Dimanche 1 janvier 2006
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Son objet est limité, ses dispositions canoniques sont caduques, et pourtant il
demeure d'un puissant intérêt. Il sagit de la bulle de saint Pie V De salute Gregis qui condamne les courses de taureaux et autres corridas.
Qu'on veuille bien remarquer que les considérations de saint Pie V n'ont rien de commun avec les calembredaines sur « le droit des animaux » et autres « le taureau a sa chance ». Il n'est
soucieux que du salut éternel des âmes et de la dignité des âmes rachetées par Jésus-Christ.
Cest là la véritable considération de la dignité humaine, dignité de nature (perdue par le péché), dignité de vocation à la gloire divine, dignité de rachat par le Sang du Sauveur.
Cela n'a rien à voir avec la fausse dignité enseignée à Vatican II, dignité revendiquée contre Dieu ou malgré lui, dignité de mépris de Dieu et de la vérité, dignité d'orgueil révolté qui est
censée d'une part être révélée par Dieu et d'autre part fonder le droit à la liberté religieuse. Anathema
sit.
Pour revenir aux considérations de saint Pie V, celui-ci ne pouvait évoquer le droit des animaux parce qu'il était bien persuadé, comme tout homme de bon sens, que les animaux ne sont pas sujets de droit : n'étant pas doués dintelligence ni de
personnalité, ils en sont incapables.
On ne peut raisonner en terme de droit lorsqu'on évoque les rapports de l'homme à la création animale. Mais cela ne veut pas dire que l'homme a tous les droits sur les animaux : le respect de
l'ordre créé, la maîtrise de ses propres instincts, l'utilisation raisonnable de ce que le Bon Dieu met à sa disposition sont autant de devoirs naturels impérieux, qui commandent beaucoup de
mesure et qui interdisent toute sentimentalité déréglée.
Par Abbé Hervé Belmont
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Publié dans : Morale
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