Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 09:52

Le fléau de Dieu

ou

Le bal des hypocrites

Il est difficile d’échapper au tam-tam médiatique, il est impossible de l’ignorer : l’hebdomadaire blasphèmirique dénommé Charlie-Hebdo a subi une attaque meurtrière au cours de laquelle douze personnes ont trouvé la mort (et au bout du compte, ce sont vingt morts que l’affaire comptabilise). Cet épisode sanglant occupe le devant de la scène pendant une semaine, et constitue un prétexte vraiment très opportun (!) pour achever la déchristianisation de la société, notamment dans les écoles. Faut-il appliquer l’adage Id fecit cui prodest ?

Un crime est un crime, un assassinat est un assassinat. Il ne saurait être question d’approuver ou de se réjouir en quoi que ce soit ce genre d’« expédition punitive » qui usurpe les droits de Dieu seul maître la vie humaine. Mais il convient aussi de replacer les choses dans leur véritable perspective.

1.   Ce jour-là, mercredi 7 janvier, plus de 200 000 personnes sont décédées dans le monde : les douze malheureux ne représentent que moins de 12/200 000, soit moins 0,006 % des morts quotidiens. Beaucoup d’hommes sont morts de faim, de crime, de maladies douloureuses, de chutes malencontreuses, d’accidents brutaux : y a-t-on pensé ? a-t-on prié pour le salut de leur âme et pour adoucir le chagrin de leurs proches ? En France, la mort de 2000 personnes a été recensée ce même jour. Mais ce ne sont pas des morts intéressantes, n’est-ce pas ? Il y a des morts qui sont plus égaux que les autres…

—  Mais vous plaisantez ! Là il s’agit de meurtres : c’est tout autre chose !

—  Eh bien, parlons-en. Je n’ai pour l’instant mentionné que les morts de personnes ayant un état civil. Car, dans le même temps de 24 heures, et pour la seule France, ce sont plusieurs milliers d’enfants innocents qui ont été froidement assassinés dans le sein de leur mère : par meurtre soit chirurgical, soit chimique soit mécanique. A-t-on envoyé la police pour traquer et embastiller les assassins et leurs complices ? Pensez donc ! les deniers publics (les nôtres…) rémunèrent le prétendu « système de santé » dont les membres sont ainsi devenus des tueurs à gage. Quand on paie ses impôts, on finance le terrorisme abortif ; quand on paie son carburant, on finance le terrorisme islamique…

Quoi qu’il en soit, la balle d’un tueur, la virulence d’un agent pathogène, l’imprudence d’un chauffard, la catastrophe naturelle, la crise cardiaque ou la vieillesse ne sont que les huissiers de la Justice divine. Car mourir, c’est être cité au Tribunal de Jésus-Christ pour y rendre compte de la gestion de la vie et du temps que la Providence nous a impartis ; pour rendre compte du Sang et de la grâce de Jésus-Christ ; plus précisément, pour être examiné sur la présence (ou l’absence…) dans l’âme de la vertu théologale de charité (laquelle ne peut y être présente que si elle a été soutenue par la foi catholique et par l’espérance surnaturelle). C’est ainsi que se décide notre éternité, sans possibilité de retour ni d’appel.

2.   Parmi les morts à déplorer dans l’attaque des locaux de Caïphe-Hebdo, il y a des personnes qui n’étaient présentes que fortuitement, accomplissant leur devoir d’état. Elles et leur famille ont droit à toute notre compassion.

Mais la majorité des victimes appartenait à la rédaction d’une immonde publication, accumulant depuis des décennies blasphème sur blasphème contre Notre-Seigneur Jésus-Christ, contre sa sainte Mère et contre son Église. En particulier leur récent numéro hors-série traitant de Noël n’était qu’une grossière profanation du mystère de l’Incarnation, outrageant en texte et en image la sainte Vierge Marie, insultant à la foi catholique et à la piété des chrétiens.

Comment ne pas évoquer le Jugement de Dieu ? Car à tous les pécheurs défiant la justice divine que s’adresse notre souverain Juge (Psaume XLIX, 17-22) : « Toi qui hais la discipline, et qui as rejeté derrière toi mes paroles. Si tu voyais un voleur, tu courais avec lui, et tu mettais ta part avec les adultères. Ta bouche a été remplie de malice, et ta langue ourdissait la fraude. Tu t’asseyais pour parler contre ton frère, et tu tendais des pièges contre le fils de ta mère. Voilà ce que tu as fait, et je me suis tu. Tu as cru d’une manière impie que je te serais semblable. Je te reprendrai, et je mettrai tout sous tes yeux. Comprenez ces choses, vous qui oubliez Dieu ; de peur qu’il ne déchire, sans que personne puisse délivrer. »

Les gens de Caïphe-Hebdo donnent l’impression de ne rien respecter. Ce n’est bien sûr qu’un trompe-l’œil : ils se gardent bien de s’attaquer aux maîtres de la pénombre, au dogme qu’ils imposent, au système qu’ils ont mis en place. La Révolution s’exerce en deux temps : Solve et Coagula. Ce torchon-hebdo s’emploie à dissoudre, à détruire, à souiller. Non seulement il est incapable de bâtir quoi que ce soit, mais encore il ne saurait attenter à l’ordre occulte qui s’édifie sur les ruines de la chrétienté : il en mourrait dans l’heure.

Aussi depuis des décennies, il vit de la dérision de la vérité et de la vertu ; son prétendu humour corrosif s’exerce contre tout ce qui est vrai, bon et beau. L’insolence dans le blasphème tient lieu de talent à ses dessinateurs et rédacteurs, qui ne sont que de médiocres ratés.

Le fléau de Dieu est passé… Dans l’histoire de la chrétienté, l’Islam a souvent rempli cet office : il s’est implanté sur des terres désolées et affaiblies par l’hérésie, le schisme ou l’apostasie. Il est le châtiment des mauvais chrétiens.

3.   Quand la guerre islamique massacre les chrétiens en Syrie, en Afrique ou en Indonésie, on ne s’émeut pas beaucoup. C’est pourtant tous les jours de l’année que les morts abondent sous ses coups. Mais si l’Islam s’en prend à des provocateurs, à la lie de la société apostate, au flambeau d’une prétendue liberté dévoyée et arrogante, là on se souvient qu’il faut lutter pour la paix publique et pour la justice.

L’Islam est le fléau de Dieu, et il ne le sait pas. Il ne le sait pas d’abord parce que les méthodes qu’il emploie et les buts qu’il poursuit sont contraires à la justice naturelle et au droit des gens — et en cela il doit être combattu sans faiblesse. La lâcheté du pouvoir politique devant son organisation criminelle est effarante.

L’Islam ne sait pas qu’il est le fléau de Dieu parce qu’il ne connaît pas Dieu. Il prétend agir en son nom, mais ce n’est pas le vrai Dieu qu’il vénère. Les catholiques ont-ils le même Dieu que les juifs et les musulmans ?  

La religion laïciste (religion d’État en France) prend un hypocrite prétexte des attentats criminels perpétrés par des musulmans pour fustiger « les religions ». De religion tout d’abord, il n’y a qu’une vraie, parce que Dieu ne se contredit pas lui-même. Et puis, l’Islam n’est pas une religion : il est une guerre contre l’adorable Trinité et contre la chrétienté. Il n’est rien d’autre, même si beaucoup de musulmans au tempérament pacifique s’y trompent. Faire la guerre, tuer les chrétiens, ce n’est pas accidentel à l’Islam : c’est son essence, c’est sa raison d’être.

Ce qui est accidentel chez lui, c’est de tuer les blasphémateurs du vrai Dieu, c’est de se révolter contre ses maîtres…

4.   Pendant ce temps-là, la plupart des catholiques ont pris l’habitude de ne pas considérer la nature des choses ; ils en sont réduits à des jugements qui relèvent du sentiment, de la commodité, de l’habitude.

La fin de l’Islam est de faire la guerre aux catholiques, et on voudrait l’apprivoiser (est-ce là le fameux « sens de l’histoire »?). Il ne faut pas apprivoiser l’Islam (chose impossible) mais travailler à convertir les musulmans égarés dans les ténèbres de cet immense leurre.

La fin du système scolaire républicain (et de l’école prétendument libre qui a adopté son esprit, ses méthodes et ses programmes) n’est pas d’apprendre à lire, écrire et compter (ça se saurait !) mais de répandre l’incrédulité et le mépris des mœurs chrétiennes. Les parents catholiques y envoient leurs enfants et font mine de s’étonner que ceux-ci perdent la foi. La responsabilité des parents est immense, mais ils ne sont jamais à court de prétextes.

Le libéralisme est par nature la voie de l’esclavage. Et pourtant on caresse toujours ce libéralisme même quand on a découvert qu’il enfante des terroristes. L’épisode Caïphe-Hebdo a révélé bien des cœurs, entre autres celui de ceux qui sont venus doctement nous enseigner que la liberté est le plus grand des biens, et que les blasphémateurs meurtris étaient des martyrs de la civilisation occidentale. Rien que ça !

*

Il faut commencer par apprendre (ou réapprendre) la doctrine de l’Église, tant dogmatique que morale et sociale : sans cela la vie chrétienne, quel que soit le cœur qu’on y veut mettre, ressemble au travail de Pénélope.

Partager cet article

Repost 0
Published by Abbé Hervé Belmont
commenter cet article

commentaires

Monica Vizonie 01/05/2015 13:27

Moi, j'ai deja commente sur ce sujet. Et je n'ai pas trouve que les agresseurs etaient en faute, pour le simple fait que les caricatures etaient sans doute susceptibles d'avoir des reactions de ce genre, s'il s'agit des Musulmans. Mais je ne savais pas qu'ils avaient caricaturise meme Jesus et Sa Sainte Mere. Maintenant je suis convaincue: les publications de ce genre, qui provoquent a l'aveugle, ne representent d'aucune maniere la liberte d'expression. C'est provoquer, tout en avoir la conscience des consequences. Ils ont mis en danger des vies, tout en etant conscients qu'une action sera suivie par une reaction. Et puis on essaye d'apitoyer le monde. Je l'ai deja dit et je le re-dis: Je m'excuse, mais je ne peux pas etre d'accord, allant contre le bon sens. JE NE SUIS PAS CHARLIE.