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26 avril 2016 2 26 /04 /avril /2016 18:41

Le contenu de la conférence qui a été dernièrement annoncée sur Quicumque est maintenant disponible :

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1. En audio par le lien http://d.pr/a/14Nx0+

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2. En vidéo par le lien https://www.youtube.com/watch?v=NoY9nWPjAoM&feature=em-share_video_user

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3. En texte écrit (mais évidemment avec des variantes notables) ci-dessous.

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L’enseignement de l’Église sur l’école

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I. Introduction

D’abord la doctrine de l’Église !

En toute chose qui concerne de près ou de loin la vie chrétienne, avant de décider quoi que ce soit, il faut commencer par étudier et méditer la doctrine de l’Église, qui est la voie, la vérité et la vie et qui nous communique :

– la lumière de Dieu, le faisceau lumineux de la vérité éternelle ;

– l’intelligence du déploiement de la grâce baptismale ;

– l’objet de notre invincible espérance ;

– une direction assurée pour plaire à Dieu et nous engager dans la voie du Ciel.

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Faire l’inverse – c’est hélas fort répandu – est la caractéristique de la 2e classe d’hommes, au dire de saint Ignace, de cette classe qui fait fausse route et se moque de Dieu : « Le deuxième homme veut détruire cette affection ; mais il le veut à la condition de conserver le bien acquis : il voudrait amener Dieu à son désir, et il ne peut se déterminer à quitter ce qu’il possède pour aller à Dieu, quand même ce parti serait le meilleur pour lui. »

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En fustigeant cette deuxième classe, saint Ignace n’a en vue que des choix et des résolutions libres. L’école est un domaine tout autre, dans lequel l’Église de Jésus-Christ a enseigné et légiféré.

D’abord la doctrine de l’Église !

Ensuite vient la vertu de prudence. L’objet de la reine des vertus morales n’est pas de diminuer les exigences du bien, ni de chercher à contourner l’enseignement de l’Église, ni d’élaborer des excuses ; il est de trouver et de mettre en œuvre des moyens adéquats, stables et efficaces pour appliquer intégralement la doctrine.

D’abord la doctrine de l’Église !

Cette doctrine est abondante, foisonnante même. Mon propos n’est pas de l’exposer dans son intégralité – il faudrait un temps et une compétence dont je ne dispose pas – mais d’en brièvement développer trois éléments :

– l’obligation des parents ;

– la nature d’une école catholique ;

– les phobies de l’Église.

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II. Obligation des parents

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Cette obligation est très simplement et vigoureusement énoncée par Pie XII [Radio-message à la clôture de la Journée de la famille en Italie, 23 mars 1952].

« La famille est le berceau où naît et se développe la vie nouvelle, qui a besoin, pour ne pas périr, d’être soignée et éduquée : c’est là un droit et devoir fondamental, donné et imposé immédiatement par Dieu aux parents. L’éducation dans l’ordre naturel a pour contenu et but le développement de l’enfant pour devenir un homme complet ; l’éducation chrétienne a pour contenu et but la formation du nouvel être humain, régénéré par le Baptême, pour en faire un parfait chrétien. Une telle obligation, qui fut toujours une règle et un honneur pour les familles chrétiennes, est solennellement prescrite par le canon 1113 du Code de droit canon, qui déclare : “Parentes gravissima obligatione tenentur prolis educationem tum religiosam et moralem, tum physicam et civilem pro viribus curandi, et etiam temporali eorum bono providendi. Les parents ont la très grave obligation de veiller selon leurs moyens à l’éducation religieuse et morale, physique et civique de leurs enfants, et de pourvoir également à leur bien-être temporel.” »

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III. Ce qu’est une école catholique

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Pour connaître la pensée de l’Église (et donc la vérité de Jésus-Christ), ouvrons de Pie XI l’encyclique Divini illius Magistri du 31 décembre 1929, chef-d’œuvre consacré à l’éducation chrétienne.

« Il est nécessaire, d’une part, que les nouvelles générations soient instruites dans les arts et les sciences qui font la richesse et la prospérité de la société civile ; d’autre part, la famille est incapable par elle-même d’y pourvoir suffisamment. De là est sortie l’institution sociale de l’école. Mais qu’on le remarque bien, ceci se fit d’abord par l’initiative de la famille et de l’Église bien avant l’intervention de l’État. À ne considérer donc que ses origines historiques, l’école est de sa nature une institution auxiliaire et complémentaire de la famille et de l’Église ; partant, en vertu d’une nécessité logique et morale, l’école doit non seulement ne pas se mettre en contradiction, mais s’harmoniser positivement avec les deux autres milieux, dans l’unité morale la plus parfaite possible, de façon à constituer avec la famille et l’Église un seul sanctuaire consacré à l’éducation chrétienne. Faute de quoi elle manquera sa fin, pour se transformer, au contraire, en œuvre de destruction. […]

« Ainsi donc, le seul fait qu’il s’y donne une instruction religieuse (souvent avec trop de parcimonie) ne suffit pas pour qu’une école puisse être jugée conforme aux droits de l’Église et de la famille chrétienne, et digne d’être fréquentée par les enfants catholiques. Pour cette conformité, il est nécessaire que tout l’enseignement, toute l’ordonnance de l’école, personnel, programme et livres, en tout genre de discipline, soient régis par un esprit vraiment chrétien, sous la direction et la maternelle vigilance de l’Église, de telle façon que la religion soit le fondement et le couronnement de tout l’enseignement, à tous les degrés, non seulement élémentaire, mais moyen et supérieur. “Il est indispensable, pour reprendre les paroles de Léon XIII, que non seulement à certaines heures la religion soit enseignée aux jeunes gens, mais que tout le reste de la formation soit imprégné du parfum de la piété chrétienne. Sans cela, si ce souffle sacré ne pénètre pas et ne réchauffe pas l’esprit des maîtres et des disciples, la science, quelle qu’elle soit, sera de bien peu de profit ; souvent même il n’en résultera que de sérieux dommages” [Militantis Ecclesiæ, 1er août 1897]. »

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J’ai souligné les expressions insistant sur le fait qu’une école catholique doit impérativement l’être en tout, dans sa totalité.

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IV. Les phobies de l’Église catholique

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1] L’école laïque (ou prétendument neutre), laquelle est un blasphème permanent, omniprésent, institutionnel.

« Car il ne saurait être permis à nos enfants d’aller demander le bienfait de l’instruction à des écoles qui ignorent la religion catholique ou qui la combattent positivement, à des écoles où sa doctrine est méprisée et ses principes fondamentaux répudiés. Que si l’Église l’a permis quelque part, ce n’a été qu’avec peine, à son corps défendant, et en entourant les enfants de multiples sauvegardes, qui, trop souvent d’ailleurs, sont reconnues insuffisantes pour parer au danger [Léon XIII, encyclique Affari vos, 8 décembre 1897, aux évêques du Canada]. »

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2] L’école liberté-religieuse

« Pareillement, il faut fuir à tout prix, comme très funestes, les écoles où toutes les croyances sont accueillies indifféremment et traitées de pair, comme si, pour ce qui regarde Dieu et les choses divines, il importait peu d’avoir ou non de saines doctrines, d’adopter la vérité ou l’erreur. Vous êtes loin d’ignorer, Vénérables Frères, que toute école de ce genre a été condamnée par l’Église, parce qu’il ne se peut rien de plus pernicieux, de plus propre à ruiner l’intégrité de la foi et à détourner les jeunes intelligences du sentier de la vérité [Léon XIII, encyclique Affari vos, 8 décembre 1897, aux évêques du Canada]. »

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• La liberté religieuse

La « liberté religieuse » (l’affirmation qu’il existe un droit à la liberté civile en matière religieuse, faisant abstraction de la vérité de la religion et de sa conformité à la loi naturelle) n’est pas une simple erreur mineure, regrettable certes, mais assez bénigne au fond.

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Cette erreur attaque sournoisement la foi en la royauté de Jésus-Christ, en la divinité de l’Église catholique ; cette erreur corrompt la conception véritable de la nature humaine et celle de la société politique. En conséquence, elle est au cœur d’une révolution qui dépouille les âmes de la vigueur de la foi, de son caractère public et nécessaire, de son absoluité. C’est pour cela que Grégoire XVI la qualifie de « délire » et que Pie IX, en la condamnant, affirme qu’elle est « on ne peut plus funeste pour l’Église catholique et pour le salut des âmes ».

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La liberté religieuse est, en ce qui concerne la société en général et l’école en particulier, une erreur « pivot » dont l’aboutissement est l’indifférentisme et dont la conséquence est de fabriquer des jeunes gens socialement athées.

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• L’école sous contrat

Le type même de cette école liberté-religieuse est celle qui « bénéficie » de la loi scolaire française n. 59-1557 du 31 décembre 1959, dite loi Debré : loi qui institue les contrats entre l’enseignement privé (essentiellement l’enseignement catholique) et l’État, et stipule dès son premier article :

« Suivant les principes définis dans la Constitution, l’État assure aux enfants et adolescents, dans les établissements publics d’enseignement, la possibilité de recevoir un enseignement conforme à leurs aptitudes, dans un égal respect de toutes les croyances.

« L’État proclame et respecte la liberté de l’enseignement et en garantit l’exercice aux établissements privés régulièrement ouverts.

« Il prend toutes les dispositions utiles pour assurer aux élèves de l’enseignement public la liberté des cultes et de l’instruction religieuse.

« Dans les établissements privés qui ont passé un des contrats prévus ci-dessous, l’enseignement placé sous le régime du contrat est soumis au contrôle de l’État. L’établissement, tout en conservant son caractère propre, doit donner cet enseignement dans le respect total de la liberté de conscience. Tous les enfants, sans distinction d’origine, d’opinions ou de croyances, y ont accès. »

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L’exposé [officiel] des motifs de la loi renchérit :

– pour le contrat d’association : « c’est un enseignement public qui est donné au sein d’un établissement privé » ;

– pour le contrat simple : « les autorités académiques contrôleront leur enseignement » ; « il s’agit d’un régime qui permet aux établissements privés de faire l’expérience de la coopération avec l’État et d’en mesurer à la fois l’efficacité et le libéralisme ».

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On ne peut reprocher aux promoteurs de cette loi d’avoir caché leurs intentions strictement maçonniques ! C’est la fausse naïveté des catholiques, enfantée par l’appât du gain, qui fut et qui demeure un scandale.

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3] L’école mixte

Le malheur des temps ainsi que l’effroyable affaiblissement de l’esprit chrétien, même chez les meilleurs, obligent à rappeler la malédiction que profère l’Église contre ce qu’elle nomme la coéducation des sexes et qu’on nomme plus souvent la mixité.

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Le Pape Pie IX, après avoir énuméré les maux innombrables et très profonds qui sont produits par l’école non-catholique, termine en affirmant la certitude que la mixité produit des maux d’une même gravité :

« [Les jeunes esprits] sont encore menacés d’une corruption certaine du fait que dans ces écoles […] les adolescents des deux sexes sont réunis dans la même salle pour suivre les cours et que garçons et filles doivent s’asseoir sur les mêmes bancs. Le résultat de tout cela est d’exposer malheureusement la jeunesse à perdre la foi et de mettre les bonnes mœurs en péril » Saint-Office, 24 novembre 1875.

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Le Pape Pie XI, quant à lui, évoque comme fondement de la mixité « non moins opposée à l’éducation chrétienne » que la nauséabonde éducation sexuelle, « un naturalisme négateur du péché originel » [Divini illius Magistri, 31 décembre 1929].

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Et l’Abbé Victor-Alain Berto, après avoir montré les ravages opérés par ce naturalisme dans l’éducation chrétienne, termine par ce jugement qui devrait effrayer : Les promoteurs de la mixité sont en état de damnation. Son appréciation a une saveur de testament puisqu’il l’émet dans son avant-dernier texte d’ici-bas (La Pensée catholique, année 1968, n. 117) dont voici le fragment final :

« La mixtité (et non mixité, ces cuistres ne savent pas le français) est en train de ravager tout cela. Ses promoteurs, si haut placés qu’ils soient, sont en état de damnation. Ils jettent par milliers de malheureux enfants dans une occasion prochaine de péché ; on n’empêchera pas des garçons de quinze ans juxtaposés à longueur de classe à des filles du même âge, de chercher à savoir ce que cachent – bien mal au surplus – ces jupes et ces corsages, ni ces filles, émoustillées par les curiosités masculines, de ressentir le désir spécifiquement féminin d’être vues, touchées, caressées. Tout le climat de l’école en est vicié, précocement sexualisé et érotisé. Et quand ces garçons et ces filles seraient tous sans exception des héros et des héroïnes, qui résisteraient à toutes ces occasions et tentations (mais qui le croira ?), a-t-on le droit de les y précipiter, de les y maintenir ? “Et moi je vous dis que quiconque regarde une femme avec convoitise, a déjà commis la fornication avec elle dans son cœur.” Et réciproquement !

« Seigneur Jésus, qui avez dit aussi que nous devons devenir comme de petits enfants inconscients de leur sexe si nous voulons devenir comme des anges dans votre royaume, que ferez-vous dans votre justice de ces atroces corrupteurs, dont vous avez dit encore : “Celui qui scandalise un de ces petits qui croient en moi, mieux vaudrait pour lui qu’il fût jeté au profond de la mer avec une meule au cou” ? Nous pleurons sur l’innocence qu’on pourrit, sur les vocations qu’on ruine, nous combattons selon nos forces, mais aussi nous prenons date, et nous en appelons solennellement à votre tribunal au Jour de votre colère : Ad tuum, Domine Iesu, tribunal appello. »

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V. L’enjeu

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Dans le choix des écoles, il y va bien sûr du salut des familles et de l’éternité de chacun de ses membres. Mais l’enjeu déborde largement cet aspect déjà si important (et parfois si angoissant, ou au contraire si ignoré, si négligé).

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Car il y va de toute la vie chrétienne, du développement de la grâce baptismale et de la gloire des élus, de l’honneur de Dieu, de la royauté de Notre-Seigneur, de l’avenir de l’Église catholique, de la civilisation chrétienne.

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On n’a pas réussi l’instruction d’un enfant et son éducation parce qu’il va à la Messe le dimanche et ne vit pas dans l’adultère. C’est avoir une notion caricaturale, étriquée, ridicule de la vie chrétienne. C’est réduire la vie chrétienne à une morale, qu’on réduit elle-même à l’observation des 6e et 9e commandements de Dieu.

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Certes, ces deux commandements sont de la plus haute importance : ils sont l’exercice de l’amour de Dieu, ils sont le terrain nécessaire de toutes les vertus, ils sont fondamentaux dans la société chrétienne. Mais la morale s’énonce en dix commandements, et ce n’est encore que la morale naturelle. La morale évangélique s’énonce en tout l’Évangile. Et la vie chrétienne est bien plus qu’une vie morale : elle est la vie divine elle-même à laquelle nous sommes appelés à participer, elle est une vie théologale.

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Si l’école ne forme pas des intelligences chrétiennes (et Dieu sait que cette qualité est exigeante et naturellement et surnaturellement) en quoi l’instruction est-elle réussie ? Si l’école ne récapitule pas tout en Jésus-Christ, l’intelligence, le cœur, l’imagination, le caractère, l’ambition, le souci du bien commun, en quoi l’éducation est-elle réussie ? Si l’école combat, ou dissout, ou méprise par son silence, l’éducation chrétienne donnée par les parents, en quoi est-elle légitime, en quoi est-elle un auxiliaire de la famille ? Si l’école s’oppose à l’œuvre du Saint-Esprit dans les âmes, en quoi est-il permis de la fréquenter. Peut-il y avoir quelque chose de pis ?

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D’ailleurs, il n’y a pas que l’aspect de l’instruction et des principes d’éducation qu’il faut prendre en compte lorsqu’on parle d’école. Les parents, presque toujours, sous-estiment (confortablement…) l’effet épouvantable des mauvaises fréquentations.

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Il y a bien sûr l’influence désastreuse du pervertisseur dissimulé : c’est une engeance très nombreuse en face de laquelle les « bons enfants » sont désarmés ; c’est une engeance auto-multipliée parce que les pervertis deviennent à leur tour pervertisseurs. La faculté de dissimulation engendrée par la sensualité fait frémir.

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Et aussi le fait d’être en compagnie de nombreuses gens (camarades, professeurs) qui vivent « tranquillement » dans le péché ou dans la mécréance, et qui ont l’air heureux, entraîne une ambiance qui distille chaque jour sa goutte de poison et qui sape profondément la foi catholique et l’esprit de sacrifice.

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VI. Conviction, héroïsme, entr’aide

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Devant de tels devoirs et de tels dangers, les familles doivent s’armer de conviction et d’héroïsme, et bénéficier d’aide.

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La conviction ne consiste pas en deux ou trois slogans (ou fixations de l’imagination) qui remplacent l’intelligence et ne servent au fond qu’à dissimuler la paresse d’esprit et à juger le prochain : la conviction, c’est l’adhésion entière à la doctrine catholique connue, étudiée, méditée. C’est la certitude que cette doctrine est applicable (avec la grâce de Dieu) et qu’elle doit être appliquée.

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Il faut aux familles de l’héroïsme. Le renoncement, les sacrifices, la persévérance, le perpétuel ajustement de l’intelligence : cela demande une bravoure quotidienne. Il ne sert à rien de se cacher la tête dans le sable… Mais l’espérance est là, invincible : (I Cor. x, 13-14) « Dieu est fidèle qui ne permettra pas que vous soyez éprouvés au-dessus de vos forces ; mais avec l’épreuve il vous donnera aussi le moyen d’en sortir, afin que vous puissiez la supporter. C’est pourquoi, mes bien-aimés, fuyez l’idolâtrie » de l’argent, de la situation et de la carrière, de l’estime du monde.

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Prévenez les jeunes gens qui envisagent de fonder une famille : il faut qu’ils se préparent à de grands sacrifices, il faut qu’ils soient disposés à l’héroïsme. Sinon leur vulnérabilité sera trop grande pour qu’ils puissent espérer répondre à la grâce de Dieu : cette grâce, certes, donne les forces et les moyens d’être fidèle pour peu qu’on l’estime et qu’on la demande instamment ; mais aussi elle est d’une exigence à laquelle il faut se préparer.

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Il faut aux familles l’entr’aide. La famille est une société imparfaite, ce qui veut dire qu’elle ne possède pas en elle-même tous les moyens d’accomplir sa fin. Elle a besoin d’aides extérieures. Dans l’immense détresse où elles se trouvent devant un monde perverti et pervertisseur, cela est doublement vrai. Qu’il s’agisse d’organiser l’instruction à la maison, ou de se regrouper pour former une manière d’école, ou de recourir à une école existante, les familles doivent pouvoir compter sur l’amitié, le dévouement, la générosité de la société (paroissiale, voisinale, convictionnelle, amicale, familiale…) qui les entoure. Du coup, et il ne faut pas l’oublier, les familles ont l’impératif devoir, en justice, d’élever les enfants en les formant pour qu’ils soient (quand l’heure viendra et dès maintenant) des amis, des dévoués, des généreux. Rien n’est plus opposé à l’éducation chrétienne qu’un triste « chacun pour soi » qui perd de vue un bien commun proche, et occulte qu’existe le bien commun.

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VII. Conclusion

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Enfin, et ce sera mon dernier mot, rien ne sert de répudier l’école mauvaise si la famille n’est pas, en son intérieur, un sanctuaire où le souffle du diable ne pénètre pas : fréquentations douteuses, télévi¬sion, internet, mollesse, immodestie, vulgarité etc. Sans un climat d’intelligence chrétienne, de vertu magnanime, de vigilance avisée et ferme, les vices extérieurs répandront leurs miasmes. Pourquoi fuir les mauvaises écoles, s’isoler socialement (à contre-cœur) et se ruiner financièrement, si c’est pour avoir la même chose à la maison ?

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Published by Abbé Hervé Belmont
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