Jeudi 2 février 2006
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La dévotion à saint Blaise contre les maux de gorge était chère à saint
François de Sales, qui avait une grande confiance en son intercession.
Saint Blaise [fin du IIe début du IIIe siècle], après une vie de piété et de vertu et après avoir saintement occupé le siège épiscopal de Sébaste (Arménie), se retira dans
une caverne du mont Argée pour y vivre dans la contemplation et la pénitence. Au temps de la persécution de Dioclétien il fut jeté en prison, et là il y guérit les malades, qu'on lui amenait en
raison de la réputation de sainteté dont il jouissait. Une mère mit à ses pieds son jeune enfant qui étouffait à cause d'une arête demeurée en travers du gosier, en sorte que les médecins
désespéraient de le sauver. Saint Blaise se mit en prière et demanda à Notre-Seigneur de guérir cet enfant et tous ceux qui, affectés d'un mal semblable, se recommanderaient à lui. L'enfant fut
aussitôt guéri.
Après avoir été battu de verges et avoir eu tout le corps déchiré par des peignes de fer, saint Blaise eut la tête tranchée et mourut en confessant glorieusement la foi de Jésus-Christ ; c'était
le 3 février, et sa fête se célèbre à cette date.
Pour le jour de sa fête, il existe dans le Rituel romain une bénédiction spéciale qui protège contre les maux de gorge.
Le prêtre commence par bénir deux cierges en récitant l'oraison suivante :
O Dieu tout-puissant et très doux, qui avez créé les variétés de toutes les choses du monde par votre seule parole et qui avez
voulu que s'incarnât ce même Verbe par lequel toutes choses ont été faites ; qui êtes très grand et immense, terrible et digne de louange, et dont les œuvres sont admirables ; pour la
confession de la foi en lequel le glorieux évêque et martyr Blaise, ne craignant pas toutes sortes de tourments, a heureusement acquis la palme du martyre ; qui lui avez accordé entre autres
grâces la prérogative de guérir par votre vertu quiconque serait malade de la gorge : nous prions et supplions votre majesté pour qu'avec bienveillance vous ne considériez pas notre culpabilité
mais ses prières et ses mérites et que, par votre vénérable tendresse, vous daigniez bé + nir et sancti + fier cette créature de cire en y infusant votre grâce ; de telle sorte que tous ceux qui
auront mis, avec une sainte confiance, leur cou à son contact soient libérés de toute maladie de la gorge par les mérites de sa passion, et que, guéris et joyeux, ils vous rendent des actions de
grâce dans votre Église sainte, et louent votre nom glorieux, qui est béni dans les siècles des siècles. Par votre Fils Jésus-Christ notre Seigneur, qui vit et règne avec vous dans l'unité du
Saint-Esprit, Dieu, pour les siècles des siècles.
R. : Ainsi soit-il.
Le prêtre asperge les cierges d'eau bénite. Ceux qui veulent recevoir la bénédiction se mettent à genoux devant l'autel. Le prêtre place les deux cierges en forme de croix sous le menton de
chacun en disant à chaque fois :
Que Dieu, par l'intercession de saint Blaise, évêque et martyr, te délivre du mal de gorge et
de tout autre mal. Au nom du Père, et du Fils + et du Saint-Esprit.
R. : Ainsi soit-il.
La Sacrée Congrégation des Rites a rappelé qu'on doit se
conformer en tout au Rituel romain (1 février 1924) ; elle a en outre précisé que les deux cierges doivent être éteints (16 janvier 1936) et qu'on peut donner cette bénédiction tout au long de
la journée du 3 février (3 mars 1936).
Par Abbé Hervé Belmont
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Publié dans : Liturgie
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