Samedi 22 août 2009 6 22 /08 /Août /2009 05:19
La XIIe session grégorienne de Saint-Maixant prend fin aujourd'hui. Ce n'est pas d'elle que je veux vous entretenir : il fallait venir !

je veux juste publier la communication qui a été faite à cette occasion sur une des oeuvres majeures de saint Augustin, et des plus utiles pour la piété chrétienne : les Enarrationes in psalmos, autrement dit les commentaires sur les psaumes de David.

Ces prières inspirés de Dieu ; ces poèmes que l'Eglise fait chanter et retentir avec un art inégalé ;, ces chants prophétiques qui « respirent » Jésus-Christ et son Église ; ces miroirs de l'âme chrétienne avec ses misères, ses combats et son espérance ; ces cantiques qui sont une des  consolations de notre terre d'exil : saint Augustin les fait resplendir avec une onction sans pareille et met l'âme en prière.

En voici donc une modeste présentation :
tolle, lege. 
Par Abbé Hervé Belmont - Publié dans : Liturgie
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 4 juillet 2009 6 04 /07 /Juil /2009 17:39
Vous trouverez dans le document joint un petit travail qui est l'étude d'une question épineuse mais non pas insoluble : celle de la validité des absolutions données sans juridiction régulière dans la présente crise de l'Église.

C'est un sujet important, non seulment en raison des conséquences pratiques qu'on devine aisément, mais aussi en raison des principes mis en œuvre. Car de la vérité et de la droiture de ces principes dépendent aussi les solutions de nombreuses autres questions. Elles ne sont pas évoquées dans cette brève étude, mais on peut les deviner en filigrane.

Que la sainte Vierge Marie nous donne la grâce d'une fidélité rigoureuse, intelligente et enamourée à la sainte Église catholique.

La juridiction en temps de crise


Par Abbé Hervé Belmont - Publié dans : de Ecclesia
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 30 juin 2009 2 30 /06 /Juin /2009 11:35
Quicumque met en ligne un ouvrage de métaphysique, L'être et ses propriétés, du R.P. Louis Lachance o.p.

Cet ouvrage est une « promenade transversale » dans la métaphysique, une étude fine et passionnante des rapports entre l'intelligence et l'être.

Nous sommes ici au cœur de la vraie philosophie, de la philosophie réaliste. Saint Thomas d'Aquin, qui en est avec Aristote le maître incontestable, veut connaître les chose telles qu'elles sont, non pas dans leur apparence immédiate et superficielle, mais dans leur intimité la plus profonde, dans leurs causes les plus élevées, dans leurs principes les plus universels.

Cette philosophie commence donc par un regard : le regard qu'une intelligence porte sur l'être même des choses. Elle est donc un acte de connaissance tendu vers la perfection. Et comme la connaissance est l'acte commun du connaissant et du connu, la philosophie de l'être a une double polarité : l'intelligence qui connaît et l'être (en acte) qui est connu, la première étant toute relative et subordonnée à la seconde.

Cet ouvrage du Père Lachance est relativement accessible, mais il serait illusoire et décourageant de vouloir commencer la philosophie par sa lecture. Il est irréaliste d'apprendre à courir avant de savoir marcher !

C'est pourquoi, si je peux me permettre de vous donner un conseil, c'est de commencer par consulter l'article intitulé Initiation à la philosophie de saint Thomas d'Aquin et le document Évocation thomiste auquel il renvoie : ce sera une première initiation qui vous permettra d'aborder le Père Lachance avec quelque fruit.

Quant à ceux qui sont un peu frottés de philosophie, il pourront tirer de cette lecture un grand profit – sans parler des heures délicieuses passées dans la communion avec cette haute intelligence emplie de sagesse et de pédagogie.

*****

Louis Lachance naît à Saint-Joachim-de-Montmorency (Québec) en 1899. Avant de faire son entrée chez les dominicains de Saint-Hyacinthe, il étudie au petit séminaire de Québec. Après avoir complété sa formation à Ottawa, il enseigne dans cette ville. De 1929 à 1931, il fait un séjour d'études à Rome, où il  retourne en 1936 afin d'enseigner à l'Université Angelicum. En raison de la Deuxième Guerre mondiale, il doit toutefois revenir au Canada. En 1943, il devient professeur de philosophie à l'Université de Montréal. C'est là qu'il meurt en 1963.


Bibliographie

Le concept de droit selon Aristote et saint Thomas, Montréal/Paris, A. Lévesque/Librairie du recueil Sirey, 1933.

Où sont nos vies?, Montréal, L'Oeuvre de presse dominicaine, 1934.

Nationalisme et religion, Ottawa, Collège dominicain, 1936.

L'humanisme politique de saint Thomas d'Aquin, 2 vol., Ottawa, Éditions du Lévrier, 1939. Seconde édition posthume en 1964, 1 volume, chez Sirey. Ouvrage fondamental, irremplaçable, sur la philosophie politique et sociale. La seconde édition est de loin la meilleure.

Philosophie du langage, Montréal/Ottawa, Éditions du Lévrier, 1943.

L'être et ses propriétés, Montréal, Éditions du Lévrier, 1950.

La lumière de l'âme (causeries radiophoniques), Montréal, Éditions du Lévrier, 1955.

Le droit et les droits de l'homme, Paris, Presses universitaires de France, 1959.

 

Par Abbé Hervé Belmont - Publié dans : Philosophie
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 20 juin 2009 6 20 /06 /Juin /2009 12:20
C'est encore de l'épiscopat, plus précisément de la légitimité des sacres épiscopaux sans mandat apostolique, qu'il est question dans la réponse à La Voix des Francs que vous trouverez sous ce lien.

Cette revue a publié l'été dernier un article pour apporter au dossier deux longues citations,  se faisant fort de montrer que lesdites citations prouvent la légitimité des sacres sans mandat, ou tout au moins confortent l'affirmation de cette légitimité.

Nous allons voir qu'il n'en est rien. La démonstration ne démontre pas, les citations ne vont pas dans ce sens.

Veritas Domini manet in æternum.

On bâtit sur le sable


Par Abbé Hervé Belmont - Publié dans : de Ecclesia
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 16 juin 2009 2 16 /06 /Juin /2009 05:50

On ne témoigne pas de la foi catholique sans un véritable souci de la vérité, de la justice et de la charité ; on ne travaille pas au règne de Jésus-Christ et au triomphe de son Église en violant les vertus chrétiennes dont notre Sauveur à fait la substance de son Évangile.


Imaginer le contraire est une mortelle illusion.

 

C'est pourquoi j'ai été amené, voici quelques mois, à publier dans Notre-Dame de la Sainte-Espérance une mise en garde contre un site internet qui veut défendre la vérité catholique, mais sans magnifier cette vérité par la rigueur doctrinale et par la rectitude morale qui l'accompagnent nécessairement sous peine d'obtenir l'effet inverse à celui escompté.

 

Je recopie ici cette brève mise en garde, car il y a un état d'esprit qui rebute à bon droit les âmes qui cherchent sincèrement ce que requiert la foi catholique dans les temps difficiles que nous vivons.

 

« Autre question : mais pour qui donc roule le site Margo-Varia ? Si l’on voulait dissuader les personnes sensées (mais engluées dans de fausses doctrines) de réfléchir à la situation de l’autorité et d’en tirer les conséquences, on ne s’y prendrait pas autrement. Ce site qui passe çà et là pour la vitrine du sédévacantisme sert de prétexte (ou constitue une raison) de refus ou d’indifférence : certains renoncent à professer et à appliquer intégralement la foi catholique, par crainte de devenir « comme eux ». Hélas, on peut les comprendre…

« L’absence de la doctrine, le soupçon tous azimuts, l’accusation gratuite, le plaisir malsain à remuer la fange (réelle ou maladivement imaginée) en font un site étranger à la sainteté de l’Église et au témoignage qu’on en doit rendre. Qui a intérêt à flatter l’avidité des nouvelles sulfureuses et dénigrantes qui dort en chacun de nous et qui tue la vie spirituelle ? Qui donc, sinon l’ennemi de notre salut ?

« J’ai dit absence de la doctrine : car on ne défend pas la doctrine catholique sans l’étudier et la méditer assidûment, sans l’exposer sereinement, sans la vouloir pour elle-même. Quand les considérations doctrinales ne sont qu’un accessoire qui permet de « descendre » telle ou telle personne – et dans le même temps d’en exalter une autre qui professe les mêmes erreurs ; quand le souci dominant est d’attacher des étiquettes aux gens : alors on ne mène pas le combat de Dieu. « Peu importe que ce soit à droite ou à gauche que l’on dévie en glissant hors de la voie droite ; ce qui est grave, c’est de quitter le chemin de la vérité » avertit saint Jérôme dans l’homélie du bréviaire de ce matin (vendredi après les Cendres).

« Que des gens fort honorables se portent caution de Margo-Varia ou s’en délectent, ce demeure pour moi un vrai mystère ; mais cela ne me convainc pas que ce site concourt à magnifier la foi catholique et la splendeur de l’Église. Il mérite d’entendre l’avertissement de sainte Jeanne d’Arc : Ce sont les péchés mortels qui font perdre les batailles. Aussi je repose la question : pour qui roule Margo-Varia ? »

 

(Notre-Dame de la Sainte-Espérance n° 230, mars 2009)

 

 "Virgo Maria" Sédévacantisme "Site poubelle"



Par Abbé Hervé Belmont
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Recherche

 
Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés