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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 09:49

L’Avertissement du Cardinal Siri à propos du vêtement masculin porté par les femmes vient d’être (enfin) réédité, et c’est l’occasion de méditer sur la gravité de l’enjeu : si elle n’apparaît pas toujours au premier abord, elle nous est montrée par les conséquences et les développements qui ne cessent de s’aggraver sous nos yeux.

*

La folie des hommes est un mal qui empire chaque jour. L’apostasie des nations chrétiennes et la prévarication des autorités religieuses se sont attaquées à la foi catholique, puis ont insulté à la loi naturelle, lui déniant d’être une loi morale universelle et intangible. La perversité des hommes n’en est pas restée là, mais elle s’en vient à nier même les fondements corporels de la loi naturelle. C’est le comble de la révolte contre Dieu.

Cette folie est doublement criminelle : elle renverse l’ordre naturel en faisant de cette terre une jungle cruelle où règne la loi du plus fort (le plus menteur, le plus voleur, le plus vicieux) en attendant d’envoyer le bétail humain dans l’enfer des damnés.

La preuve en a mille fois été faite : qui ne veut pas de Dieu pour maître devient l’esclave des démons et des hommes ; qui ne veut pas de Jésus-Christ pour Vérité s’ensevelit sous le mensonge qui l’asphyxie ; qui ne veut pas de la doctrine catholique pour lumière se condamne à vivre dans les ténèbres savamment entretenues par les « docteurs en humanité » qui se rient de lui et lui volent son âme ; qui ne veut pas de la sainte Vierge Marie pour douce mère traîne une tristesse incoercible, fruit des passions désordonnées, et la traînera éternellement s’il ne se convertit pas d’urgence.

*

La fin de tout semble être atteinte dans la « théorie du gender ». Pour faire perdre le souvenir de la volonté de Dieu inscrite dans la nature des choses, pour détruire la famille et enchaîner les hommes dans les pires turpitudes, ce système en vient à nier l’évidence la plus palpable et la plus universelle : Dieu a séparé l’humanité en deux sexes corporellement différenciés dès leur origine sans l’intervention d’aucune volonté humaine, nécessairement complémentaires dans la propagation du genre humain, possédant des virtualités (mentales et sociales) différentes et hiérarchisantes qui sont une grande richesse naturelle de la nature humaine.

Cette théorie ridicule, absurde et dévastatrice prétend que la liberté humaine ne peut tolérer qu’on soit homme ou femme sans libre choix personnel, et qu’il faut donc se libérer de ce donné de la nature ; elle prétend que la distinction naturelle des sexes n’est qu’une convention sociale et une contrainte héritée de l’obscurantisme du passé ; elle proclame que chacun est libre de choisir son orientation (c’est-à-dire de s’adonner à tous les caprices, certains étant plus monstrueux encore que ceux que Dieu a châtiés dans la destruction totale de Sodome et de Gomorrhe), et que ce droit est intangible, social, chirurgical même, et que la loi doit le reconnaître en instituant non seulement l’égalité mais l’indifférence totale entre les deux sexes, incluant la possibilité de revendiquer celui de son choix, et d'en changer à volonté.

*

Il faut bien sûr vomir, rejeter, réprouver, condamner de telles absurdités destructrices : il y va de la gloire de Dieu, du salut éternel des âmes, du simple ordre naturel.

Mais il faut perdre l’illusion qu’on peut combattre les conséquences en conservant les causes ; il est déraisonnable de prétendre qu’on peut supprimer l’aboutissement en maintenant le principe.

Cette confusion des sexes, si néfaste, si funeste, aux conséquences exterminatrices de l’ordre instauré par Dieu, cette confusion a délibérément commencé par la confusion vestimentaire. Les ennemis de Dieu ont engagé leur affaire de loin, avec un sens tactique très affûté : les mentalités ont été conquises par le port féminin du pantalon, la société s’est aplatie, les marchands de révolte et de mensonges ont prospéré sans peine parce que petit à petit les consciences n’offraient plus de résistance. La confusion vestimentaire a inéluctablement entraîné, malgré qu’on en ait, le processus que nous désapprouvons aujourd’hui et qui emportera tout, ne laissant rien de l’ordre naturel (et a fortiori rien de l’ordre surnaturel).

*

Le Cardinal Siri ne pouvait connaître ni deviner toutes les conséquences qui se développent sous nos yeux et envahissent tout (la « théorie du gender » est devenue d’enseignement obligatoire en classe de première !). Mais le prélat a mis le doigt sur la cause, sur le point de départ, sur la porte d’entrée dans la mentalité des chrétiens et des chrétiennes : c’est pour cela que son opuscule est si précieux et mérite d’être mis entre les mains de toutes celles qui déplorent l’aboutissement et ne voient pas (pas encore…) qu’elles en sont responsables par leur manière de s’habiller. Il ne faut pas avoir peur de le leur dire, et le Cardinal le fait fort bien.

La réédition de son Avertissement arrive donc à point, afin que chacun soit informé de sa culpabilité, afin qu’il soit possible de sortir de l’aveuglement social et spirituel qu’est le pantalon féminin.


Couverture Siri 

Cardinal Joseph Siri

Avertissement à propos du vêtement masculin porté par les femmes

Deuxième édition revue et augmentée, 2012

41 pages, cahiers cousus brochés, dos carré.

ISBN 978-2-9517845-6-7

 

Association Saint-Jérôme

3, allée de la Sérénité

F – 33490   Saint-Maixant

www.saint-jerome.fr

 

Prix unitaire 5 €

1 exemplaire : 6,4 € franco

5 exemplaires : 25 € franco

10 exemplaires : 40 € franco

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Published by Abbé Hervé Belmont - dans Morale
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commentaires

Jonas 03/10/2012 17:16


Que penser des vêtements féminins et des dentelles portés par les prêtres et par le Pape ?

Abbé Hervé Belmont 04/10/2012 20:40



Monsieur,


la question que vous posez peut légitimement venir à l'esprit, et je vous remercie de me donner l'occasion de la tirer au clair (et au clerc).


La soutane des clercs ou le froc des moines présentent une analogie avec la robe longue (et ample et montante) des femmes, mais n'induisent aucune confusion des sexes, et donc ne provoquent aucun
des maux ci-dessus évoqués.


1. Ces vêtements viennent en droite ligne de la toge romaine, que les âmes consacrées ont conservé après que les barbares ont introduit les vêtements courts pour les hommes. Ces toges étaient
très typiquement masculines, tout comme les tuniques du moyen orient, mêmes si, par ignorance et deshabitude, nous avons un peu de peine à les distinguer des robes féminines.


2. C'était dans un temps où il était onconcevable qu'une femme paraisse en public sans être voilée (au sens d'avoir les cheveux recouverts) et là encore la séparation vestimentaire était très
nette.


3. Dans ce temps là aussi, la vie sociale séparait nettement les hommes et les femmes en dehors de l'intimité familiale : il n'y avait pas la promiscuité que nous connaissons dans les places
publiques, les rues, les magasins ou les transports en commun.


Cela fait qu'il n'y a jamais eu ni d'équivoque, ni de dessein corrupteur, ni d'indécence, ni de confusion possible dans le port de la soutane (et autres), et il en est de même de nos jours. Il me
semble donc difficile d'inférer de la légitimité du froc dominicain à la légitimité du pantalon féminin. Aucun despoints abordés par le cardinal Siri ne l'autorise, pas même de loin.


J'ajoute que puisque de fait la promiscuité est très grande dans notre société, et que la séparation de sexes doit être bien caractérisée pour l'ordre moral, la séparation vestimentaire revêt une
importance particulière.