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27 avril 2013 6 27 /04 /avril /2013 14:45

Il y a en marge de la vie politique française trois débris : M. Valéry Giscard d’Estaing, né en 1926 ; M. Jacques Chirac, né en 1932 ; Mme Simone Veil, née en 1927. Si je les appelle débrisce n’est pas en raison de leur délabrement physique et intellectuel (que j’ignore), mais parce que ce sinistre trio est signataire et promulgateur de la « loi » du 17 janvier 1975 autorisant l’assassinat des enfants dans le sein maternel.

Catéchisme : Quels sont les péchés qui crient vengeance devant Dieu ? 1.  L’homicide volontaire…

Il est difficile voire impossible de faire des comptes : mais on peut estimer que ces tristes personnages sont responsables, en trente-huit ans, d’au moins dix millions de morts. 10 000 000 ! Alors ne vous étonnez pas que je les appelle des débris… c’est encore trop gentil.

Et ils sont encore en vie. Tout pays civilisé les aurait condamnés à mort, mais il n’y a plus de pays civilisé. Et puis « Dieu ne veut pas la mort du pécheur, mais qu’il se convertisse et qu’il vive » [cf. Ézéchiel XVIII, 32]. Il ne leur reste plus beaucoup de temps pour se convertir au vrai Dieu Un et Trine, pour faire pénitence, pour réparer autant que faire se peut. Ils vont vers le Jugement de Dieu et vers leur éternité : ils n’ont pas l’air de s’en rendre compte, et il n’y a plus de défenseurs de la Cité (c’est ainsi qu’on nommait jadis les évêques catholiques) pour le leur dire avec quelque force.

Ils ne sont pas les seuls responsables : il y a tous ceux qui ont voté cette loi, tous ceux qui l’ont favorisée, tous ceux qui en raison de leur position sociale auraient dû la condamner et qui se sont tus ; il y a tous ceux qui ont demandé, exigé ou accepté que soient perpétrés ces crimes ; il y a tous ceux qui les accomplissent, et qui osent encore se parer du nom de médecins ou d’infirmières, lors qu’ils ne sont que des tueurs à gage (puisqu’ils sont payés pour assassiner).

Ces criminels n’ont pas seulement privé ces enfants de la vie naturelle, ils les ont privés du Baptême et de la vie bienheureuse dont le Baptême est une condition nécessaire.

La France, comme la quasi-totalité du monde entier, est un immense charnier où les assassins pérorent et tiennent le haut du pavé.

*

Il y a au sommet de la vie politique française trois débris : M. François Hollande né en 1954 ; M. Jean-Marc Ayrault, né en 1950 ; Mme Christiane Taubira, née en 1952. Si je les appelle débris, ce n’est pas en raison de leur délabrement physique et intellectuel (que j’ignore), mais parce que ce sinistre trio est signataire et promulgateur de la « loi » du 23 avril 2013 autorisant et légalisant les unions pseudo-matrimoniales contre-nature et toutes les perversions qui s’ensuivent.

Catéchisme : Quels sont les péchés qui crient vengeance devant Dieu ? … 2.  Le péché impur contre nature…

Cette subversion radicale de la société est un crime qui prive les enfants d’une vraie famille et tous les citoyens d’une vraie société. Le dernier « lien social » reste l’impôt, et celui-ci est levé pour financer la chute de la société dans l’abîme du péché. C’est une barbarie totale qui est ainsi instituée, rendant publiques et diffusives les choses les plus répugnantes et les plus écœurantes, les pires dépravations de la nature déchue. L’orgueil et la sensualité de l’homme causent une déchéance infernale – au sens propre du terme.

Ce sinistre trio n’est pas le seul responsable de cette dégénérescence qui semble irréversible : il y a tous les invertis publics ou secrets qui colonisent la société, qui s’insinuent dans tous les partis politiques de gauche à droite, du centre aux extrêmes. Toute la société est complice, par perversité ou par lâcheté, par crainte ou par méchanceté, par ignorance ou par trahison.

*

—   Toute la société complice ? Vous avez trop bu et pas assez vu, mon ami ! les immenses manifestations et les démonstrations numériques ont de quoi réjouir.

Il y a beaucoup de braves gens qui ont payé de leur temps, de leur bourse et de leur personne pour manifester contre la loi : il ne faut pas nier leur courage et je ne le fais pas. Cependant, je ne partage en rien votre réjouissance, et cela pour deux raisons.

La première raison est qu’il est vain et néfaste de combattre les conséquences en acceptant les principes, et plus encore en prenant leur défense. Or ces ultimes perversions (ultimes ? nous n’avons peut-être rien vu encore) sont préparées depuis longtemps et bien profondément. Tout le processus révolutionnaire pour chasser de la société le saint nom de Dieu a emprunté le chemin très efficace de la destruction du mariage et de la famille.

Les lois sur le mariage civil et le divorce, les lois instituant la vente publique et remboursée de contraceptifs de préservatifs et d’abortifs en tout genre, les lois mettant sur le même plan les enfants légitimes et les illégitimes, les lois instituant une pseudo-égalité parentale, celle qui relègue le mariage dans une prétendue sphère privée…

Les modes vestimentaires détruisant toute dignité et toute modestie et gommant la séparation des sexes ; les modes de pensée libertaires ; les modes de langage dissolvant toute pensée et répandant la grossièreté…

Les usages familiaux abolissant la véritable éducation, ne distinguant plus entre les vrais et les faux ménages, confiant les enfants à une école qui répand l’apostasie ou le scepticisme, l’immoralité ou l’indifférence…

… Ces lois, ces modes et ces usages sont acceptés, utilisés voire loués par l’immense majorité des « opposants » qui du coup ne s’opposent ni vraiment, ni réellement ni efficacement (l’efficacité du ballon rose et du braillement dans un porte-voix restant à démontrer).

—   Mais, il y a des gens qui ont combattu et manifesté explicitement pour la loi naturelle, des catholiques notamment !

C’est vrai, c’est pourquoi j’en viens à ma seconde raison.

Les promoteurs de toutes les perversions sociales (ou sociétales comme on dit en jargon psycho-socio-politico-pédant), ces promoteurs se réclament à grand cri des Droits de l’Homme majusculaires, des Droits de l’homme sans Dieu ajoutent par pléonasme ceux qui en rejettent l’idéologie.

Beaucoup d’opposants à toutes les perversions sociales les combattent au nom de la loi naturelle – ce qui n’est pas mal visé du tout, à ceci près qu’il s’agit (presque) toujours de la loi naturelle sans Dieu. Et c’est là que gît le grand mal.

Dieu fait partie de la loi naturelle. Il est constitutif de la nature des choses, il est inhérent à la nature humaine d’être créée et d’être finalisée par Dieu. La loi naturelle pour l’homme est principalement une loi morale (c'est-à-dire une loi à accomplir volontairement) : cette loi est de connaître la vérité et de faire le bien – et la vérité première est Dieu et le bien suprême est Dieu. Le résumé de la loi naturelle, c’est le Décalogue qui comporte dix Commandements (et non sept), qui est inscrit sur deux Tables de la Loi (et non sur une seule).

La loi naturelle sans Dieu ? c’est une caricature ; c’est une parodie sans vérité ni efficacité.

Que sont donc ces combats législatifs et ces grandes manifestations où s’opposent les Droits de l’homme (sans Dieu) et la Loi naturelle (sans Dieu) ? C’est l’union dans le sans Dieu, c’est un pas de plus dans l’apostasie sociale.

Que sont ces grandes réclamations d’un référendum pour savoir si le péché contre nature doit être légalisé ? C’est la proposition d’un renouvellement du choix entre Jésus et Barrabas : c’est un pas de plus dans l’apostasie sociale.

Les catholiques qui manifestent croient en Dieu, ils proclament la royauté sociale de Notre-Seigneur Jésus-Christ : c’est leur honneur.

Mais ces manifestations qui ont été inefficaces pour empêcher le vote de la loi (ce n’est pas de leur faute) les auront habitués à ne considérer qu’une caricature de la loi naturelle, et à admettre la légitimité d’un référendum populaire mettant aux voix la loi divine. Ce sont hélas peut-être les seules traces qui leur resteront.

*

—   Vous êtes du genre démolisseur et décourageant !

Ne le croyez pas. Comme vous, comme beaucoup, je me demande chaque jour ce qu’il faut faire. Prier et faire pénitence, bien sûr, avec cent fois plus de ferveur et d’esprit de sacrifice. Apprendre avec rigueur la doctrine catholique dans son unité cohérente, et particulièrement sa doctrine sociale : cela afin de l’appliquer et d’en proclamer ce qui ne sera ni une diminution ni une caricature.

Et puis après… suivant les fluctuations de l’imagination, je vais de la bombe atomique à l’île déserte en passant par le pistolet mitrailleur. Ce qui est plus immédiat et plus certain, c’est qu’il faut œuvrer avec intelligence et persévérance pour bâtir ; pour arracher les âmes au maelström de la perdition ; pour préparer des apôtres, des martyrs et des élites.

Et puisque vous désirez être encouragé et fortifié, ce qui se peut parfaitement comprendre, lisons ensemble l’écho d’une grande voix résonnant pour notre temps.

*

À la France qui s’apprête à voter une constitution politique négatrice de Dieu et blasphématoire, Pie XII envoie le cardinal Ottaviani comme légat au Congrès marial international (16 septembre 1958). Le Cardinal, au nom du Pape qui vit ses derniers jours, prononce un discours pathétique sur l’apostasie sociale et sur les lois qui officialisent les péchés des législateurs :

« La société moderne est travaillée par une fièvre de renouvellement à faire peur. Elle est aussi infestée d’hommes qui veulent se prévaloir de nos souffrances pour nous imposer leurs caprices, faire peser sur nous la tyrannie de leurs vices, construire parmi nous le repaire de leur débauche et de leurs rapines. Le mal assume des proportions immenses et il prend un caractère apocalyptique. Jamais l’humanité n’avait connu un tel péril. D’une heure à l’autre nous pouvons perdre non seulement la vie, mais aussi la civilisation et toute espérance. Le présent peut nous échapper avec le futur. Nous ne risquons pas seulement la perte de nos richesses, mais la ruine des bases même de la vie en société (…).

« Aujourd’hui, comme au temps des grandes hérésies, sévit une science de demi-savants qui se servent de la doctrine pour flatter leur vanité sans éprouver à l’égard de la sagesse des choses sacrées la crainte révérencielle nécessaire. Je parle de la prétendue science des demi-savants, car rarement les vrais savants, les grands savants se sont opposés au magistère suprême de l’Église. Cette science facile des demi-savants s’est efforcée de réduire l’éternité au temps, le surnaturel à la nature, la grâce à l’effort humain et Dieu à l’homme.

« Si Marie ne revient pas parmi nous, comment ne pas craindre les conséquences de tant d’erreurs et de tant d’horreurs ?

« Que deviendrons-nous ? De qui espérerons-nous le salut ? Certainement pas des puissances humaines. L’expérience de chaque jour montre trop clairement la vérité de l’avertissement divin : Ne mettez pas votre espérance dans vos chefs incapables de vous procurer le salut (Ps. CXLV,  2). Leur incapacité se manifeste clairement : Il y a quarante ans une tache de sang rouge, versé par la tyrannie, a commencé de faire peser le poids de la plus insupportable oppression sur les hommes et sur leurs intelligences, sur les individus et sur les nations. Malgré les efforts des hommes d’État pour la contenir, elle n’a jamais cessé de s’élargir et menace de nos jours tout ce qui reste de liberté et de dignité humaine dans le monde entier. Le Seigneur lui-même semble vouloir demeurer sourd à notre voix. On dirait qu’il affecte de se livrer au sommeil qui provoquait la prière du prophète : Levez-vous, Seigneur, pourquoi dormez-vous ? et qui arrachait aux disciples un cri désolé dans la barque secouée par la tempête.

« Le Seigneur semble nous dire, à nous aussi : “Mon heure n’est pas encore venue” (Jo. II,  4). Mais l’Immaculée, la Mère de Dieu, image et protectrice de l’Église, nous a prouvé à Cana qu’elle avait et pouvait obtenir en quelque façon, l’anticipation de l’heure divine. Nous, nous avons vraiment besoin que cette heure vienne vite (…).

« À cause de nos péchés, nous méritons les massacres les plus cruels, les exécutions les plus dépourvues de pitié. Nous avons chassé son Fils de nos écoles, de nos places publiques et de nos maisons. Nous l’avons chassé du cœur de tant d’hommes, nos générations ont renouvelé le cri d’autrefois : Nous ne voulons pas que cet homme règne sur nous (Luc. XIX,  14). Entre Barabbas et Jésus, nous avons choisi Barabbas. Entre le maître de l’univers et le malfaiteur, nous avons préféré Barabbas (…).

« Marie, Mère d’amour et de douleur, Mère de Bethléem et du calvaire, Mère de Nazareth et de Cana, intervenez pour nous, hâtez l’heure divine (…). Nous n’en pouvons plus, ô Marie, la génération humaine va périr, si vous n’intervenez pas. »

 

Extrait de Notre-Dame de la Sainte-Espérance  n. 280 (mai 2013)

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Published by Abbé Hervé Belmont - dans Doctrine sociale de l'Église
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