Mercredi 1 février 2006 3 01 /02 /Fév /2006 06:16
Origine

La fête liturgique de la Purification de la sainte Vierge Marie remonte aux temps apostoliques. La bénédiction des cierges et la procession ont été instituées par le Pape saint Gélase [492-496] pour remplacer des solennités païennes des Lupercales et des Amburbales qu'’il avait interdites.

Symbolisme

Notre Seigneur Jésus-Christ, lumière du monde, est présenté au Temple par la Vierge Mère.
La cire d'’abeille qui a servi à confectionner le cierge est le symbole de la virginité : l'’intégrité de Notre-Dame n'’a pas été altérée par la chair sainte du divin Enfant, ni dans la conception ni à la naissance. La mèche représente l’'âme humaine de notre Seigneur Jésus-Christ. La flamme, qui luit en la partie supérieure, symbolise sa divinité.
Ainsi, le cierge représente le divin Sauveur tout entier –– corps, âme et divinité –– qui vient illuminer les ténèbres de l’'erreur et du péché, et allumer dans le monde entier le feu de l’'amour divin. La grâce sanctifiante nous rend participants de cette vie divine.

N.B. L'’oraison de bénédiction faisant mention explicite du travail des abeilles, il me semble impossible que des cierges qui ne contiennent pas au moins une part notable de cire d’'abeille puissent être validement bénits.

Usage

Dans les oraisons de la bénédiction, l’'Église demande que ces cierges allumés chassent les ténèbres de notre esprit, enflamment nos cœœurs du feu de la charité et figurent, par leur splendeur extérieure, le rayonnement de la lumière du Saint-Esprit qui illumine intérieurement nos âmes. Elle demande aussi que ces flambeaux servent à la santé des âmes et des corps.

La bénédiction des cierges est un sacramental, c'’est-à-dire une cérémonie instituée par l’'Église qui tire son efficacité de sa prière, et qui a des effets principalement spirituels : un sacramental donne des secours particuliers pour que nous soyons disposés à recevoir la grâce sanctifiante. Les sacramentaux ont aussi des effets temporels dans la mesure où cela aide à la sanctification des âmes.
Ils sont ainsi des auxiliaires des sacrements, auxquels ils disposent et dont ils prolongent les effets ; ils ne doivent surtout pas tendre à les remplacer, pas plus qu'’ils ne peuvent remplacer la vie morale ou la lutte spirituelle : ce serait gravement se fourvoyer que de le croire.
Celui qui conserve et utilise pieusement les cierges bénits de la chandeleur participe donc d'’une façon spéciale à la prière de l'’Église et en reçoit beaucoup de grâces.

On les allume principalement :
–– pour implorer la lumière du Saint-Esprit dans les doutes, dans les décisions à prendre, dans les études, dans les jugements qu'’on doit porter ;
–– dans les tentations, pour chasser les démons et faire luire la grâce, la force et la pureté de Jésus-Christ ;
–– au chevet des mourants, en souvenir de l’'immortalité que notre Seigneur a méritée pour nous, et en signe de la protection de la Vierge Marie dans les derniers combats ;
–– dans les temps de ténèbres et de calamité, dans les tempêtes sur terre ou en mer, dans les guerres et les angoisses de toutes sortes, pour implorer la paix intérieure et la protection divine ;
–– au chevet des malades, pour demander la conversion ou la sanctification, l’'accroissement de la vie spirituelle, la patience et, si Dieu le veut, la guérison.

Par Abbé Hervé Belmont - Publié dans : Liturgie
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