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2 janvier 2006 1 02 /01 /janvier /2006 22:00
Gabriel García Moreno (1821-1875) mérite de prendre place parmi les plus grands chefs politiques que notre monde ait connu ; il est de la race des Alexandre le Grand et des Charlemagne, des saint Louis et des Charles-Quint. Il brille même d’un éclat d’un éclat particulier : alors qu’une décadence apparemment inéluctable avait saisi la vieille chrétienté tout entière, alors que la majorité des « bons », saisie d’impuissance, ne faisait que gémir, il a prouvé par toute sa vie qu’une telle déchéance n’est pas fatale.

Voilà qu’un homme quasiment seul, mais armé d’une foi à soulever les montagnes, mais d’une docilité exemplaire à la sainte Église, mais s’étant forgé un courage indomptable, un homme seul a inversé la tendance et vaincu tous les obstacles : de l’Équateur, jeune pays établi sur des bases malsaines, livré à l’ardeur révolutionnaire et en proie à une instabilité dissolvante, de ce pays pauvre et isolé il a fait une terre de chrétienté, de paix et de prospérité.

Seul il a sauvé l’honneur des pouvoirs politiques en protestant contre la spoliation des États pontificaux et en s’y opposant dans toute la mesure qui lui était donnée ; seul il a scellé de son sang la Royauté de Jésus-Christ qu’il professait par ses paroles et par ses actes.

C’est donc l’histoire d’un homme, d’un homme véritable éblouissant parmi les veules et les traîtres, que renferme cette
vie de García Moreno écrite par le Père Auguste Berthe, un grand classique, dans un texte soigneusement vérifié. Tolle, lege : prenez-là, vous ne la quitterez plus.

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Published by Abbé Hervé Belmont - dans Biographie
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