<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
         xmlns:err="http://jelix.org/ns/xmlerror/1.0">
 <channel>

		<link rel="hub" href="http://overblog.superfeedr.com" xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" />
		<link rel="self" href="http://www.quicumque.com/rss-articles.xml" xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" />
	
    <title><![CDATA[Quicumque – Abbé Hervé Belmont (Liturgie)]]></title>
    <link>http://www.quicumque.com/categorie-424009.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Liturgie&quot; du blog &quot;Quicumque – Abbé Hervé Belmont&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
    
    <pubDate>Mon, 06 Feb 2012 05:22:57 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Mon, 06 Feb 2012 05:22:57 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.quicumque.com</copyright>            <category>Liturgie</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[« Minuit, chrétiens… » est-il chrétien ?]]></title>
        <link>http://www.quicumque.com/article-minuit-chretiens-est-il-chretien-69728517.html</link>        <description><![CDATA[<p style="margin-bottom: 6.0pt; text-align: center;">
    <span style="font-family: 'Book Antiqua';"><br></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 6.0pt; text-align: justify; text-indent: 14.2pt;">
    <span style="font-family: 'Book Antiqua'; font-size: 12pt;">Le <em style="mso-bidi-font-style: normal;">Dictionnaire du foyer catholique</em>, publié en 1956 par la Librairie des Champs-Élysées
    avec approbation laudative du Cardinal de Paris, Mgr Feltin, n’est pas spécialement d’esprit étroit et passéiste. C’est le moins qu’on puisse dire. Ainsi, par exemple, il consacre plus d’espace à
    Teilhard de Chardin qu’au concile de Trente.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 6.0pt; text-align: justify; text-indent: 14.2pt;">
    <span style="font-family: 'Book Antiqua'; font-size: 12pt;">N’en est que plus significative la brève notice qui traite du chant «&nbsp;Minuit, chrétiens&nbsp;»&nbsp;: elle est d’une belle venue,
    et vaut qu’on s’y arrête. En effet, elle dit tout en quelques lignes que je suis heureux de mettre sous les yeux de ceux qui auront à choisir, pour la Noël prochaine, les chants aptes à exprimer
    la foi catholique et à favoriser la contemplation des fidèles. Car leur responsabilité est grande, qui concerne l’élévation ou l’abaissement de l’âme, l’honneur de Dieu ou le mépris de son
    oeuvre.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 6.0pt; text-align: justify; text-indent: 14.2pt;">
    <span style="font-size: 12pt;"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;;">«&nbsp;Minuit, chrétiens</span></strong><span style=
    "font-family: &quot;Book Antiqua&quot;;">. Ce chant, que l’on qualifie volontiers de «&nbsp;traditionnel&nbsp;», et que, dans certaines paroisses, on entonne au début de la messe de Noël, n’a en
    réalité rien de liturgique. Il a été composé en 1847 par un nommé Placide Coppeau, d’ailleurs farouchement anticlérical, à Roquemaure, dans le Gard&nbsp;; la musique est du compositeur Adam.
    L’allure emphatique des paroles autant que de la musique elle-même, le contraste qu’elles présentent avec la liturgie de la fête, si belle et si grande dans sa simplicité, ont fait supprimer ce
    chant dans plusieurs diocèses.</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 6.0pt; text-align: justify; text-indent: 14.2pt;">
    <span style="font-family: 'Book Antiqua'; font-size: 12pt;">«&nbsp;L’encyclique de S.S. Pie&nbsp;XII sur la Musique sacrée (<em style="mso-bidi-font-style: normal;">Musicæ Sacræ disciplina</em>,
    1956) indique que “seul l’artiste animé par une foi religieuse profonde pourra s’occuper d’art sacré, et non celui qui est sans foi ou éloigné de la pratique religieuse”&nbsp;».</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 6.0pt; text-align: justify; text-indent: 14.2pt;">
    <span style="font-family: 'Book Antiqua'; font-size: 12pt;">Mis à part le détail que l’encyclique est datée de Noël 1955, tout est parfaitement dit dans ces quelques lignes. Une œuvre indigne du
    culte de Dieu et du mystère de l’Incarnation s’est introduite (toute seule&nbsp;?) dans les églises, et revendique même le statut de traditionnelle. Il faut la chasser sans état d’âme si l’on
    veut garder quelque docilité à l’Église et quelque sens de la beauté de l’amour de Dieu.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 6.0pt; text-align: justify; text-indent: 14.2pt;">
    <span style="font-family: 'Book Antiqua'; font-size: 12pt;">Pour ceux qui voudraient une information plus précise, voici un article de Pierre-Michel Bourguignon qui parût dans <em style=
    "mso-bidi-font-style: normal;">Les deux étendards</em> n°9, en novembre 1999.</span>
  </p>
  <div style="margin-bottom: 6.0pt; text-align: center;">
    <hr size="2">
  </div>
  <p style="margin-bottom: 6.0pt; text-align: center;">
    <span style="font-size: 12pt;"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;;">Contre un navet malfaisant</span></strong></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 6.0pt; text-align: justify; text-indent: 14.2pt;">
    <span style="font-family: 'Book Antiqua'; font-size: 12pt;">Cela fait plus de cent cinquante ans que des générations de catholiques de langue française se sont rendues à la messe de Noël avec
    l’assurance d’entendre sur le coup de minuit entonner le chant qu’on leur a mis sur les lèvres, dans la tête et au cœur&nbsp;: sur les lèvres pour le leur faire répéter, dans la tête pour s’y
    accorder en pensées, au cœur pour le leur faire aimer&nbsp;: <em style="mso-bidi-font-style: normal;">Minuit, chrétiens…</em></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 6.0pt; text-align: justify; text-indent: 14.2pt;">
    <span style="font-family: 'Book Antiqua'; font-size: 12pt;">Singulière musiquette, d’une banalité affligeante et d’une étrange renommée dont l’histoire n’est que rarement rapportée, elle ne
    mérite certainement pas le nom de cantique tant elle est peu religieuse d’inspiration et de contenu.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 6.0pt; text-align: justify; text-indent: 14.2pt;">
    <span style="font-family: 'Book Antiqua'; font-size: 12pt;">Ce chant n’est religieux que par l’intention très probablement excellente mais accidentelle du curé de Roquemaure, une petite localité
    sur le Rhône où, en cet an — peut-on dire de grâce&nbsp;? — 1847, se construisait un pont sur le fleuve pour la route en direction d’Orange. Le bon ecclésiastique avait demandé à un érudit du
    coin, un certain Placide Cappeau, de composer les paroles d’un hymne pour la fête de Noël toute proche. Cappeau, juriste de formation mais établi négociant en vin, rédigea son texte le 3 décembre
    au cours d’un déplacement en diligence. Madame Laurey, la femme de l’ingénieur qui dirigeait le chantier du pont, avait étudié au Conservatoire national de Paris sous la direction d’Adolphe Adam
    et l’on comptait sur elle pour demander au maître de composer la musique sur les mots de Cappeau. Le domaine de l’art lyrique, où Adam a laissé un nom, n’était sans doute pas le lieu idéal d’où
    l’on pouvait attendre une œuvre d’inspiration surnaturelle. Et de fait, la déclamation notée par Adam «&nbsp;expressément composée pour Emily Laurey&nbsp;», nous dit-on, évoque davantage les
    états d’âme que simulent d’habitude les comédiennes à la scène que la méditation d’un cœur chrétien au soir de la Nativité.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 6.0pt; text-align: justify; text-indent: 14.2pt;">
    <span style="font-family: 'Book Antiqua'; font-size: 12pt;">Ce style aurait dû, par son pompiérisme résolu, mettre l’auditeur en garde. Eh bien non&nbsp;! Ce fut le succès qui ne s’explique que
    par la détérioration à la fois des connaissances doctrinales et du goût de la foule. Mais nos raisons de refuser toute faveur à ce chant doivent être plus profondes que la seule aversion pour la
    médiocrité, voire la nullité de ses qualités externes. On ne peut oublier la fermentation politique et sociale qui accablait la France quand les derniers soubresauts de la Révolution (chute du
    premier Empire en 1815) ne s’étaient apaisés — et encore — que sous la génération précédente. Son «&nbsp;souffle fétide&nbsp;» empestait l’air de partout et imprégnait de ses relents la
    production de ceux que l’on appellerait un peu plus tard les «&nbsp;intellectuels&nbsp;». Ce fut le cas pour Placide Cappeau qui se sentait à l’étroit dans Roquemaure. Il avait étudié à Avignon
    mais aussi à Paris. Il se lia, avec assez peu de discernement, semble-t-il, avec de grands esprits de son temps d’horizon assez différents&nbsp;: Frédéric Mistral, Alphonse de Lamartine, François
    Coppée, mais également Pierre Proudhon et son socialisme échevelé.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 6.0pt; text-align: justify; text-indent: 14.2pt;">
    <span style="font-family: 'Book Antiqua'; font-size: 12pt;">Adolphe Adam manqua de temps pour fignoler sa partition et fut ainsi contraint d’ébrécher le texte, ce dont Placide Cappeau s’est
    expliqué dans un ouvrage poétique <em style="mso-bidi-font-style: normal;">Le Château de Roquemaure</em>, publié plus tard. Il citait là le texte intégral et primitif de son <em style=
    "mso-bidi-font-style: normal;">Minuit, chrétiens</em> assorti de notes qui ne manquent pas d’intérêt pour notre sujet. Veuille le lecteur en juger. Cappeau écrivait&nbsp;:</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 6.0pt; text-align: justify; text-indent: 14.2pt;">
    <span style="font-family: 'Book Antiqua'; font-size: 12pt;">«&nbsp;Nous donnons les paroles, telles qu’elles furent improvisées pour un service à rendre, sur la demande du curé de Roquemaure.
    Adam, obligé d’improviser lui aussi la musique, nous fit réduire les paroles à ce qui a été publié, trouvant trois strophes suffisantes, et n’ayant pas le temps de changer le rythme de la
    quatrième. Mais, dans le chant ainsi écourté, la composition littéraire est évidemment défectueuse, tant par la suppression de la troisième strophe, indispensable au sens du reste, que par la
    mutilation de la quatrième, qui ne répond plus à la largeur de l’inspiration première. Nous n’acceptons, comme auteur, que la version publiée ici.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 6.0pt; text-align: justify; text-indent: 14.2pt;">
    <span style="font-family: 'Book Antiqua'; font-size: 12pt;">«&nbsp;Adam, qui appelait ce noël <em style="mso-bidi-font-style: normal;">La Marseillaise religieuse</em>, nous a souvent exprimé le
    désir de compléter tôt ou tard sa belle mélodie sur les premières paroles. La mort l’ayant empêché de réaliser ce projet, nous engageons les musiciens qui se sentiraient de force à lutter avec
    lui à le réaliser eux-mêmes.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 6.0pt; text-align: justify; text-indent: 14.2pt;">
    <span style="font-family: 'Book Antiqua'; font-size: 12pt;">«&nbsp;Nous avons cru devoir modifier ce qui nous avait échappé au premier moment sur le péché originel, auquel nous ne croyons pas…
    Nous admettons Jésus comme Rédempteur, mais rédempteur des inégalités, des injustices, de l’esclavage et des oppressions de toutes sortes qui pesaient sur l’ancienne société, non d’un péché
    impossible qui répugne au plus simple bon sens.&nbsp;»</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 6.0pt; text-align: justify; text-indent: 14.2pt;">
    <span style="font-family: 'Book Antiqua'; font-size: 12pt;">Ainsi, <em style="mso-bidi-font-style: normal;">Minuit, chrétiens</em> se veut une profession de foi, mais en quel sens et de quelle
    foi&nbsp;? Réponse de Cappeau&nbsp;:</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 6.0pt; text-align: justify; text-indent: 14.2pt;">
    <span style="font-family: 'Book Antiqua'; font-size: 12pt;">«&nbsp;De notre foi que la lumière ardente nous guide tous au berceau de l’Enfant&nbsp;!&nbsp;»</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 6.0pt; text-align: justify; text-indent: 14.2pt;">
    <span style="font-family: 'Book Antiqua'; font-size: 12pt;">Même si nous redressons l’inversion poétique, la «&nbsp;lumière ardente&nbsp;» de cette foi ne nous permet pas tellement d’y voir plus
    clair. En revanche, on peut comprendre que le rimailleur ne se prenait pas pour rien quand il parlait avec avantage de «&nbsp;la largeur de l’inspiration de la première strophe&nbsp;». D’autant
    plus qu’il nous dit en être revenu, de sa première strophe, où il avait parlé par erreur du péché originel «&nbsp;auquel nous ne croyons pas&nbsp;». Une ligne d’orthodoxie avait échappé au poète
    — les chaos de la route certainement —, elle était de trop, il a fallu la changer, toute largement inspirée fût-elle.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 6.0pt; text-align: justify; text-indent: 14.2pt;">
    <span style="font-family: 'Book Antiqua'; font-size: 12pt;">La troisième strophe restée ignorée du grand public nous en apprend un peu plus long sur la qualité révolutionnaire de son esprit.
    L’auteur la dit lui-même «&nbsp;indispensable au sens du reste&nbsp;»&nbsp;:</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 6.0pt; text-align: center;">
    <span style="font-family: 'Book Antiqua'; font-size: 12pt;">De l’opulence il dédaigne les charmes<br>
    Toute hauteur s’abaisse devant lui<br>
    De l’infortune il vient sécher les larmes<br>
    Et du plus humble il veut être l’appui.<br style="mso-special-character: line-break;"></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 6.0pt; text-align: justify; text-indent: 14.2pt;">
    <span style="font-family: 'Book Antiqua'; font-size: 12pt;">Gardons présent à la mémoire que — pardon pour le blasphème en pleine Nuit Sainte — Jésus n’est pas admis comme Rédempteur mais accepté
    tout au plus «&nbsp;comme rédempteur des inégalités, des injustices, de l’esclavage et des oppressions de toutes sortes qui pesaient sur l’ancienne société&nbsp;». Somme toute <em style=
    "mso-bidi-font-style: normal;">Minuit, chrétiens…</em> célèbre un philanthrope chargé de mission humanitaire par le Grand-Orient.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 6.0pt; text-align: justify; text-indent: 14.2pt;">
    <span style="font-family: 'Book Antiqua'; font-size: 12pt;">Souvenons-nous aussi des accointances de Placide Cappeau. Lamartine, entre autres, est une bonne référence, qui ne s’occupait pas
    seulement de ses élégies mais, en bon ami des francs-maçons qu’il était, professait à l’occasion sa foi solennelle en la Révolution. Il savait lui-même de qui tenir quand, à la veille de la
    tourmente de 1848, il évoquait un grand ancêtre coupeur de têtes et communiste primitif&nbsp;:</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 6.0pt; text-align: justify; text-indent: 14.2pt;">
    <span style="font-family: 'Book Antiqua'; font-size: 12pt;">«&nbsp;Tout, dans le plan de Robespierre, tendait évidemment à la communauté des biens et à l’égalité des conditions. C’était l’esprit
    du communisme primitif, idéal des premiers chrétiens redevenu l’idéal du communisme.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 6.0pt; text-align: justify; text-indent: 14.2pt;">
    <span style="font-family: 'Book Antiqua'; font-size: 12pt;">«&nbsp;Ce partage égal des lumières, des facultés et des dons de la nature est évidemment la tendance légitime du cœur humain. Les
    révélateurs, les poètes et les sages ont roulé éternellement cette pensée dans leur âme et l’ont perpétuellement montrée, dans leur ciel, dans leurs rêves ou dans leurs lois, comme la perspective
    de l’humanité. C’est donc un instinct de la justice dans l’homme, par conséquent un plan divin que Dieu fait entrevoir à ses créatures. Tout ce qui contrarie ce plan, c’est-à-dire tout ce qui
    tend à constituer des inégalités de lumières, de rang, de condition, de fortune parmi les hommes, est impie. Tout ce qui tend à niveler graduellement ces inégalités, qui sont souvent des
    injustices, et à répartir le plus équitablement l’héritage commun entre les hommes est divin. Toute politique peut être jugée à ce signe comme tout arbre est jugé à ses fruits&nbsp;: l’idéal
    n’est que la vérité à distance&nbsp;»&nbsp;[1].</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 6.0pt; text-align: justify; text-indent: 14.2pt;">
    <span style="font-family: 'Book Antiqua'; font-size: 12pt;">Ce même Lamartine qui avait de si bons principes, quelques semaines après la première de <em style=
    "mso-bidi-font-style: normal;">Minuit, chrétiens…</em>, allait devenir ministre des Affaires étrangères dans le Gouvernement provisoire issu de la Révolution de 1848. En cette qualité, le 10 mars
    suivant, il accueille les délégués du Suprême Conseil du rit écossais venus féliciter le Gouvernement. Il répond&nbsp;:</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 6.0pt; text-align: justify; text-indent: 14.2pt;">
    <span style="font-family: 'Book Antiqua'; font-size: 12pt;">Je suis convaincu que c'est du fond de vos loges que sont émanés, d'abord dans l'ombre, puis dans le demi‑jour et enfin en pleine
    lumière, les sentiments qui ont fini par faire la sublime explosion dont nous avons été témoins en 1789, et dont le peuple de Paris vient de donner au monde la seconde et, j'espère, la dernière
    représentation, il y a peu de jours.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 6.0pt; text-align: justify; text-indent: 14.2pt;">
    <span style="font-family: 'Book Antiqua'; font-size: 12pt;">La fermentation communiste était dans l’air et bouillonnait partout. L’illustre slogan «&nbsp;Prolétaires de tous les pays,
    unissez-vous&nbsp;!&nbsp;» venait de naître à Londres&nbsp;<span style="mso-bidi-font-weight: bold;">[2]</span> un mois avant la composition amphigourique du <em style=
    "mso-bidi-font-style: normal;">Minuit, chrétiens…</em> La définition d’Adam était donc la bonne et son Noël était bien la <em style="mso-bidi-font-style: normal;">Marseillaise religieuse</em>
    voulue par le parolier. Il ne célébrait nullement la Rédemption, le rachat par le Fils de Dieu fait homme de l’offense d’origine «&nbsp;péché impossible qui répugne au plus simple bon
    sens&nbsp;», de la désobéissance à l’ordre, mais bien le nivellement des inégalités insupportables à l’orgueil de l’homme révolté. <em style="mso-bidi-font-style: normal;">Minuit, chrétiens…</em>
    est le chant de la rébellion fondé sur l’incroyance et inspiré par les fumées de la pensée proudhonienne. Pierre Proudhon (1809-1865) auquel Cappeau aimait se frotter était le père spirituel de
    l’anarchisme et il était aussi franc-maçon et sataniste à ses heures&nbsp;<span style="mso-bidi-font-weight: bold;">[3]</span>. Rien d’étonnant que le discours de Cappeau dans son troisième
    couplet fût un déguisement de la réclamation envieuse d’un partageux. Il y est question de dédaigner «&nbsp;les charmes de l’opulence&nbsp;» mais nullement de la recherche d’un bien supérieur.
    «&nbsp;Toute hauteur s’abaisse devant lui.&nbsp;» Peut-être, mais devant qui exactement&nbsp;? On aimerait savoir. Quel est donc ce «&nbsp;lui&nbsp;» ambigu devant lequel on s’incline avec bon
    sens, donc sans croire au péché originel&nbsp;? Ce ne saurait être Dieu, ce ne peut être alors que Satan, son singe, qui prétendra également sécher les larmes des malheureux en parodiant les
    Écritures&nbsp;<span style="mso-bidi-font-weight: bold;">[4]</span>. De même que c’est aussi contrefaire jusqu’aux sens et aux paroles du <em style="mso-bidi-font-style: normal;">Magnificat</em>
    que d’annoncer un appui seulement humain aux plus humbles.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 6.0pt; text-align: justify; text-indent: 14.2pt;">
    <span style="font-family: 'Book Antiqua'; font-size: 12pt;">Ceux qui n’auraient pas compris où voulait en venir le pathos de cette séquence liront avec intérêt la quatrième strophe dans sa
    version originale&nbsp;:</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 6.0pt; text-align: center;">
    <span style="font-family: 'Book Antiqua'; font-size: 12pt;">Le vieux monde à sa voix soudain se régénère<br>
    La terre est libre et le ciel est ouvert<br>
    L’homme dans son esclave a reconnu son frère<br>
    Et l’amour vient unir ceux qu’enchaînait le fer.<br>
    Ah&nbsp;! laissons éclater notre reconnaissance…<br>
    Debout&nbsp;! Peuple, debout&nbsp;! Chante ta délivrance.<br>
    Noël&nbsp;! Noël&nbsp;! Noël&nbsp;! chantons le Rédempteur&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 6.0pt; text-align: justify; text-indent: 14.2pt;">
    <span style="font-family: 'Book Antiqua'; font-size: 12pt;">Le vieux monde en effet n’avait qu’à bien se tenir et cela fait cent cinquante ans que la promesse d’une régénération soudaine
    s’accomplit d’une sublime explosion à l’autre. La <em style="mso-bidi-font-style: normal;">Marseillaise religieuse</em> ne vaut pas mieux que l’autre, c’est une carmagnole. Et on voit mal ce qui
    peut bien passer par la tête des catholiques qui se sont entichés d’elle jusqu’à choisir d’année en année sa virulente médiocrité pour célébrer l’un des plus précieux et des plus hauts mystères
    de la foi catholique&nbsp;<span style="mso-bidi-font-weight: bold;">[5]</span>.</span>
  </p>
  <div style="margin-bottom: 6.0pt; text-align: center;">
    <hr size="2">
  </div>
  <p style="margin-bottom: 6.0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'Book Antiqua'; font-size: 12pt;">[1]<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">Cité par Jacques Crétieau-Joly&nbsp;:
    <em style="mso-bidi-font-style: normal;">Histoire du Sonderbund</em> [Vanderborght, Bruxelles 1850], tome I, page 101, note 2.</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 6.0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">[2]<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span></span> <span style=
    "font-family: &quot;Book Antiqua&quot;; mso-ansi-language: DE; mso-bidi-font-weight: bold;" lang="DE">Mais en allemand&nbsp;:</span> <span style=
    "font-family: &quot;Book Antiqua&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">«&nbsp;</span><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style=
    "font-family: &quot;Book Antiqua&quot;; mso-ansi-language: DE; mso-bidi-font-weight: bold;" lang="DE">Proletarier aller Länder vereinigt Euch&nbsp;!</span></em><span style=
    "font-family: &quot;Book Antiqua&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">&nbsp;»</span> <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">C’était la phrase finale du
    manifeste du parti communiste rédigé par Karl Marx et Frédéric Engels à la clôture du congrès communiste de Londres en novembre 1847.</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 6.0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'Book Antiqua'; font-size: 12pt;">[3]<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> Initié à la loge S.P.U.C.A.R. de Besançon en 1847. [Daniel Ligou&nbsp;: <em style=
    "mso-bidi-font-style: normal;">Dictionnaire universel de la franc-maçonnerie</em>.]</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 6.0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;; mso-bidi-font-weight: bold;">[4]<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span></span> <em style=
    "mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;; mso-ansi-language: DE; mso-bidi-font-weight: bold;" lang="DE">Absterget Deus omnem lacrymam ab
    oculis</span></em> <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;; mso-ansi-language: DE; mso-bidi-font-weight: bold;" lang="DE">(<em style="mso-bidi-font-style: normal;">Apoc.</em>, IV,
    21).</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 6.0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'Book Antiqua'; font-size: 12pt;">[5]<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> Le présent article se base sur une courte mais très instructive étude parue dans
    <em style="mso-bidi-font-style: normal;">Notre histoire</em>, de décembre 1984, pages 54 et 55.</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 19 Mar 2011 22:42:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">3d20593b65ec0a7e4a3f071e4e02cb71</guid>
                <category>Liturgie</category>        <comments>http://www.quicumque.com/article-minuit-chretiens-est-il-chretien-69728517-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Le chant grégorien, école de sainteté]]></title>
        <link>http://www.quicumque.com/article-le-chant-gregorien-ecole-de-saintete-37641515.html</link>        <description><![CDATA[<p style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Le Pape saint Pie X fondait de grands espoirs de
    sanctification et de rénovation spirituelle sur la restauration du chant grégorien qu’il a entreprise au début du vingtième siècle. Car, en voulant rétablir dans sa pureté native le chant de
    saint Grégoire, et en voulant le remettre en honneur dans la sainte liturgie, c’est bien une restauration spirituelle qu’il avait en vue – tout restaurer en Jésus-Christ ! – plus encore qu’une
    déjà précieuse restauration esthétique.</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp;</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Dans sa pensée, le chant grégorien n’est pas un ornement
    surajouté qui flatte l’oreille et rend agréables les cérémonies liturgiques, mais c’est un puissant instrument de la grâce divine, qui établit les âmes dans la paix, la piété et le recueillement,
    qui révèle les profondeurs de l’amour de Dieu et fait retentir au fond des cœurs un puissant appel à la sainteté.</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp;</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Il faut bien avouer que cette espérance a été déçue, au
    moins en partie, parce qu’on n’a pas compris l’esprit que saint Pie X insufflait à sa réforme, ou qu’on ne l’a pas pris au sérieux. Nous devons tout au moins en tirer la leçon et voir dans la
    pratique du chant grégorien l’occasion de croître dans l’esprit de prière et de contemplation.</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp;</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Le Pape Pie XI rappelle ce trait révélateur : « À Milan,
    les hérétiques reprochaient à saint Ambroise de fasciner les foules par les chants liturgiques, ces chants qui frappèrent Augustin lui-même et lui inspirèrent la résolution d’embrasser la foi au
    Christ » [</span></span><em><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Divini Cultus,</span></span></em> <span style="font-size: 12pt;"><span style=
    "font-family: 'book antiqua', palatino;">20 décembre 1928]. Et Pie XII affirme que le grégorien « contribue au plus haut point à augmenter la foi et la piété des assistants »
    [</span></span><em><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Mediator Dei,</span></span></em> <span style="font-size: 12pt;"><span style=
    "font-family: 'book antiqua', palatino;">20 novembre 1947]. Plaise à Dieu qu’il en soit toujours ainsi !</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp;</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">C’est donc que le chant grégorien est une école de
    sainteté ; et c’est à un double titre qu’il doit l’être.</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp;</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Le chant grégorien est saint et sanctifiant</span></span>
    <em><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">par sa fonction</span></span></em><span style="font-size: 12pt;"><span style=
    "font-family: 'book antiqua', palatino;">, parce qu’il est une partie de la divine liturgie, bien plus, parce qu’il est (avec le service de l’autel) le moyen principal de la participation active
    et extérieure au saint Sacrifice de la Messe. L’efficacité surnaturelle du grégorien est donc un rejaillissement de la splendeur du chant d’amour et de louange que l’Église, sous l’inspiration du
    Saint-Esprit, fait remonter vers l’Époux bien-aimé qui se livre et sacrifie pour elle.</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp;</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Le chant grégorien est aussi saint et
    sanctifiant</span></span> <em><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">en lui-même</span></span></em><span style="font-size: 12pt;"><span style=
    "font-family: 'book antiqua', palatino;">, par ses qualités propres. Il est en effet parfaitement accordé</span></span> <span style="font-size: 12pt;"><span style=
    "font-family: 'book antiqua', palatino;">à la vie chrétienne, il vit des mêmes principes et meurt des mêmes ennemis que la vie de la grâce dans les âmes.</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp;</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Le grégorien ne sera vraiment lui-même, et distinct de
    tous les autres genres musicaux, que si ses qualités sont précisément celles que la grâce divine produit dans l’âme chrétienne :</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">– primauté de la vie intérieure ;</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">– esprit de prière, de paix et de louange centré tout
    entier sur Dieu ;</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">– désir et recherche de la perfection
    ;</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">– docilité parfaite à la sainte Église
    ;</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">– oubli de soi [1].</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp;</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">À l’inverse, ce qui tue le chant grégorien ou le gâte, ce
    sont les atteintes de l’esprit du monde (esprit d’amour-propre, esprit de sentimentalité et esprit de facilité), qui corrompent la vie surnaturelle :</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">– désir de paraître ou de faire de l’éclat
    ;</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">– négligence et fébrilité ;</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">– esprit de compétition, esprit de fantaisie, esprit
    d’anarchie ou d’indépendance ;</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">– attention portée à ses propres sentiments au détriment
    de la primauté de l’objet : Dieu dans sa gloire éternelle, sa vérité immortelle, sa charité omniprésente.</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp;</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Avant d’être une musique extérieure, le chant grégorien
    est une lumière intérieure, un commentaire des paroles sacrées, qui doit conduire les âmes dans la contemplation de ce que les mots ont été insuffisants à exprimer.</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp;</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Pour cette raison, le chant grégorien est quelque chose de
    délicat (ce qui ne veut pas dire : de très difficile !)</span></span> <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">et il faut veiller à ce que son exécution
    ne vienne pas contredire son esprit et stériliser son œuvre de sanctification.</span></span> <em><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Veiller et
    prier,</span></span></em> <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">c’est la loi de ce chant comme c’est la loi de la vie
    chrétienne.</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp;</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">La technique grégorienne – surtout sa sublime technique
    rythmique – demande un apprentissage qu’il est bon que chacun fasse ; c’est même nécessaire. Mais en attendant voici le rappel de quelques principes simples et accessibles qui peuvent grandement
    améliorer son exécution et donc faciliter son œuvre spirituelle.</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp;</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">1. Le chant grégorien est né de la langue latine
    ecclésiastique, il est la mise en musique d’un texte dont il conserve le génie et qu’il fait rayonner. La compréhension du texte et sa belle diction sont donc le fondement nécessaire d’un beau
    chant. En particulier, il faut accentuer les mots – car si en français c’est la phrase ou la proposition qui est principalement accentuée, en latin ce sont les mots qui sont accentués. Dans un
    mot la syllabe la plus importante est la dernière (car c’est en elle que le mot prend sa signification) et il faut la déposer avec délicatesse et fermeté. Mais cela est impossible si le mot n’a
    pas d’unité ; et c’est l’accentuation qui réalise cette unité. La syllabe qui porte l’accent doit être levée (et non frappée) et ledit accent est bref : il</span></span> <em><span style=
    "font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">tend</span></span></em> <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">à abréger la
    syllabe (même si</span></span> <em><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">de facto</span></span></em> <span style="font-size: 12pt;"><span style=
    "font-family: 'book antiqua', palatino;">il ne raccourcit pas, car la syllabe accentuée doit garder sa pleine valeur) et</span></span> <em><span style="font-size: 12pt;"><span style=
    "font-family: 'book antiqua', palatino;">il ne faut surtout pas l’allonger</span></span></em><span style="font-size: 12pt;"><span style=
    "font-family: 'book antiqua', palatino;">.</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp;</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">2. Toutes les notes ont la même durée. « C’est là un
    principe fondamental, dont l’oubli, trop fréquent hélas, aboutit fatalement, je l’ai dit, à la négation et à la caricature de l’art grégorien, de ce que j’appellerais volontiers son esprit.
    Est-il au contraire scrupuleusement observé ? Alors le tout prend une grandeur, une noblesse incomparable. C’est là, pour une grande part, le secret de la fermeté, de l’impersonnalité du chant
    grégorien, de sa sérénité profonde et de son extraordinaire pureté de ligne. On ne saurait assez insister sur ce point » [Dom Gajard,</span></span> <em><span style="font-size: 12pt;"><span style=
    "font-family: 'book antiqua', palatino;">La méthode de Solesmes,</span></span></em> <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Desclée 1951, p.
    46.].</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp;</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Il faut donc veiller à :</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">– ne pas traîner sur les groupes longs
    ;</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">– ne pas exagérer les notes pointées (le point double
    environ la durée de la note,</span></span> <em><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">pas plus</span></span></em> <span style=
    "font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">!) ;</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">– ne pas ralentir dans les passages difficiles ou mal
    connus, ni accélérer dans les passages familiers ;</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">– ne pas précipiter les groupes descendants (les notes
    losangées ont la même durée que les autres) ;</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">– ne pas précipiter les passages syllabiques (c’est en
    marquant légèrement l’accentuation des mots qu’on y parvient) ;</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">– ne pas escamoter les sommets, les notes haut-perchées
    qui sont difficiles à « attraper ».</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp;</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">3. L’épisème horizontal est d’abord un signe d’expression,
    et non pas d’allongement. Et c’est parce qu’il faut poser avec un soin particulier la note qu’il affecte, parce qu’il faut l’</span></span><em><span style="font-size: 12pt;"><span style=
    "font-family: 'book antiqua', palatino;">exprimer</span></span></em> <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">(un peu comme on exprime une éponge) que
    ladite note s’en trouve un peu élargie – mais jamais doublée !</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp;</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">4. Il faut adoucir les notes supérieures, il faut « monter
    vers elle en crescendo, comme si on devait la poser avec force ; c’est seulement au moment précis de l’émettre que la voix, au lieu de l’attaquer fortement, durement, matériellement, se pose sur
    elle doucement, avec une certaine retenue, mais en lui laissant sa pleine sonorité moelleuse » [Dom Gajard,</span></span> <em><span style="font-size: 12pt;"><span style=
    "font-family: 'book antiqua', palatino;">op. cit</span></span></em><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">. p. 69].</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp;</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Dom Gajard, en commentant cet adoucissement des notes
    supérieures, fait une précieuse réflexion : « Il est incontestable, et la plupart des musiciens, même profanes, ne manquent pas de le remarquer, que ce simple procédé contribue pour une large
    part à assurer au chant une valeur religieuse, tant il implique d’effacement de la personne, du “moi”, devant Celui à qui et pour qui l’on chante. » [</span></span><em><span style=
    "font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Op. cit.</span></span></em> <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">p.
    68.]</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp;</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">5. Il faut adoucir et bien tenir la note finale, sans
    l’allonger inconsidérément pour autant (il faut la porter jusqu’à l’</span></span><em><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">ictus</span></span></em>
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">suivant, qui est un</span></span> <em><span style="font-size: 12pt;"><span style=
    "font-family: 'book antiqua', palatino;">ictus</span></span></em> <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">de silence). « Enfin la note finale elle-même
    requiert une attention particulière, en plus même de la douceur qui est cette fois pour elle une règle absolue, et on peut dire sans exception : on veillera d’abord à ne pas se hâter de la poser,
    à ne pas la laisser tomber comme matériellement ; il faut au contraire retenir un peu la note précédente, ne poser la note finale elle-même qu’avec un imperceptible retard (…) et une fois posée,
    on aura grand soin de ne pas l’écourter, de bien la tenir (…) Ces deux règles sont très importantes pour asseoir la cadence et nous laisser dans une atmosphère de sérénité parfaite, où se
    poursuit silencieusement la contemplation intérieure, objet dernier de la prière chantée… » [Dom Gajard,</span></span> <em><span style="font-size: 12pt;"><span style=
    "font-family: 'book antiqua', palatino;">op. cit</span></span></em><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">. p. 89.]</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp;</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">6. Il est bon aussi de préciser que le grégorien doit se
    chanter à voix</span></span> <em><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">contenue</span></span></em> <span style="font-size: 12pt;"><span style=
    "font-family: 'book antiqua', palatino;">: cela ne veut pas dire voix assourdie ou expirante, mais voix</span></span> <em><span style="font-size: 12pt;"><span style=
    "font-family: 'book antiqua', palatino;">maîtrisée</span></span></em><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">. Chacun d’entre nous ne maîtrise bien sa
    voix (quant à la justesse, au timbre et au rythme) que s’il ne chante pas trop fort (ni trop faible) ; il est nécessaire en outre d’en « garder sous le pied » pour les crescendos et les nuances.
    Contenir sa voix est un salutaire exercice de renoncement. Cela évite de donner des « coups de gorge » pour harponner les notes hautes ou pour lancer un intervalle ascendant. Cette maîtrise est
    nécessaire aussi pour entendre ses voisins, ce qui permet d’ajuster sa voix et de se fondre dans le groupe : le chant grégorien est un chant d’ensemble, et non pas la compétition d’un fagot de
    solistes.</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp;</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Ce dernier point donne la raison du caractère
    indispensable et impératif des répétitions communes : sans elles, aurait-on affaire aux meilleurs chanteurs du monde, il n’y a pas d’unité de la chorale, il n’y a pas identité de</span></span>
    <em><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">tempo</span></span></em><span style="font-size: 12pt;"><span style=
    "font-family: 'book antiqua', palatino;">, de nuances ni d’expres­sion. On n’est pas loin de la cacophonie, car l’addition de solistes n’est qu’une caricature de chorale.</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp;</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Pour conclure, c’est encore à Dom Gajard que nous
    demanderons de résumer l’état d’esprit qui permet au chant grégorien de porter ses fruits surnaturels :</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp;</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">« Le chant grégorien, par la simplicité même de sa facture
    mélodique, modale et rythmique, et de ses procédés de composition, est chose délicate, qu’un rien suffit à altérer. Si vous voulez qu’il produise en vous d’abord, et ensuite dans les âmes qui
    vous sont confiées, ses fruits salutaires – et que peut-être même vous ne soupçonnez pas – alors il vous faut absolument le chanter à la perfection. Condition</span></span> <em><span style=
    "font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">sine qua non.</span></span></em> <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Tant
    que vous resterez dans l’à peu près, ce terrible à peu près qui gâte tout, vous pourrez le pratiquer toute votre vie ; jamais vous n’en sentirez la bienfaisante et bénie influence »
    [</span></span><em><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Notions sur la rythmique grégorienne</span></span></em><span style=
    "font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">, Desclée 1944, p. 6].</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">&nbsp;</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">-------------------</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Book Antiqua&quot;;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">[1] Il est notable que</span></span> <em><span style=
    "font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">toutes</span></span></em> <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">les écoles
    modernes de grégorien – qui se font gloire de s’écarter de celle de Solesmes (à laquelle saint Pie X a confié la restauration tant mélodique que rythmique) et qui prétendent retrouver
    l’authenticité que Dom Mocquereau et Dom Gajard auraient méconnue – le font en prenant le contre-pied de ce renoncement que demande et favorise le grégorien. C’est là méconnaître une des
    caractéristiques majeures du chant liturgique, et cette méconnaissance le dénature profondément.</span></span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 16 Oct 2009 14:42:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">0b98ff1ec35e8ab7ac8e37af3086eabb</guid>
                <category>Liturgie</category>        <comments>http://www.quicumque.com/article-le-chant-gregorien-ecole-de-saintete-37641515-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Saint Augustin : Enarrationes in psalmos]]></title>
        <link>http://www.quicumque.com/article-35142685.html</link>        <description><![CDATA[<span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">La XII</span></span><sup><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-size: 12pt;"><span style=
  "font-family: 'book antiqua', palatino;">e</span></span></span></sup> <span style="font-family: 'book antiqua', palatino;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-size: 12pt;"><span style=
  "font-family: 'book antiqua', palatino;">session grégorienne de Saint-Maixant prend fin aujourd'hui. Ce n'est pas d'elle que je veux vous entretenir : il fallait venir !<br>
  <br>
  je veux juste publier la communication qui a été faite à cette occasion sur une des oeuvres majeures de saint Augustin, et des plus utiles pour la piété chrétienne : les Enarrationes in psalmos,
  autrement dit les commentaires sur les psaumes de David.<br>
  <br>
  Ces prières inspirés de Dieu ; ces poèmes que l'Eglise fait chanter et retentir avec un art inégalé ;, ces chants prophétiques qui « respirent » Jésus-Christ et son Église ; ces miroirs de l'âme
  chrétienne avec ses misères, ses combats et son espérance ; ces cantiques qui sont une des &nbsp;consolations de notre terre d'exil : saint Augustin les fait resplendir avec une onction sans
  pareille et met l'âme en prière.<br>
  <br>
  En voici donc une modeste présentation :</span> <a href="http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/18/98/43/Sainte-Ecriture/Enarrationes-in-psalmos.pdf"><span style=
  "font-family: 'book antiqua', palatino;">tolle, lege.</span>&nbsp;</a></span></span></span>]]></description>
        <pubDate>Sat, 22 Aug 2009 05:19:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">26460112d8bbdc9473de0ac617ded09b</guid>
                <category>Liturgie</category>        <comments>http://www.quicumque.com/article-35142685-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Chemin de Croix téléchargeable]]></title>
        <link>http://www.quicumque.com/article-29963489.html</link>        <description><![CDATA[<span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: book antiqua,palatino;">Vous trouverez sous ce lien :&nbsp; <a href=
  "http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/18/98/43/quicumque/Chemin-de-Croix.pdf">Chemin-de-Croix.pdf</a> , un petit livret de 12 pages téléchargeable qui permet de suivre le chemin de la Croix en la
  compagnie de la très sainte Vierge Marie, pour y implorer la grâce de la conversion du cœur.<br>
  <br>
  Il suffit de l'imprimer sur papier A4 en paysage, recto-verso : l'imposition (mise des pages à la bonne place pour qu'elles se trouvent en bon ordre dans le livret) est déjà faite.<br>
  <br>
  Que Notre-Dame bénisse votre Semaine-Sainte et vous y obtienne l'abondance de la grâce de la Rédemption apportée par Jésus-Christ dans son Sacrifice sur la Croix.</span></span>]]></description>
        <pubDate>Tue, 07 Apr 2009 10:36:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">f7f3cb7cf5c0208e57a0a122b937847e</guid>
                <category>Liturgie</category>        <comments>http://www.quicumque.com/article-29963489-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Musicæ sacræ disciplina]]></title>
        <link>http://www.quicumque.com/article-25453443.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: book antiqua,palatino;"><span style="font-size: 12pt;">La sollicitude de l'Église catholique pour les arts liturgiques en général, et pour la musique en particulier, a
    toujours été très grande. Son ampleur et sa rigueur ne manquent pas d'étonner ceux qui ont une idée affaiblie et de la sainteté du culte de Dieu, et de grandeur des arts.</span></span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino;"><span style="font-size: 12pt;">C'est ce qui est particulièrement mis en relief par Pie XII dans son encyclique de Noël 1955. Après avoir
    brièvement parcouru l'histoire de cette sollicitude de l'Église, le Pape énonce ce double principe fondamental et intangible : la musique étant puissament expressive de la foi et de la piété de
    l'artiste qui l'a composée et de celui qui l'exécute, elle ne peut être admise dans les églises – et plus encore au cours des fonctions liturgiques – que si elle procède de la foi catholique et
    d'une vie morale conforme à l'Évangile de Jésus-Christ.</span></span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino;"><span style="font-size: 12pt;">C'est donc l'exclusion de toute musique dont le compositeur ne professe (ou ne ne professait) pas la foi
    catholique ou ne vivait pas chrétiennement : exclusion motivée (le paragraphe 11 est de toute beauté) et sans appel. C'est aussi le rappel de la mission très haute et très sainte de la musique
    appelée à exprimer la foi,&nbsp; à prendre place dans le culte de Dieu et à inspirer la piété des fidèles de Jésus-Christ.</span></span><br>
    <br>
    <span style="font-family: book antiqua,palatino;"><span style="font-size: 12pt;">Mais pourquoi suis-je en train de dire bien mal ce que Pie XII exprime avec tant de bonheur ? Place donc à son
    encyclique <a href="http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/18/98/43/quicumque/Music--sacr--disciplina.pdf">Musicæ sacræ disciplina</a>. Il faut la lire avec intelligence et l'appliquer avec
    docilité.</span></span>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Thu, 04 Dec 2008 18:31:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">997a8d3592abb1d695ddc92d057fbbbd</guid>
                <category>Liturgie</category>        <comments>http://www.quicumque.com/article-25453443-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[En attendant...]]></title>
        <link>http://www.quicumque.com/article-2566982.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: justify">
    <span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Malgré les apparences, et l'absence de publication nouvelle depuis quinze
    jours, je n'oublie pas</span> <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Quicumque</span></em> <span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">: j'y consacre la majeure
    partie de mon temps libre, et vous en aurez bientôt le fruit.<br>
    En effet, je prépare la publication d'une biographie qui donnera un aperçu de l'œuvre de Donoso Cortès – géant de la pensée catholique au dix-neuvième siècle – et j'espère pouvoir la mettre
    en ligne au début du mois de mai.<br>
    Par ailleurs, je continue à transcrire le livre du Père Guérard des Lauriers sur le nouvel</span> <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">ordo missæ</span></em><span style=
    "font-family: 'book antiqua', palatino;">, et souhaite vous en faire profiter morceau par morceau : la deuxième moitié du deuxième chapitre s'étend sur 300 pages de manuscrit... Alors, patience
    !<br>
    <br>
    En attendant, voici deux courtes notices donnant des indications pratiques à propos de la</span> <a href="http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/18/98/43/confession.pdf"><span style=
    "font-family: 'book antiqua', palatino;">confession</span></a> <span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">et de la</span> <a href=
    "http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/18/98/43/communion.pdf"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">communion</span></a> <span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">: elles
    peuvent être utiles à quelques-uns.</span><br></span>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Fri, 28 Apr 2006 10:19:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">76fbc444bf0dfa48567fccbd2959960d</guid>
                <category>Liturgie</category>        <comments>http://www.quicumque.com/article-2566982-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[La bénédiction de Saint-Blaise]]></title>
        <link>http://www.quicumque.com/article-1759063.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: justify">
    <span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">La dévotion à saint Blaise contre les maux de gorge était chère à saint
    François de Sales, qui avait une grande confiance en son intercession.<br>
    <br>
    Saint Blaise [fin du II<sup>e</sup>  début du III<sup>e</sup> siècle], après une vie de piété et de vertu et après avoir saintement occupé le siège épiscopal de Sébaste (Arménie), se retira dans
    une caverne du mont Argée pour y vivre dans la contemplation et la pénitence. Au temps de la persécution de Dioclétien il fut jeté en prison, et là il y guérit les malades, qu'on lui amenait en
    raison de la réputation de sainteté dont il jouissait. Une mère mit à ses pieds son jeune enfant qui étouffait à cause d'une arête demeurée en travers du gosier, en sorte que les médecins
    désespéraient de le sauver. Saint Blaise se mit en prière et demanda à Notre-Seigneur de guérir cet enfant et tous ceux qui, affectés d'un mal semblable, se recommanderaient à lui. L'enfant fut
    aussitôt guéri.<br>
    Après avoir été battu de verges et avoir eu tout le corps déchiré par des peignes de fer, saint Blaise eut la tête tranchée et mourut en confessant glorieusement la foi de Jésus-Christ ; c'était
    le 3 février, et sa fête se célèbre à cette date.<br>
    <br>
    Pour le jour de sa fête, il existe dans le Rituel romain une bénédiction spéciale qui protège contre les maux de gorge.<br>
    Le prêtre commence par bénir deux cierges en récitant l'oraison suivante :<br>
    <br></span> <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">O Dieu tout-puissant et très doux, qui avez créé les variétés de toutes les choses du monde par votre seule parole et qui avez
    voulu que s'incarnât ce même Verbe par lequel toutes choses ont été faites ; qui êtes très grand et immense, terrible et digne de louange, et dont les œuvres sont admirables ; pour la
    confession de la foi en lequel le glorieux évêque et martyr Blaise, ne craignant pas toutes sortes de tourments, a heureusement acquis la palme du martyre ; qui lui avez accordé entre autres
    grâces la prérogative de guérir par votre vertu quiconque serait malade de la gorge : nous prions et supplions votre majesté pour qu'avec bienveillance vous ne considériez pas notre culpabilité
    mais ses prières et ses mérites et que, par votre vénérable tendresse, vous daigniez bé + nir et sancti + fier cette créature de cire en y infusant votre grâce ; de telle sorte que tous ceux qui
    auront mis, avec une sainte confiance, leur cou à son contact soient libérés de toute maladie de la gorge par les mérites de sa passion, et que, guéris et joyeux, ils vous rendent des actions de
    grâce dans votre Église sainte, et louent votre nom glorieux, qui est béni dans les siècles des siècles. Par votre Fils Jésus-Christ notre Seigneur, qui vit et règne avec vous dans l'unité du
    Saint-Esprit, Dieu, pour les siècles des siècles.</span></em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;"><br>
    R. :</span> <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Ainsi soit-il.<br></span></em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;"><br>
    Le prêtre asperge les cierges d'eau bénite. Ceux qui veulent recevoir la bénédiction se mettent à genoux devant l'autel. Le prêtre place les deux cierges en forme de croix sous le menton de
    chacun en disant à chaque fois :<br></span> <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Que Dieu, par l'intercession de saint Blaise, évêque et martyr, te délivre du mal de gorge et
    de tout autre mal. Au nom du Père, et du Fils + et du Saint-Esprit.</span></em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;"><br>
    R. :</span> <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Ainsi soit-il.</span></em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;"><br>
    <br>
    La</span> <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Sacrée Congrégation des Rites</span></em> <span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">a rappelé qu'on doit se
    conformer en tout au Rituel romain (1 février 1924) ; elle a en outre précisé que les deux cierges doivent être éteints (16 janvier 1936) et qu'on peut donner cette bénédiction tout au long de
    la journée du 3 février (3 mars 1936).</span><br></span>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Thu, 02 Feb 2006 06:17:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">4a9fdc45576c95d5560747c978f1d438</guid>
                <category>Liturgie</category>        <comments>http://www.quicumque.com/article-1759063-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Les cierges de la Chandeleur]]></title>
        <link>http://www.quicumque.com/article-1749438.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: justify">
    <span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: 12pt;"><strong><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Origine</span></strong><span style=
    "font-family: 'book antiqua', palatino;"><br>
    <br>
    La fête liturgique de la Purification de la sainte Vierge Marie remonte aux temps apostoliques. La bénédiction des cierges et la procession ont été instituées par le Pape saint Gélase [492-496]
    pour remplacer des solennités païennes des Lupercales et des Amburbales qu'il avait interdites.<br>
    <br></span> <strong><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Symbolisme</span></strong><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;"><br>
    <br>
    Notre Seigneur Jésus-Christ, lumière du monde, est présenté au Temple par la Vierge Mère.<br>
    La cire d'abeille qui a servi à confectionner le cierge est le symbole de la virginité : l'intégrité de Notre-Dame n'a pas été altérée par la chair sainte du divin Enfant, ni dans la
    conception ni à la naissance. La mèche représente l'âme humaine de notre Seigneur Jésus-Christ. La flamme, qui luit en la partie supérieure, symbolise sa divinité.<br>
    Ainsi, le cierge représente le divin Sauveur tout entier – corps, âme et divinité – qui vient illuminer les ténèbres de l'erreur et du péché, et allumer dans le monde entier le feu de l'amour
    divin. La grâce sanctifiante nous rend participants de cette vie divine.<br>
    <br>
    N.B. L'oraison de bénédiction faisant mention explicite du travail des abeilles, il me semble impossible que des cierges qui ne contiennent pas au moins une part notable de cire d'abeille
    puissent être validement bénits.<br>
    <br></span> <strong><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Usage</span></strong><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;"><br>
    <br>
    Dans les oraisons de la bénédiction, l'Église demande que ces cierges allumés chassent les ténèbres de notre esprit, enflamment nos cœurs du feu de la charité et figurent, par leur splendeur
    extérieure, le rayonnement de la lumière du Saint-Esprit qui illumine intérieurement nos âmes. Elle demande aussi que ces flambeaux servent à la santé des âmes et des corps.<br>
    <br>
    La bénédiction des cierges est un sacramental, c'est-à-dire une cérémonie instituée par l'Église qui tire son efficacité de sa prière, et qui a des effets principalement spirituels : un
    sacramental donne des secours particuliers pour que nous soyons disposés à recevoir la grâce sanctifiante. Les sacramentaux ont aussi des effets temporels dans la mesure où cela aide à la
    sanctification des âmes.<br>
    Ils sont ainsi des auxiliaires des sacrements, auxquels ils disposent et dont ils prolongent les effets ; ils ne doivent surtout pas tendre à les remplacer, pas plus qu'ils ne peuvent remplacer
    la vie morale ou la lutte spirituelle : ce serait gravement se fourvoyer que de le croire.<br>
    Celui qui conserve et utilise pieusement les cierges bénits de la chandeleur participe donc d'une façon spéciale à la prière de l'Église et en reçoit beaucoup de grâces.<br>
    <br>
    On les allume principalement :<br>
    – pour implorer la lumière du Saint-Esprit dans les doutes, dans les décisions à prendre, dans les études, dans les jugements qu'on doit porter ;<br>
    – dans les tentations, pour chasser les démons et faire luire la grâce, la force et la pureté de Jésus-Christ ;<br>
    – au chevet des mourants, en souvenir de l'immortalité que notre Seigneur a méritée pour nous, et en signe de la protection de la Vierge Marie dans les derniers combats ;<br>
    – dans les temps de ténèbres et de calamité, dans les tempêtes sur terre ou en mer, dans les guerres et les angoisses de toutes sortes, pour implorer la paix intérieure et la protection divine
    ;<br>
    – au chevet des malades, pour demander la conversion ou la sanctification, l'accroissement de la vie spirituelle, la patience et, si Dieu le veut, la guérison.</span><br></span>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Wed, 01 Feb 2006 06:16:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">628b796c99d698d81019c3a8dfed7a08</guid>
                <category>Liturgie</category>        <comments>http://www.quicumque.com/article-1749438-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Est-il opportun de célébrer la sainte Messe le soir ?]]></title>
        <link>http://www.quicumque.com/article-1732529.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: justify">
    <span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">1. Saint Pie V, dans sa huitième Bulle, révoque tout privilège auparavant
    accordé de célébrer la Messe le soir : il défendit quon la célébrât ainsi « en vertu de la sainte obéissance et sous peine de sa propre indignation et de perpétuelle</span> <em><span style=
    "font-family: 'book antiqua', palatino;">suspens a divinis</span></em> <span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">».<br>
    Source :</span> <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Saint Pie V, un Pape pour notre temps</span></em> <span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">de Pierre Tilloy,
    ed. Forts dans la Foi 1974, page 164.<br>
    <br>
    2. Pie XII, en autorisant à nouveau les Messes du soir, a donné des règles strictes qui manifestent que ce n'est pas une pratique « libre » et indifférente (Constitution apostolique</span>
    <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Christus Dominus</span></em> <span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">du 6 janvier 1953) :<br>
     – autorisation de l'ordinaire ;<br>
     – après 16 heures ;<br>
    &nbsp;– les jours des fêtes de précepte, y compris celles supprimées, les premiers vendredis du mois, les jours où quelque solennité est célébrée avec grand concours de peuple, et une fois
    durant la semaine ;<br>
     – les évêques doivent veiller à empêcher toute interprétation qui étende les facultés concédées.<br>
    <br>
    3. L'instruction du Saint-Office jointe à la précédente Constitution apostolique précise :<br>
    – les fêtes de précepte (même supprimées) sont les suivantes : tous les dimanches, Noël, Circoncision, Épiphanie, Ascension, Fête-Dieu, Immaculée-Conception, Assomption, Saint-Joseph, Saints
    Pierre et Paul, Toussaint [voilà pour les non supprimées, plus :] second et troisième jours de Pâques et de la Pentecôte, Invention de la sainte Croix, Purification, Annonciation, Nativité de la
    Sainte Vierge, Dédicace de Saint-Michel, Nativité de saint Jean-Baptiste ; fêtes des saints Apôtres André, Jacques, Jean, Thomas, Philippe et Jacques, Matthieu, Simon et Jude, Matthias ;
    Saint-Étienne protomartyr, les Saints Innocents, saint Laurent, saint Sylvestre Pape, sainte Anne, le saint Patron du Royaume et du lieu ;<br>
    – le jour de la semaine mentionné, la messe est autorisée « quand cela est nécessaire pour des catégories déterminées de personnes ».<br>
    <br>
    4. Dans le motu proprio</span> <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Sacram Communionem</span></em> <span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">(19 mars 1957), Pie XII
    ôte les restrictions de jours mentionnées ci-dessus, mais précise, pour que les évêques puissent autoriser les messes du soir « à condition que ce soit réclamé par le bien spirituel d'une partie
    notable des fidèles ».<br>
    <br>
    5. Il existe, bien entendu, d'autres arguments (recueillement difficile, jeûne eucharistique périlleux etc.) qui manifestent que ce ne peut être qu'une pratique de dépannage, « de cas de
    nécessité », et non pas de facilité où d'habitude. Il est de toutes les façons interdit que cela se fasse pour la commodité du seul prêtre ou d'un nombre restreint de fidèles.</span><br></span>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Mon, 30 Jan 2006 10:23:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">0f3472ed1292f288e4020c74319e1947</guid>
                <category>Liturgie</category>        <comments>http://www.quicumque.com/article-1732529-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[La législation de l'Église catholique sur la musique sacrée]]></title>
        <link>http://www.quicumque.com/article-1688540.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: 'Times New Roman'; font-size: 12pt;"><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">À l'occasion de la mise en ligne de</span> <a href=
    "http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/18/98/43/tra-le-sollecitudini.pdf"><em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Tra le sollecitudini</span></em></a><span style=
    "font-family: 'book antiqua', palatino;">, le</span> <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">motu proprio</span></em> <span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">de
    saint Pie X sur la musique sacrée, voici quelques rappels qui concernent le droit de l'Église sur la musique sacrée en général. Comme aisément on le verra, cette législation est très stricte,
    bien plus qu'on ne le pense généralement, et malheureusement bien peu respectée, au grand dommage de la dignité du culte divin, et de l'esprit de foi du clergé et des fidèles. Qu'on ne s'y
    trompe pas, l'Église veille avec l'amour d'une mère et la sévérité d'un père sur les arts qui ont tant d'importance pour la formation morale des chrétiens, spécialement sur les arts qui sont
    appelés à constituer ou embellir sa liturgie. On remarquera tout particulièrement l'insistance de Pie XII sur la nécessité de la foi et de la vie chrétienne chez tous ceux qui s'occupent d'art
    sacré, de musique particulièrement : compositeurs, interprètes et exécutants, pour participer à la sainte liturgie ou même pour donner un simple concert dans une église, doivent faire œuvre de
    foi catholique.<br>
    <br>
    Un très vaste domaine de la législation n'est pas ici abordé, celui de la formation musicale des clercs : il manifeste lui aussi, et particulièrement, le soin et la rigueur de l'Église qui ne
    peut surprendre que ceux qui n'ont pas une haute idée de l'influence et de la mission des arts dans la vie chrétienne.<br>
    <br>
    <br></span> <strong><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">A. Droit, influence, sollicitude et vigilance de l'Église</span></strong><span style=
    "font-family: 'book antiqua', palatino;"><br>
    <br>
    « L'Église a reçu du Christ, son fondateur, la charge de veiller sur la sainteté du culte divin. Il lui appartient donc, tout en sauvegardant l'essence du saint Sacrifice et des sacrements,
    d'édicter tout ce qui assure la parfaite ordonnance de ce ministère auguste et public : les cérémonies, les rites, les textes, les prières, le chant. C'est ce qui s'appelle, de son nom propre,
    la liturgie ou action sacrée par excellence. » [Pie XI,</span> <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Divini cultus</span></em><span style=
    "font-family: 'book antiqua', palatino;">, 20 décembre 1928]<br>
    <br>
    « Sous l'impulsion et l'inspiration de l'Église, la science de la musique sacrée a parcouru au cours des siècles un long chemin qui l'a conduite cependant, parfois lentement et non sans
    peine, peu à peu de perfection en perfection : à savoir des simples et pures, mais en leur genre très parfaites, mélodies grégoriennes jusqu'aux grandes et magnifiques œuvres d'art que non
    seulement les voix humaines mais les orgues et les autres instruments de musique ennoblissent, embellissent et amplifient sans limite. Ce progrès de l'art de la musique, de même qu'il démontre
    clairement à quel point l'Église a eu à cœur de rendre le culte divin de jour en jour plus splendide et plus agréable au peuple chrétien, de même manifeste-t-il encore pourquoi l'Église a dû à
    plusieurs reprises s'opposer à ce qu'on dépasse de justes limites et qu'en même temps qu'un vrai progrès s'infiltrent dans la musique sacrée des éléments profanes et étrangers au culte divin
    qui la dépraveraient. » [Pie XII,</span> <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Musicæ sacræ disciplina</span></em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">, 25
    décembre 1955]<br>
    <br>
    « Le premier document ayant force de loi pour toute l'Église fut la constitution</span> <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Docta Sanctorum Patrum
    Auctoritas</span></em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">, publiée en 1324 par Jean XXII, pape résidant en Avignon (1316-1334). Le document rappelle d'abord la raison d'être
    du chant ecclésiastique : « exciter la piété des fidèles ». Suit une longue énumération des abus de la nouvelle école : on donne au chant grégorien un rythme mesuré, en accentuant le premier
    temps de la mesure ; on coupe la mélodie par des hoquets ; on utilise des thèmes efféminés et vulgaires ; on méprise les mélodies de l'Antiphonaire et du Graduel ; on confond les tons
    ecclésiastiques ; on abuse des imitations polyphoniques ; on enivre les oreilles et l'on ne fait aucun bien aux âmes ; l'on va même jusqu'à mimer par des gestes les choses qu'on fait entendre
    ; la musique d'église s'est éloignée de sa fin : oublieuse de la dévotion qu'elle devait inculquer aux fidèles, elle étale au grand jour une mollesse répréhensible.<br>
    <br>
    « Le Pape ne veut pas laisser impunis de tels abus. Défense est faite de renouveler, pendant la messe ou l'office, ces inconvenances ou d'autres semblables. Dans l'avenir, les coupables seront
    suspendus de leur fonction pendant huit jours. Toutefois, il sera permis, de temps en temps, et surtout dans les solennités, d'accompagner le chant ecclésiastique de quelques accords, par
    exemple, à l'</span> <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">octave</span></em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">, à la</span> <em><span style=
    "font-family: 'book antiqua', palatino;">quinte</span></em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">, à la</span> <em><span style=
    "font-family: 'book antiqua', palatino;">quarte</span></em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">, “attendu que des accords de ce genre flattent l'oreille, excitent la dévotion et
    défendent de l'ennui l'esprit de ceux qui chantent la louange divine” ». [Alfred Bernier s.j.,</span> <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Saint Robert Bellarmin et la
    musique liturgique</span></em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">, Montréal 1939, pp. 30-31. Texte de Jean XXII dans Fiorenzo Romita,</span> <em><span style=
    "font-family: 'book antiqua', palatino;">Ius musicæ liturgicæ</span></em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">, Torino 1936, pp. 47-48]<br>
    <br>
    « Afin que la Maison de Dieu paraisse et soit en fait vraiment une maison de prière, on écartera totalement des églises ces musiques, soit à l'orgue soit au chant, où se mêle quelque chose de
    lascif ou d'impur, et de même toutes les actions mondaines, les paroles vaines et profanes, les déambulations, les agitations et les cris. » [Concile de Trente, session XXII (17 septembre 1562).
    Texte dans Fiorenzo Romita,</span> <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Ius musicæ liturgicæ</span></em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">, Torino 1936, p.
    60]<br>
    <br>
    <br></span> <strong><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">B. Principes Généraux</span></strong><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;"><br>
    <br>
    I.</span> <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">La foi</span></em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;"><br>
    <br>
    « C'est pourquoi l'artiste qui ne professe point les vérités de la foi ou s'éloigne de Dieu dans son âme et sa conduite, ne doit en aucune manière s'occuper d'art religieux : il ne possède
    pas, en effet, cet œil intérieur qui lui permette de découvrir ce que requièrent la majesté de Dieu et le culte divin. On ne peut non plus espérer que ses œuvres, privées de tout souffle
    religieux, même si elles révèlent une maîtrise et une certaine habileté extérieure de l'auteur, puissent jamais inspirer la foi et la piété qui conviennent au temple de Dieu et à sa sainteté ;
    elles ne seront donc jamais dignes d'être admises dans les édifices sacrés par l'Église, qui est la gardienne et l'arbitre de la vie religieuse.<br>
    « En revanche, l'artiste qui a une foi robuste et mène une conduite digne d'un chrétien, en agissant sous l'inspiration de l'amour de Dieu et en mettant les dons qu'il a reçus du Créateur au
    service de la religion, au moyen des couleurs, des lignes ou des sons et de l'harmonie, fera tous ses efforts pour exprimer et traduire les vérités qu'il possède et la piété qu'il professe
    avec tant de maîtrise, de charme et de suavité ; cette pratique sacrée de l'art constituera pour lui comme un acte de culte et de religion, et stimulera grandement le peuple à professer la foi
    et à cultiver la piété. De tels artistes ont toujours été et seront toujours honorés par l'Église [...].<br>
    « Ces lois et règles de l'art religieux s'appliquent d'une façon plus rigoureuse et plus sainte à la musique sacrée, car elle est plus proche du culte divin que la plupart des autres
    beaux-arts, comme l'architecture, la peinture, la sculpture. » [Pie XII,</span> <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Musicæ sacræ disciplina</span></em><span style=
    "font-family: 'book antiqua', palatino;">, 25 décembre 1955]<br>
    <br>
    II.</span> <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Sainteté, beauté, universalité</span></em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;"><br>
    <br>
    « La musique sacrée doit donc posséder au plus haut point les qualités propres de la liturgie : la sainteté, l'excellence des formes, d'où naît spontanément son autre caractère :
    l'universalité. » [Saint Pie X,</span> <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Tra le sollecitudini</span></em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">, 22 novembre
    1903]<br>
    <br>
    « Une composition musicale ecclésiastique est d'autant plus sacrée et liturgique que, par l'allure, par l'inspiration, et par le goût, elle se rapproche davantage de la mélodie grégorienne, et
    elle est d'autant moins digne de l'Église qu'elle s'écarte davantage de ce suprême modèle. » [Saint Pie X,</span> <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Tra le
    sollecitudini</span></em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">, 22 novembre 1903]<br>
    <br>
    « Néanmoins, par suite de l'usage profane auquel la musique moderne est principalement destinée, il y aurait lieu de veiller avec un grand soin sur les compositions musicales de style moderne ;
    on n'admettra dans l'église que celles qui ne contiennent rien de profane, ne renferment aucune réminiscence des motifs usités au théâtre, et ne reproduisent pas, même dans les formes
    extérieures, l'allure des morceaux profanes. » [Saint Pie X,</span> <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Tra le sollecitudini</span></em><span style=
    "font-family: 'book antiqua', palatino;">, 22 novembre 1903]<br>
    <br>
    III.</span> <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Subordination</span></em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;"><br>
    <br>
    « Il n'est pas permis, sous prétexte de chant ou de musique, de faire attendre le prêtre à l'autel plus que ne le comporte la cérémonie liturgique. [...] En général, il faut condamner comme un
    abus très grave la tendance à faire paraître, dans les fonctions ecclésiastiques, la liturgie au second rang et pour ainsi dire au service de la musique, alors que celle-ci est une simple partie
    de la liturgie et son humble servante. » [Saint Pie X,</span> <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Tra le sollecitudini</span></em><span style=
    "font-family: 'book antiqua', palatino;">, 22 novembre 1903]<br>
    <br>
    « Aussi l'Église doit-elle, avec toute la diligence possible, veiller à écarter de la musique sacrée, précisément parce que celle-ci est comme l'auxiliaire de la liturgie sacrée, tout ce qui
    convient peu au culte divin ou pourrait empêcher les fidèles présents d'élever leur esprit vers Dieu. » [Pie XII,</span> <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Musicæ sacræ
    disciplina</span></em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">, 25 décembre 1955]<br>
    <br>
    <br></span> <strong><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">C. le Chant grégorien</span></strong><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;"><br>
    <br>
    I.</span> <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Prééminence</span></em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;"><br>
    <br>
    « Ces qualités [sainteté, beauté, universalité], le chant grégorien les possède au suprême degré ; pour cette raison, il est le chant propre de l'Église romaine. » [Saint Pie X,</span>
    <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Tra le sollecitudini</span></em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">, 22 novembre 1903]<br>
    <br>
    « Quant au chant grégorien que l'Église romaine considère comme son bien particulier, héritage d'une antique tradition que sa tutelle vigilante a conservée au cours des siècles, qu'elle
    propose également aux fidèles comme leur bien propre, et qu'elle prescrit absolument en certaines parties de la liturgie, non seulement il ajoute à la beauté et à la solennité des divins
    mystères, mais il contribue encore au plus haut point à augmenter la foi et la piété des assistants. » [Pie XII,</span> <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Mediator
    Dei</span></em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">, 20 novembre 1947]<br>
    <br>
    II.</span> <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Source</span></em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;"><br>
    <br>
    « Les livres de chant grégorien contiennent le chant des diverses parties de l'Office et de la Messe, avec les règles qui sy rapportent.<br>
    « Les récentes éditions typiques Vaticanes de ces livres sont le</span> <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Kyriale</span></em> <span style=
    "font-family: 'book antiqua', palatino;">ou</span> <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Ordinarium Missæ</span></em> <span style=
    "font-family: 'book antiqua', palatino;">(1905), le</span> <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Graduale</span></em> <span style=
    "font-family: 'book antiqua', palatino;">(1907), l'</span><em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Officium pro defunctis</span></em> <span style=
    "font-family: 'book antiqua', palatino;">(1909), le</span> <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Cantorium ou Toni communes Officii et Missæ cum regulis et exemplis</span></em>
    <span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">(1911) et l'</span><em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Antiphonale diurnum</span></em> <span style=
    "font-family: 'book antiqua', palatino;">(1912). » [Le Vavasseur-Haegy-Stercky,</span> <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Manuel de liturgie et cérémonial selon le rit
    romain</span></em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">, Paris 1935, I pp. 29-30]<br>
    <br>
    « Le chant de l'Église est le chant</span> <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">grégorien</span></em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">. L'édition</span>
    <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Vaticane</span></em> <span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">est la seule approuvée ; elle doit être substituée à toutes les
    autres éditions, lesquelles ne peuvent plus être imprimées ni approuvées par les ordinaires. [...]<br>
    « Pour faciliter, surtout aux fidèles, lexécution du chant grégorien, les Ordinaires peuvent approuver le livre reproduisant ce chant avec des</span> <em><span style=
    "font-family: 'book antiqua', palatino;">notes musicales modernes</span></em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">, pourvu que, par ailleurs, il soit conforme en tout à l'édition
    typique ou aux mélodies approuvées.<br>
    « Aux mêmes conditions, et afin de permettre aux chantres de rendre fidèlement les mélodies grégoriennes, les Ordinaires ont le droit d'autoriser, chacun pour son diocèse, l'impression du chant
    grégorien auquel on aurait ajouté, d'autorité privée, des</span> <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">signes rythmiques</span></em><span style=
    "font-family: 'book antiqua', palatino;">. » [Le Vavasseur-Haegy-Stercky,</span> <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Manuel de liturgie et cérémonial selon le rit
    romain</span></em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">, Paris 1935, I p. 165]<br>
    <br>
    III.</span> <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Règles</span></em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;"><br>
    <br>
    « Les chants réservés au célébrant à l'autel et aux ministres doivent toujours et exclusivement être en chant grégorien, sans aucun accompagnement d'orgue. » [Saint Pie X,</span>
    <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Tra le sollecitudini</span></em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">, 22 novembre 1903]<br>
    <br>
    « Dans la psalmodie, il faut avoir soin d'observer les tons indiqués, en tenant compte des cadences intermédiaires et des inflexions propres aux différents modes, de faire la pose convenable à
    l'astérisque, de garder l'unisson parfait dans l'exécution des versets, des psaumes et des strophes des hymnes. » [Pie XI,</span> <em><span style=
    "font-family: 'book antiqua', palatino;">Divini cultus</span></em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">, 20 décembre 1928]<br>
    <br>
    « Il est explicitement interdit, dans toute action liturgique, d'omettre en tout ou en partie un texte liturgique qui doit être chanté, à moins que les rubriques n'en disposent autrement.<br>
    « Si cependant, pour une cause raisonnable, comme par exemple le nombre insuffisant des chanteurs, ou l'imperfection de leur formation musicale, ou même parfois, en raison de la longueur d'une
    cérémonie ou d'une mélodie, l'un ou l'autre des textes liturgiques revenant à la schola ne peut pas être chanté comme il est noté dans les livres liturgiques, il est permis seulement de
    chanter ces textes intégralement, soit</span> <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">recto tono</span></em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">, soit dans l'un
    des tons psalmodiques, avec accompagnement d'orgue si l'on veut. » [Pie XII,</span> <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Instruction de la S. Congrégation des Rites sur la
    musique sacrée et sur la liturgie</span></em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">, 3 septembre 1958 n. 21]<br>
    <br>
    « Le</span> <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Sanctus</span></em> <span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">et le</span> <em><span style=
    "font-family: 'book antiqua', palatino;">Benedictus</span></em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">, s'ils sont chantés en grégorien, doivent être chantés à la suite, sinon
    le</span> <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Benedictus</span></em> <span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">est reporté après la consécration. » [Pie
    XII,</span> <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Instruction de la S. Congrégation des Rites sur la musique sacrée et sur la liturgie</span></em><span style=
    "font-family: 'book antiqua', palatino;">, 3 septembre 1958, n. 27]<br>
    <br>
    <br></span> <strong><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">D. La polyphonie</span></strong><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;"><br>
    <br>
    I.</span> <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Légitimité</span></em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;"><br>
    <br>
    « Les qualités susdites [sainteté, beauté, universalité], la polyphonie classique les possède, elle aussi, à un degré éminent, spécialement celle de l'école romaine, qui, au XVIe siècle,
    atteignit l'apogée de sa perfection grâce à l'œuvre de Pierluigi da Palestrina et continua dans la suite à produire encore des compositions excellentes au point de vue liturgique et musical.
    La polyphonie classique se rapproche beaucoup du chant grégorien, modèle parfait de toute musique sacrée ; aussi a-t-elle mérité de lui être associée dans les fonctions les plus solennelles de
    l'Église. » [Saint Pie X,</span> <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Tra le sollecitudini</span></em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">, 22 novembre
    1903]<br>
    <br>
    « La polyphonie sacrée tient légitimement la première place après le chant grégorien. » [Pie XI,</span> <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Divini
    cultus</span></em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">, 20 décembre 1928]<br>
    <br>
    II.</span> <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Composition et exécution</span></em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;"><br>
    <br>
    « Le texte liturgique doit être chanté tel qu'il est dans les livres, sans altération ni transposition de paroles, sans répétitions indues, sans suppression de syllabes, toujours intelligibles
    aux fidèles. » [Saint Pie X,</span> <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Tra le sollecitudini</span></em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">, 22 novembre
    1903]<br>
    <br>
    « Ces lois exigent que dans cet important domaine on fasse preuve de beaucoup de prudence et de vigilance pour qu'on n'introduise pas dans les églises de la musique polyphonique qui, par un
    genre ampoulé et emphatique, obscurcit par une certaine prolixité les paroles sacrées de la liturgie, interrompt l'action du rite divin ou, en déshonorant le culte sacré, rabaisse complètement
    l'habileté et la valeur des chanteurs. » [Pie XII,</span> <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Musicæ sacræ disciplina</span></em><span style=
    "font-family: 'book antiqua', palatino;">, 25 décembre 1955]<br>
    <br>
    « Il est rigoureusement interdit de changer en quelque façon l'ordre du texte à chanter, d'en altérer ou omettre des paroles ou de les répéter d'une façon qui ne convient pas. Dans les chants
    composés à la façon de la polyphonie sacrée et de la musique sacrée moderne, toutes les paroles du texte doivent être perçues clairement et distinctement. » [Pie XII,</span> <em><span style=
    "font-family: 'book antiqua', palatino;">Instruction de la S. Congrégation des Rites sur la musique sacrée et sur la liturgie</span></em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">, 3
    septembre 1958, n. 21-a]<br>
    <br>
    « Le</span> <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Kyrie</span></em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">, le</span> <em><span style=
    "font-family: 'book antiqua', palatino;">Gloria</span></em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">, le</span> <em><span style=
    "font-family: 'book antiqua', palatino;">Credo</span></em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">, etc. de la messe doivent garder l'unité de composition propre à leur texte. Il
    n'est donc pas permis de composer des morceaux séparés, de façon à ce que chacune de ces parties forme une composition musicale complète, et puisse se détacher du reste et être remplacée par une
    autre. » [Saint Pie X,</span> <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Tra le sollecitudini</span></em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">, 22 novembre 1903]<br>
    <br>
    « Le</span> <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Sanctus</span></em> <span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">de la messe doit être achevé avant l'élévation, et
    par suite le célébrant doit avoir, lui aussi, sur ce point égard aux chantres. Le</span> <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Gloria</span></em> <span style=
    "font-family: 'book antiqua', palatino;">et le</span> <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Credo</span></em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">, selon la
    tradition grégorienne, doivent être relativement courts. » [Saint Pie X,</span> <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Tra le sollecitudini</span></em><span style=
    "font-family: 'book antiqua', palatino;">, 22 novembre 1903]<br>
    <br>
    <br></span> <strong><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">E. La musique instrumentale</span></strong><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;"><br>
    <br>
    I.</span> <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Les instruments</span></em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;"><br>
    <br>
    « Quoique la musique propre de l'Église soit la musique purement vocale, cependant on permet aussi la musique avec l'accompagnement d'orgue. En certains cas particuliers, on admettra aussi
    d'autres instruments. [...] L'usage du piano dans l'église est interdit, comme aussi celui des instruments bruyants et légers, tels que le tambour, la grosse caisse, les cymbales, les
    clochettes etc. Il est rigoureusement interdit à ce qu'on appelle fanfare de jouer dans l'église ; on pourra seulement, en une circonstance spéciale et avec la permission de l'Ordinaire,
    admettre dans les instruments à vent un choix limité, judicieux et proportionné à la grandeur de l'édifice, pourvu toutefois que la composition et l'accompagnement à exécuter soient d'un style
    grave, convenable, et semblable en tout point au style propre de l'orgue. » [Saint Pie X,</span> <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Tra le
    sollecitudini</span></em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">, 22 novembre 1903]<br>
    <br>
    « Il est un instrument qui est proprement d'église, et qui nous vient des anciens : c'est l'orgue, dont l'excellence et la majesté admirable lui ont valu d'être associé aux rites
    liturgiques, soit pour l'accompagnement du chant, soit, durant les silences du chœur et, conformément aux rubriques, pour l'exécution de très douces harmonies. Cependant, là encore, il faut
    éviter le mélange du sacré et du profane : soit par le fait des facteurs d'orgue, soit par les complaisances de certains organistes pour les productions d'une musique toute moderne, on en
    arriverait à détourner ce magnifique instrument de sa fin propre. » [Pie XI,</span> <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Divini cultus</span></em><span style=
    "font-family: 'book antiqua', palatino;">, 20 décembre 1928]<br>
    <br>
    « Outre l'orgue classique, est également admise l'utilisation de l'instrument appelé harmonium, à condition cependant qu'en ce qui concerne tant la qualité des jeux que l'amplitude du son,
    il convienne à un usage sacré.<br>
    « Cette contrefaçon d'orgue qu'on appelle électronique peut provisoirement être tolérée dans les actions liturgiques si les ressources manquent pour l'acquisition d'un orgue à tuyaux, même
    petit » [Pie XII,</span> <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Instruction de la S. Congrégation des Rites sur la musique sacrée et sur la liturgie</span></em><span style=
    "font-family: 'book antiqua', palatino;">, 3 septembre 1958, n. 27]<br>
    <br>
    II.</span> <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Rôle</span></em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;"><br>
    <br>
    « Comme le chant doit toujours primer, l'orgue et les instruments doivent simplement soutenir, et ne jamais le dominer. » [Saint Pie X,</span> <em><span style=
    "font-family: 'book antiqua', palatino;">Tra le sollecitudini</span></em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">, 22 novembre 1903]<br>
    <br>
    « Plus en effet que les instruments, il convient que la voix elle-même se fasse entendre dans le lieu saint : voix du clergé, voix des chantres, voix du peuple. » [Pie XI,</span> <em><span style=
    "font-family: 'book antiqua', palatino;">Divini cultus</span></em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">, 20 décembre 1928]<br>
    <br>
    « Pendant le temps de la consécration, tout chant et, là où c'est la coutume, même la musique d'orgue ou de tout autre instrument doivent cesser. [...] L'orgue doit se taire au moment où le
    prêtre bénit les fidèles à la fin de la messe. » [Pie XII,</span> <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Instruction de la S. Congrégation des Rites sur la musique sacrée et sur
    la liturgie</span></em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">, 3 septembre 1958, n. 27]<br>
    <br>
    « Il faut faire remarquer, par ailleurs, que si, en quelque endroit, la coutume est de jouer de l'orgue au cours de la messe lue [...], il faut réprouver l'usage de jouer de l'orgue, de
    l'harmonium ou de quelque autre instrument presque sans interruption. Ces instruments doivent donc se taire :<br>
    – après l'arrivée du célébrant à l'autel et jusqu'à l'offertoire ;<br>
    – depuis les premiers versets avant la Préface jusqu'au</span> <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Sanctus</span></em> <span style=
    "font-family: 'book antiqua', palatino;">inclusivement ;<br>
    – là où c'est la coutume, depuis la consécration jusqu'au</span> <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Pater noster</span></em> <span style=
    "font-family: 'book antiqua', palatino;">;<br>
    – depuis l'oraison dominicale jusqu'à l'</span><em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Agnus Dei</span></em> <span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">inclusivement
    ; pendant le</span> <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Confiteor</span></em> <span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">qui précède la communion des fidèles ;
    pendant la lecture de la Postcommunion et pendant la bénédiction, à la fin de la messe. » [Pie XII,</span> <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Instruction de la S.
    Congrégation des Rites sur la musique sacrée et sur la liturgie</span></em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">, 3 septembre 1958, n. 29]<br>
    <br>
    « La musique d'orgue et de tout autre instrument est interdite dans toutes les actions liturgiques, sauf la bénédiction du Saint-Sacrement :<br>
    – pendant le temps de l'Avent, c'est-à-dire depuis les premières Vêpres du premier dimanche de l'Avent jusqu'à none de la Vigile de Noël ;<br>
    – pendant le temps du Carême et de la Passion, c'est-à-dire depuis les matines du mercredi des Cendres jusqu'au</span> <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Gloria in
    excelsis Deo</span></em> <span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">de la messe solennelle de la Vigile pascale ;<br>
    – aux féries et le samedi des Quatre-Temps de septembre, si l'on en dit l'office et la messe ;<br>
     à tous les offices et messes des défunts.<br>
    « De plus, la musique des instruments autres que l'orgue est interdite les dimanches de la Septuagésime, de la Sexagésime et de la Quinquagésime et aux féries qui suivent ces dimanches.<br>
    « À la prohibition qui affecte les temps et les jours ci-énoncés sont apportées les exceptions suivantes :<br>
    – la musique de l'orgue et des autres instruments est autorisée les jours de fête de précepte et fériés (sauf les dimanches) ainsi qu'aux fêtes du patron principal du lieu, du titulaire ou de
    l'anniversaire de la dédicace de l'église et du titulaire ou du fondateur de la famille religieuse, ou si une solennité extraordinaire se présente ;<br>
    – la musique de l'orgue seulement, ou de l'harmonium, est autorisée le troisième dimanche de l'Avent et le quatrième dimanche de Carême ; ainsi que le Jeudi saint à la</span> <em><span style=
    "font-family: 'book antiqua', palatino;">Missa Chrismatis</span></em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">, et depuis le début de la messe solennelle du soir</span>
    <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">in Cena Domini</span></em> <span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">jusqu'à la fin du</span> <em><span style=
    "font-family: 'book antiqua', palatino;">Gloria in excelsis Deo</span></em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">.<br>
    « La musique de l'orgue, ou de l'harmonium, est également autorisée à la messe et aux Vêpres, uniquement pour soutenir le chant. [...]<br>
    « Pendant tout le triduum sacré, c'est-à-dire depuis le milieu de la nuit qui précède le Jeudi saint jusqu'au</span> <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Gloria in excelsis
    Deo</span></em> <span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">de la messe solennelle de la Vigile pascale, l'orgue et l'harmonium doivent rester absolument silencieux, et ils ne doivent
    même pas être utilisés pour soutenir le chant, sauf les exceptions données plus haut. » [Pie XII,</span> <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Instruction de la S. Congrégation
    des Rites sur la musique sacrée et sur la liturgie</span></em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">, 3 septembre 1958, nn. 81-84]<br>
    <br>
    <br></span> <strong><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">F. Les cantiques populaires</span></strong><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;"><br>
    <br>
    I.</span> <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Composition</span></em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;"><br>
    <br>
    « Pour que ces cantiques religieux servent au peuple chrétien et lui valent des fruits spirituels, il faut qu'ils se conforment pleinement à la doctrine de la foi chrétienne, qu'ils la
    présentent et l'expliquent d'une façon juste, qu'ils utilisent une langue facile et une musique simple, qu'ils évitent la prolixité ampoulée et vaine des paroles et, enfin, qu'ils comportent
    une certaine dignité et une certaine gravité religieuse. » [Pie XII,</span> <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Musicæ sacræ disciplina</span></em><span style=
    "font-family: 'book antiqua', palatino;">, 25 décembre 1955]<br>
    <br>
    II.</span> <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Restrictions</span></em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;"><br>
    <br>
    « La langue propre de l'Église romaine est la langue latine. Il est donc interdit de chanter quoi que ce soit en langue vulgaire pendant les fonctions solennelles de la liturgie. » [Saint Pie
    X,</span> <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Tra le sollecitudini</span></em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">, 22 novembre 1903]<br>
    <br>
    « Dans les messes</span> <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">in cantu</span></em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">, le latin doit être exclusivement
    employé, non seulement par le prêtre célébrant et les ministres, mais aussi par la schola ou les fidèles. » [Pie XII,</span> <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Instruction
    de la S. Congrégation des Rites sur la musique sacrée et sur la liturgie</span></em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">, 3 septembre 1958, n. 14-a]<br>
    <br>
    «  ... bien qu'ils ne puissent pas être utilisés dans les messes chantées solennelles...  » [Pie XII,</span> <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Musicæ sacræ
    disciplina</span></em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">, 25 décembre 1955]  [Une réponse de la sacrée Congrégation des Rites du 1</span><span style=
    "font-family: 'book antiqua', palatino;">er</span> <span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">juin 1956 précise qu'il faut entendre par là toute messe chantée, même sans ministre
    sacré. Texte dans la</span> <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Revue Grégorienne</span></em> <span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">1956-5, p. 141.]<br>
    <br>
    « ... tout en observant la loi qui veut que les paroles liturgiques elles-mêmes ne soient pas chantées en langue vulgaire. » [Pie XII,</span> <em><span style=
    "font-family: 'book antiqua', palatino;">Musicæ sacræ disciplina</span></em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">, 25 décembre 1955]<br>
    <br>
    <br></span> <strong><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">G. Les concerts dans les églises</span></strong><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;"><br>
    <br>
    « Cependant là où il n'existe pas de salle de concert, ni d'autres salles pouvant convenir, et où néanmoins on estime qu'un concert de musique religieuse peut apporter un bien spirituel aux
    fidèles, l'Ordinaire du lieu peut permettre qu'il ait lieu dans une église, en observant cependant ce qui suit :<br>
    – pour organiser un concert, quel qu'il soit, il faut une autorisation écrite de l'Ordinaire du lieu ;<br>
    – cette autorisation doit être précédée d'une demande écrite précisant le moment où le concert doit avoir lieu, les titres des œuvres, les noms des chefs (organiste et maître de chœur) et des
    artistes ;<br>
    – l'Ordinaire du lieu ne doit pas accorder d'autorisation sans avoir bien constaté, après avoir entendu l'avis de la Commission diocésaine de musique sacrée et, le cas échéant, d'autres
    experts en cette question, que les œuvres proposées se distinguent non seulement par leur valeur artistique, mais aussi par leur sincère piété chrétienne ; il doit également s'assurer que les
    exécutants ont les qualités dont il est question aux numéros 97 et 98 [n. 97 : « Tous ceux qui ont une part dans la musique sacrée, comme les compositeurs, les organistes, les maîtres de chœur,
    les chanteurs ou même les musiciens, doivent avant tout être pour les autres fidèles des exemples de vie chrétienne, étant donné qu'ils participent à la liturgie, directement ou indirectement. »
    ; n. 98 : « En plus de cette haute qualité de foi et de vie chrétienne, ils doivent avoir une formation plus ou moins grande en ce qui concerne la liturgie et la musique sacrée, proportionnelle à
    leur condition et à leur participation à la liturgie (...). »] ;<br>
    – le Saint-Sacrement doit, en temps voulu, être retiré de l'église et être déposé d'une façon décente dans une chapelle ou même à la sacristie ; sinon, il faudra avertir les auditeurs que le
    Saint-Sacrement est présent dans l'église et le recteur de léglise doit soigneusement veiller à ce qu'aucune irrévérence ne soit commise ;<br>
    – si des billets d'entrée doivent être vendus, ou si des programmes doivent être distribués, que tout cela se fasse en dehors de l'église ;<br>
    – les musiciens, les chanteurs et les auditeurs doivent avoir une tenue et un habillement corrects, convenant pleinement à la sainteté du lieu sacré ;<br>
    – en tenant compte des circonstances, il est bon que le concert se termine par quelque exercice de piété ou, mieux, par la bénédiction du Saint-Sacrement, afin que l'élévation spirituelle, que
    le concert avait pour but de susciter, soit comme couronnée par cette cérémonie sacrée. » [Pie XII,</span> <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Instruction de la S.
    Congrégation des Rites sur la musique sacrée et sur la liturgie</span></em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">, 3 septembre 1958 n. 55]<br>
    <br>
    <br></span> <strong><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">H. Quelques précisions</span></strong><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;"><br>
    <br>
    I.</span> <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Les Chorales</span></em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;"><br>
    <br>
    « Les chantres remplissent dans l'église un véritable office liturgique ; partant, les femmes étant incapables de cet office ne peuvent être admises à faire partie du chœur ou de la maîtrise. »
    [Saint Pie X,</span> <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Tra le sollecitudini</span></em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">, 22 novembre 1903]<br>
    <br>
    « On n'admettra à faire partie de la maîtrise de l'église que des hommes d'une piété et d'une probité de vie reconnues, qui par leur maintien modeste et pieux durant les fonctions liturgiques
    se montrent dignes de l'office qu'ils remplissent. » [Saint Pie X,</span> <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Tra le sollecitudini</span></em><span style=
    "font-family: 'book antiqua', palatino;">, 22 novembre 1903]<br>
    <br>
    « Là où un tel chœur ne peut pas être constitué, il est permis de créer un chœur de fidèles, soit mixte, soit de dames et jeunes fille seulement. Ce groupe se placera dans un lieu qui lui soit
    propre, situé hors de l'enceinte du chœur ; les hommes doivent être séparés des dames et jeunes filles, en évitant soigneusement tout inconvénient. » [Pie XII,</span> <em><span style=
    "font-family: 'book antiqua', palatino;">Instruction de la S. Congrégation des Rites sur la musique sacrée et sur la liturgie</span></em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">, 3
    septembre 1958, n. 100]<br>
    <br>
    II.</span> <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Les appareils automatiques</span></em> <span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">« L'usage des appareils
    automatiques comme : l'orgue automatique, le gramophone, la radio, le dictaphone ou magnétophone, et d'autres du même genre, est absolument interdit dans les actions liturgiques et les
    exercices de piété, qu'ils se déroulent à l'intérieur de l'église ou au dehors, même s'il ne s'agit que de transmettre des sermons ou de la musique sacrée, ou s'il sagit de chanteurs se
    substituant au chant des fidèles ou même le soutenant. [...] Il est permis d'utiliser les appareils appelés haut-parleurs, même dans les actions liturgiques et les exercices de piété, s'il
    sagit d'amplifier la voix même du prêtre célébrant etc. » [Pie XII,</span> <em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">Instruction de la S. Congrégation des Rites sur la musique
    sacrée et sur la liturgie</span></em><span style="font-family: 'book antiqua', palatino;">, 3 septembre 1958, nn. 71-72]</span></span>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Wed, 25 Jan 2006 10:12:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">e7c0cdd5a7b1839c6946ea69cdd95e8a</guid>
                <category>Liturgie</category>        <comments>http://www.quicumque.com/article-1688540-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
 </channel>

</rss>
