-family: Wingdings;">v</span><span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;; mso-font-width: 66%;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span><span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;;">Du
    mardi 1er novembre à midi au mercredi 2 novembre à minuit, et du samedi 5 novembre à midi au dimanche 6 novembre à minuit, on gagne une indulgence plénière – applicable aux âmes du Purgatoire
    uniquement – en visitant une église (ou un oratoire régulièrement érigé comme oratoire public) et en y récitant six <em>Pater</em>, six <em>Ave</em> et six <em>Gloria Patri</em> aux intentions du
    souverain Pontife.</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 6.0pt; text-align: justify; text-indent: 14.2pt;">
    <span style="font-family: 'Book Antiqua'; font-size: 12pt;">Cette indulgence est dite <em>toties quoties</em>, c’est-à-dire qu’elle est gagnée autant de fois qu’on visite une église en y récitant
    les prières prescrites. Il suffit de sortir de l’église et d’y entrer à nouveau pour qu’il s’agisse d’une nouvelle visite d’église.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 6.0pt; text-align: justify; text-indent: 14.2pt;">
    <span style="font-family: 'Book Antiqua'; font-size: 12pt;">La récitation des prières doit être vocale (on peut réciter alternativement avec quelqu’un ou s’unir menta­lement aux prières récitées
    à voix intelligible par quelqu’un), et peut être faite en n’importe quelle langue.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 6.0pt; text-indent: 14.2pt;">
    <span style="font-family: 'Book Antiqua'; font-size: 12pt;">Les intentions du souverain Pontife sont&nbsp;:<br>
    –&nbsp;&nbsp;l’exaltation de la sainte Église catholique&nbsp;;<br>
    –&nbsp;&nbsp;la propagation de la foi&nbsp;;<br>
    –&nbsp;&nbsp;l’extirpation des schismes et des hérésies&nbsp;;<br>
    –&nbsp;&nbsp;la conversion des pécheurs&nbsp;;<br>
    –&nbsp;&nbsp;la paix et la concorde entre les princes chrétiens&nbsp;;<br>
    –&nbsp;&nbsp;les autres besoins de la chrétienté.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 18.0pt; text-align: justify; text-indent: 14.2pt;">
    <span style="font-family: 'Book Antiqua'; font-size: 12pt;">Pour gagner cette indulgence, il faut se confesser dans les huit jours qui précèdent ou les sept jours qui suivent le moment où l’on
    visite l’église. De plus, il faut communier la veille, le jour même ou dans les sept jours qui suivent ledit moment.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 6.0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style=
    "font-family: Wingdings; mso-ascii-font-family: &quot;Book Antiqua&quot;; mso-hansi-font-family: &quot;Book Antiqua&quot;; mso-char-type: symbol; mso-symbol-font-family: Wingdings;">v</span><span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;; mso-font-width: 66%;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span><span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;;">Du
    mercredi 2 novembre à 00&nbsp;h&nbsp;00 au mercredi 9 novembre à minuit, une indulgence plénière – elle aussi applicable uniquement aux âmes du Purgatoire – est accordée une fois par jour pour la
    pieuse visite d’un cimetière, avec une prière au moins mentale pour les défunts.</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 6.0pt; text-align: justify; text-indent: 14.2pt;">
    <span style="font-family: 'Book Antiqua'; font-size: 12pt;">Pour gagner cette indulgence, il faut chaque fois visiter une église, avec une pieuse prière mentale ou vocale, et en plus prier
    vocalement aux intentions du souverain Pontife (cf.&nbsp;<em>supra</em>). Un <em>Pater</em>, un <em>Ave</em> et un <em>Gloria Patri</em> suffisent pour cette prière aux intentions du souverain
    Pontife, mais on peut réciter toute autre prière de son choix, pourvu qu’elle soit vocale.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 6.0pt; text-align: justify; text-indent: 14.2pt;">
    <span style="font-family: 'Book Antiqua'; font-size: 12pt;">Il faut en outre se confesser et communier (cf.&nbsp;<em>supra</em>).</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 6.0pt; text-align: justify; text-indent: 14.2pt;">
    <span style="font-family: 'Book Antiqua'; font-size: 12pt;">Ces indulgences applicables aux âmes du Purgatoire peuvent être attribuées, selon son intention, soit à tous les défunts, soit à
    quelques-uns, soit à une âme en particulier.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 6.0pt; text-align: justify; text-indent: 14.2pt;">
    <span style="font-family: 'Book Antiqua'; font-size: 12pt;">Quoi qu’il en soit, ce n’est jamais que <em>par mode de suffrage</em> qu’on attribue les indulgences aux défunts, c’est-à-dire dans la
    dépendance de la volonté de Dieu qui les applique selon sa Sagesse&nbsp;; en effet, l’Église catholique qui concède les indulgences n’a pas juridiction sur le Purgatoire. De plus, on ignore le
    sort de telle ou telle âme en particulier.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 6.0pt; text-align: justify; text-indent: 14.2pt;">
    <span style="font-family: 'Book Antiqua'; font-size: 12pt;">Rappelons encore que pour gagner une indulgence, il faut être en état de grâce, et que pour gagner une indulgence plénière, il faut
    n’avoir <em>aucune affection au péché véniel</em>. Mais si une indulgence plénière n’est pas gagnée totalement par manque de cette dernière disposition, il reste qu’on la gagne
    partiellement.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 6.0pt; text-align: justify; text-indent: 14.2pt;">
    <span style="font-family: 'Book Antiqua'; font-size: 12pt;">Si une indulgence plénière est appliquée à une âme du Purgatoire, celle-ci est immédiatement délivrée et introduite dans la vision
    béatifique. C’est dire si le gain des indulgences est une grande œuvre de charité.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 6.0pt; text-align: justify; text-indent: 14.2pt;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;;"><span style="font-size: 12pt;">Pour plus de précisions sur les indulgences en général, et ces indulgences en particulier, voyez la
    brochure</span> <em><span style="font-size: 12pt;">La Pratique</span></em><span style="font-size: 12pt;"><em>des Indulgences.</em> On y verra notamment que l’indulgence plénière dont l’accès est
    matériellement le plus aisé est obtenue par la récitation du chapelet devant le Saint-Sacrement (<em>toties quoties</em>, moyennant confession et communion).</span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 28 Oct 2011 15:24:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">2b5c1abee4b10b55470cb0dcedf12f17</guid>
                <category>Droit canonique</category>        <comments>http://www.quicumque.com/article-indulgences-de-la-toussaint-87446123-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[L'Index des livres prohibés]]></title>
        <link>http://www.quicumque.com/article-1816991.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: justify">
    <span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;"><br>
    Dès l'origine, l'Église a condamné les écrits susceptibles de mettre en péril la foi ou la vertu : sa vigilance maternelle ne s'est jamais démentie. C'est ainsi qu'on voit que les convertis
    d'Ephèse, sous le ministère de l'Apôtre saint Paul, brûler publiquement leurs livres mauvais (Act. XIX, 19).<br>
    <br>
    L'invention de l'imprimerie rendit nécessaire une vigilance accrue : l'autorisation préalable d'impression, et l'obligation de se défaire des mauvais livre commença dès le tout début du XVIe
    siècle (1501, Alexandre VI) et devint universelle au cinquième concile de Latran (1515, Léon X).<br>
    <br>
    La diffusion du protestantisme nécessita qu'on dressât des catalogues de livres prohibés et c'est ainsi que naquit l'Index proprement dit. Commencé à Venise (1543), cet usage gagna les grandes
    villes de la chrétienté. À Rome, Paul IV ordonna au Saint-Office, organisé en congrégation dès 1542, de dresser un Index général, qui parut en 1557. Ce catalogue, étoffé au cours des âges, dura
    jusqu'en 1900 où le Pape Léon XIII lui substitua un nouveau catalogue dont la dernière édition remonte à 1948. La dernière mise à l'index remonte à 1961.<br>
    <br>
    La congrégation de l'Index fut instituée en 1571 (saint Pie V) pour décharger le Saint-Office. En 1917, Benoît XV la supprima et transféra sa compétence au Saint-Office.<br>
    <br>
    Outre un catalogue, l'Église a promulgué des prohibitions générales, interdisant la lecture de catégories entières de livres. Les dix règles fondamentales de l'Index ont été introduites par Pie
    IV en tête du catalogue de 1564 ; Léon XIII les a mises à jour en 1897 et elles ont été insérées dans le code de Droit canonique en 1917.<br>
    <br>
    On trouvera la législation de l'Église en tête d'un</span> <a href="http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/18/98/43/index.pdf"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Extrait de
    l'Index</span></a> <span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">des livres prohibés, établi pour rendre accessible la nomenclature des livres de langue française ou des livres les plus
    connus.<br>
    <br>
    Qui veut le catalogue complet présenté sous forme de tableau peut consulter l'</span><a href="http://www.cvm.qc.ca/gconti/905/BABEL/Index%20Librorum%20Prohibitorum-1948.htm"><span style=
    "font-family: 'book antiqua', palatino;">édition de 1948</span></a><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">, qui cependant ne contient pas les condamnations postérieures, à la
    différence de l'extrait mentionné ci-dessus.</span><br></span>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Wed, 08 Feb 2006 10:03:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">6598ce3aef9b7d06e93b953e9f81108e</guid>
                <category>Droit canonique</category>        <comments>http://www.quicumque.com/article-1816991-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Articles du Droit Canon sur le parrainage de Baptême]]></title>
        <link>http://www.quicumque.com/article-1739435.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: justify">
    <span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Canon 762<br>
    § 1. Selon un usage très ancien de lÉglise, personne ne sera baptisé solennellement sil n'a, autant que possible, un parrain [ou une marraine].<br>
    § 2. Même dans le baptême privé, il y aura un parrain si l'on peut facilement en avoir un. S'il n'y en a pas eu, on en prendra un lors du supplément des cérémonies ; mais dans ce cas le
    parrain ne contracte aucune parenté spirituelle.<br>
    <br>
    Canon 763<br>
    § 1. Lorsque le baptême est réitéré sous condition, on emploiera autant que possible le même parrain que celui qui aurait assisté au premier baptême ; hors ce cas, un parrain n'est pas
    nécessaire lors du baptême conditionnel.<br>
    § 2. Lors de la réitération sous condition d'un baptême, ni le parrain qui a assisté au premier baptême, ni celui qui a été présent au deuxième, ne contractent la parenté spirituelle, à moins
    qu'il n'ait été le même dans les deux cas.<br>
    <br>
    Canon 764<br>
    Il n'y aura qu'un seul parrain [ou marraine], même de l'autre sexe que le baptisé ; tout au plus il y aura un parrain et une marraine.<br>
    <br>
    Canon 765<br>
    Pour que quelquun soit parrain, il faut :<br>
    1° / qu'il soit baptisé, qu'il ait l'usage de la raison et l'intention d'accomplir cet office.<br>
    2° / qu'il n'appartienne à aucune secte hérétique ou schismatique ; qu'il ne soit pas frappé par une sentence condamnatoire ou déclaratoire ni d'excommunication, ni d'infamie de droit, ni
    d'exclusion des actes légitimes ; qu'il ne soit pas un clerc déposé ou dégradé.<br>
    3° / qu'il ne soit ni le père, ni la mère, ni le conjoint du baptisé.<br>
    4° / qu'il ait été désigné par le baptisé lui-même, ou par ses parents ou par ses tuteurs, ou à leur défaut, par le ministre du sacrement.<br>
    5° / que, soit lui-même soit par un procurateur, il tienne ou touche physiquement le baptisé lors de l'acte du baptême ou bien qu'il le lève des fonts ou le reçoive des mains de celui qui
    baptise.<br>
    <br>
    Canon 766<br>
    Pour que quelqu'un soit admis licitement comme parrain, il faut :<br>
    1° / qu'il ait atteint l'âge de quatorze ans, à moins que le ministre en décide autrement pour une juste cause.<br>
    2° / qu'il ne soit pas excommunié pour un délit notoire, ni exclu des actes légitimes, ni infâme d'une infamie de droit, sans qu'une sentence soit intervenue ; ni interdit, ni pécheur notoire,
    ni infâme d'une infamie de fait.<br>
    3° / qu'il connaisse les rudiments de la foi.<br>
    4° / qu'il ne soit pas novice ou profès dans une famille religieuse, sauf en cas de nécessité urgente et avec le consentement du supérieur au moins local.<br>
    5° / qu'il ne soit pas constitué dans les ordres sacrés, sauf permission expresse de l'Ordinaire propre.<br>
    <br>
    Canon 767<br>
    Dans le doute si quelqu'un peut être admis validement ou licitement à la fonction de parrain, le curé, s'il en a le temps, consultera l'Ordinaire.<br>
    <br>
    Canon 768<br>
    Seuls celui qui baptise et le parrain [ou la marraine] contractent une parenté spirituelle avec le baptisé lors du baptême.<br>
    <br>
    Canon 769<br>
    Il appartient aux parrains, en vertu de la fonction qu'ils ont acceptée, de s'intéresser pour toujours à leur fils spirituel et de veiller diligemment que celui-ci se montre réellement, pendant
    toute son existence, tel dans la vie chrétienne qu'ils ont promis par une solennelle cérémonie qu'il serait.<br>
    <br>
    Canon 2356<br>
    Les « divorcés remariés » sont infâmes ipso facto.<br>
    <br>
    Canon 2357<br>
    Ceux qui vivent publiquement en concubinage sont « exclus des actes légitimes » (§ 2).</span><br></span>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Mon, 30 Jan 2006 22:54:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">0dc3ed20ed1584764d1657de73b7d43b</guid>
                <category>Droit canonique</category>        <comments>http://www.quicumque.com/article-1739435-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Les lois ecclésiastiques obligent encore]]></title>
        <link>http://www.quicumque.com/article-1661740.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: justify">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Dans la situation présente de l'Église plus qu'en temps ordinaire, on doit veiller à la vérité et à la
    catholicité des principes qu'on professe avec encore plus de rigueur et de vigueur qu'on ne s'attache aux conclusions qu'on en tire bon an mal an. Or c'est souvent l'inverse qui se passe,
    et l'on est prêt à invoquer des principes faux ou douteux, à les inventer, à les emprunter même aux ennemis de l'Église, pour parvenir aux conclusions qu'on estime justes, ou prudentes, ou
    confortables. C'est un grand malheur parce que même si la droiture ou l'inconséquence d'une personne peuvent momentanément endiguer l'effet mauvais des faux principes, ceux-ci finiront
    toujours par porter leurs fruits délétères  et plus tôt et plus profondément qu'on ne s'y attend.<br>
    C'est donc un devoir de charité de dénoncer et d'occire les faux principes, même si ceux qui les utilisent sont des amis, même si ceux qui les professent en tirent illogiquement des
    conséquences qui sont par ailleurs de bon aloi.<br>
    Voici un de ces principes.<br>
    <br>
    On entend parfois ceux qui ne veulent pas se soumettre à telle loi de Pie XII (par exemple), se justifier ainsi : les lois ecclésiastiques tenant leur vigueur de l'autorité de l'Église,
    l'absence actuelle d'autorité fait que ces lois n'ont plus de force exécutoire. Est-ce bien vrai ?<br>
    <br>
    Une telle affirmation me paraît fausse, dangereuse, arbitraire.<br>
    <br></span> <strong><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Fausse.</span></strong><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;"><br>
    <br>
    L'Église n'est pas privée d'autorité purement et simplement, parce que le chef de lÉglise est Jésus-Christ qui demeure dans le ciel et qui continue à maintenir son Église dans son être, dans
    sa structure, dans sa mission. Notre-Seigneur gouverne par le Pape, mais c'est lui qui gouverne : « Le divin Rédempteur gouverne son Corps mystique visiblement et ordinairement par son Vicaire
    sur la terre » (Pie XII, Mystici Corporis). L'Église demeure donc sous l'autorité de Notre-Seigneur Jésus-Christ, identique à elle-même. L'Église est en ces tristes jours privée de l'autorité
    vicaire du Souverain Pontife  et de tout ce qui en découle. Cette autorité est souveraine dans son ordre, rien ne peut lui être préféré, rien ne peut la remplacer. Mais elle est vicaire.<br>
    <br>
    Cette autorité vicaire lie et délie sur la terre, liant et déliant dans les cieux. Mais ce qu'elle a lié demeure lié en vertu de l'autorité fondamentale de l'Église qui est Jésus-Christ  tant
    qu'elle ne le délie pas. Et ce qu'elle délie sur la terre demeure délié dans les cieux en vertu de l'autorité de Jésus-Christ  tant qu'elle ne le lie pas.<br>
    <br>
    Ainsi, lorsqu'un Pape meurt, le corps des lois ecclésiastiques est figé dans le</span> <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">statu quo</span></em><span style=
    "font-family: 'book antiqua', palatino;">, avec toute sa force exécutoire qui demeure comme émanant de l'autorité même de Jésus-Christ. Je ne sache pas que quelqu'un ait jamais prétendu le
    contraire.<br>
    <br>
    Il y a bien quelques actes qui cessent à la mort de leur auteur (les actes avec une formule du genre</span> <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">ad beneplacitum
    nostrum</span></em> <span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">[canon 183 § 2], ou encore les nominations des vicaires généraux [canon 371]). Si l'Église prend alors le soin de le
    préciser, c'est qu'il n'en est pas ainsi dans le cas général, qu'il n'en est pas ainsi pour les lois, même les lois ecclésiastiques.<br>
    <br>
    Cette affirmation est fausse, donc, parce que l'Église ne l'a jamais faite sienne ; parce qu'elle a toujours agi de façon diamétralement opposée ; parce que ce serait, à chaque interrègne, une
    anarchie presque totale.<br>
    <br></span> <strong><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Dangereuse</span></strong><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;"><br>
    <br>
    Un simple exemple suffira à montrer le danger d'un tel principe. Si aujourd'hui, gagné par une grande tiédeur, je n'ai pas envie de réciter mon bréviaire, je pourrais donc me dire : « Voilà
    une loi purement ecclésiastique, qui donc n'a plus de force exécutoire en raison de la privation d'autorité... ma conscience peut donc dormir en paix ! » On voit bien que ce n'est pas
    sérieux. C'est d'autant moins sérieux et plus grave que la frontière entre</span> <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">droit divin</span></em> <span style=
    "font-family: 'book antiqua', palatino;">(naturel [selon la nature surnaturelle des choses] ou positif) et</span> <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">droit purement
    ecclésiastique</span></em> <span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">n'est pas toujours facilement discernable, loin s'en faut. Et nous voici en plein libre examen.<br>
    <br></span> <strong><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Arbitraire</span></strong><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;"><br>
    <br>
    D'ailleurs, pourquoi limiter l'application de ce beau principe aux réformes de Pie XII ? Car si les réformes de Pie XII sont des lois ecclésiastiques, c'est qu'elles modifiaient des lois
    ecclésiastiques antérieures. En vertu de quoi ces lois antérieures auraient-elles davantage de force exécutoire ? Leur situation est exactement la même. Et on peut remonter loin comme cela, il
    n'y a aucune raison de s'arrêter.<br>
    <br>
    Il faut refuser d'entrer dans une telle logique destructrice de toute la vie de l'Église, qu'elle soit liturgique ou morale. Car si l'on n'admet pas que les lois purement ecclésiastiques
    demeurent pleinement obligatoires et exécutives, il ne reste plus qu'un squelette de droit canon et qu'un squelette de liturgie (ce qui relève du droit divin).<br>
    <br>
    Bien sûr, la situation actuelle fait que certaines lois – celles qui ont besoin de la présence actuelle de l'Autorité pour atteindre leur effet – pourront être objet d'épikie. Mais c'est au
    cas par cas, avec une immense prudence. Ce ne peut être le cas de la liturgie, ou des lois du jeûne, ou d'autres du même genre, qui n'ont pas besoin de l'exercice actuel de l'autorité
    apostolique pour produire leurs fruits.<br>
    <br>
    Chacun, autant qu'il le peut, a le devoir de chercher quelle est la loi actuelle de l'Église, quel est le dernier état dans lequel l'a laissée l'Autorité catholique : ce qui est actuellement
    lié ou délié dans les cieux est ce qui a été en dernier lieu lié ou délié sur la terre par l'Autorité légitime.<br>
    <br>
    Prendre connaissance de cet état est un devoir (accompli par soi-même, ou par d'autres en qui on a confiance selon des principes qu'on juge être catholiques). Puis il faut s'y conformer comme
    étant la loi de l'Église et la voie du salut éternel.<br>
    <br>
    Il faut ajouter que puisque c'est un devoir, c'est possible. C'est possible à la condition de rester dans l'ordre théologal (la vie théologale étant le sommet et la lumière de la vie
    chrétienne) :<br>
    – &nbsp;dans la</span> <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">foi exercée</span></em> <span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">(nonobstant ses goûts, sentiments,
    préférences, habitudes et amitiés) parce que seule la foi discerne l'état de l'Église et la présence de l'Autorité ;<br>
    – &nbsp;dans</span> <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">l'espérance</span></em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">, c'est-à-dire non par satisfaction
    intellectuelle ou appétit de controverse, mais comme principe d'orientation vers Dieu notre unique fin dernière et notre unique Sauveur ;<br>
    – dans la</span> <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">charité</span></em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">, à l'égard du prochain auquel nous devons
    rendre justice et que nous devons chérir en Dieu ; davantage encore dans le souci de l'unité de l'Église, puisque c'est la charité qui fait l'unité de l'Église.<br>
    <br>
    Qu'après cela, il y ait des divergences d'appréciation c'est bien regrettable, mais c'est inévitable. Que chacun d'entre nous, sous le regard de Dieu, examine ses motifs. Et Notre Seigneur
    sera ainsi aimé et servi.</span></span>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Sat, 21 Jan 2006 22:51:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">1fa81348c4c0efdf1e16fcc23e09cc79</guid>
                <category>Droit canonique</category>        <comments>http://www.quicumque.com/article-1661740-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
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