Jeudi 7 décembre 2006 4 07 /12 /Déc /2006 12:13

En 1849, les bénédictins de Solesmes publièrent un livre du R. P. François Poiré, s.j., qui porte en titre et sous-titre : « La Triple Couronne de la Bienheureuse Vierge Mère de Dieu tissue de ses principales grandeurs d’'Excellence, de Pouvoir et de Bonté et enrichie de diverses inventions pour l’'aimer, l'’honorer et la servir ».

Dom Guéranger écrivit pour cet ouvrage une longue préface qui est à elle seule un petit traité en l'’honneur de Notre-Dame ; elle est un fidèle résumé de l'’ouvrage du Père Poiré, mettant en valeur les articulations et les points saillants d'’un livre exaltant la sainte Vierge Marie, donnant les motifs et le goût de la dévotion à notre Mère céleste.

C'’est à l’'occasion de la fête de l'’Immaculée Conception, en hommage à la sainte Vierge Marie et, plus modestement, à la mémoire de Dom Guéranger, qu'’est mis en ligne le texte presque intégral de cette préface (ce qui en est omis ne concerne pas le texte). Voilà qui contribuera –– du moins je l’'espère –– à nourrir et enflammer la dévotion à l’'égard de l'’Immaculée Mère de Dieu.

Voici donc le texte de cette
Préface de Dom Guéranger.

Il est important de noter au passage le dessein et l’'avertissement de Dom Guéranger :
« Aimer Marie, c'’est le devoir de toute créature de Dieu ; connaître Marie, c’'est avoir l’'assurance de l’'aimer toujours ; mais c’'est en même temps pénétrer les divins secrets du mystère de l'’Incarnation, dans lequel Dieu nous a donné le moyen de remonter à lui par la charité. Le dogme du Dieu-Homme est la clé de toutes les vérités, dont la foi et la pratique nous conduisent à notre fin ; le dogme de la Mère de Dieu nous apporte de nouvelles lumières pour mieux comprendre le don merveilleux que le Verbe divin a daigné nous faire de lui-même.
« Il ne suffit donc pas pour honorer Marie de chanter ses louanges, et de se laisser aller aux charmes de son amour. Dans les choses de la religion, le sentiment procède de la foi, et la foi a besoin de s'’agrandir et de se développer toujours dans la contemplation des vérités qu’'elle nous révèle. »
« C’'est parce qu'’on a négligé cette étude vivifiante que la compréhension des vérités de la foi a perdu quelque chose parmi nous. Les lieux communs ont trop souvent remplacé la doctrine solide, et on a trop laissé faire le sentiment qui, laissé à lui-même, finit par s’'épuiser, ou devient stérile. »

Sainte lecture !
Par Abbé Hervé Belmont - Publié dans : Sainte Vierge Marie
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