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4 décembre 2008 4 04 /12 /décembre /2008 18:31
La sollicitude de l'Église catholique pour les arts liturgiques en général, et pour la musique en particulier, a toujours été très grande. Son ampleur et sa rigueur ne manquent pas d'étonner ceux qui ont une idée affaiblie et de la sainteté du culte de Dieu, et de grandeur des arts.

C'est ce qui est particulièrement mis en relief par Pie XII dans son encyclique de Noël 1955. Après avoir brièvement parcouru l'histoire de cette sollicitude de l'Église, le Pape énonce ce double principe fondamental et intangible : la musique étant puissament expressive de la foi et de la piété de l'artiste qui l'a composée et de celui qui l'exécute, elle ne peut être admise dans les églises – et plus encore au cours des fonctions liturgiques – que si elle procède de la foi catholique et d'une vie morale conforme à l'Évangile de Jésus-Christ.

C'est donc l'exclusion de toute musique dont le compositeur ne professe (ou ne ne professait) pas la foi catholique ou ne vivait pas chrétiennement : exclusion motivée (le paragraphe 11 est de toute beauté) et sans appel. C'est aussi le rappel de la mission très haute et très sainte de la musique appelée à exprimer la foi,  à prendre place dans le culte de Dieu et à inspirer la piété des fidèles de Jésus-Christ.

Mais pourquoi suis-je en train de dire bien mal ce que Pie XII exprime avec tant de bonheur ? Place donc à son encyclique Musicæ sacræ disciplina. Il faut la lire avec intelligence et l'appliquer avec docilité.

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Published by Abbé Hervé Belmont - dans Liturgie
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