Mardi 16 juin 2009 2 16 /06 /2009 05:50

On ne témoigne pas de la foi catholique sans un véritable souci de la vérité, de la justice et de la charité ; on ne travaille pas au règne de Jésus-Christ et au triomphe de son Église en violant les vertus chrétiennes dont notre Sauveur à fait la substance de son Évangile.


Imaginer le contraire est une mortelle illusion.

 

C'est pourquoi j'ai été amené, voici quelques mois, à publier dans Notre-Dame de la Sainte-Espérance une mise en garde contre un site internet qui veut défendre la vérité catholique, mais sans magnifier cette vérité par la rigueur doctrinale et par la rectitude morale qui l'accompagnent nécessairement sous peine d'obtenir l'effet inverse à celui escompté.

 

Je recopie ici cette brève mise en garde, car il y a un état d'esprit qui rebute à bon droit les âmes qui cherchent sincèrement ce que requiert la foi catholique dans les temps difficiles que nous vivons.

 

« Autre question : mais pour qui donc roule le site Margo-Varia ? Si l’on voulait dissuader les personnes sensées (mais engluées dans de fausses doctrines) de réfléchir à la situation de l’autorité et d’en tirer les conséquences, on ne s’y prendrait pas autrement. Ce site qui passe çà et là pour la vitrine du sédévacantisme sert de prétexte (ou constitue une raison) de refus ou d’indifférence : certains renoncent à professer et à appliquer intégralement la foi catholique, par crainte de devenir « comme eux ». Hélas, on peut les comprendre…

« L’absence de la doctrine, le soupçon tous azimuts, l’accusation gratuite, le plaisir malsain à remuer la fange (réelle ou maladivement imaginée) en font un site étranger à la sainteté de l’Église et au témoignage qu’on en doit rendre. Qui a intérêt à flatter l’avidité des nouvelles sulfureuses et dénigrantes qui dort en chacun de nous et qui tue la vie spirituelle ? Qui donc, sinon l’ennemi de notre salut ?

« J’ai dit absence de la doctrine : car on ne défend pas la doctrine catholique sans l’étudier et la méditer assidûment, sans l’exposer sereinement, sans la vouloir pour elle-même. Quand les considérations doctrinales ne sont qu’un accessoire qui permet de « descendre » telle ou telle personne – et dans le même temps d’en exalter une autre qui professe les mêmes erreurs ; quand le souci dominant est d’attacher des étiquettes aux gens : alors on ne mène pas le combat de Dieu. « Peu importe que ce soit à droite ou à gauche que l’on dévie en glissant hors de la voie droite ; ce qui est grave, c’est de quitter le chemin de la vérité » avertit saint Jérôme dans l’homélie du bréviaire de ce matin (vendredi après les Cendres).

« Que des gens fort honorables se portent caution de Margo-Varia ou s’en délectent, ce demeure pour moi un vrai mystère ; mais cela ne me convainc pas que ce site concourt à magnifier la foi catholique et la splendeur de l’Église. Il mérite d’entendre l’avertissement de sainte Jeanne d’Arc : Ce sont les péchés mortels qui font perdre les batailles. Aussi je repose la question : pour qui roule Margo-Varia ? »

 

(Notre-Dame de la Sainte-Espérance n° 230, mars 2009)

 

 "Virgo Maria" Sédévacantisme "Site poubelle"



Par Abbé Hervé Belmont
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Mardi 9 juin 2009 2 09 /06 /2009 17:21
Lorsqu'en 1905 la République française, persécutrice et antichrétienne à souhait, rompit ses engagements à l'égard de la sainte Église catholique et décréta la séparation de l'Église et de l'État, le Pape saint Pie X réagit avec vigueur et promptitude : pour condamner les impies ; et pour éclairer et fortifier les catholiques dont beaucoup étaient marqués par le libéralisme et prêts à tout lâcher pour jouir d'une fausse paix.

L'acte pontifical est doublement remarquable : d'une part parce qu'il refuse tout compromis avec les spoliateurs, et plus encore parce qu'il y trouve occasion de rappeler la doctrine catholique relative aux devoirs des États. C'est de Dieu que l'homme tient sa nature sociale, et donc la société en tant que telle doit rendre à Dieu le culte d'adoration et de soumission qui lui est dû. La royauté de Jésus-Christ est universelle, tant parce qu'il est Dieu incarné que parce qu'il est le Sauveur de tous les hommes, et donc toutes les sociétés doivent reconnaître cette royauté et s'y soumettre. Jésus-Christ a confié à la seule Église catholique la continuation de sa mission divine, et donc toutes les sociétés doivent lui rendre hommage et favoriser tant son extension que l'exercice de son ministère.


En fait, saint Pie X a consacré deux actes à la condamnation des lois iniques de séparation et de mainmise sur les biens d'Eglise : l'encyclique Vehementer Nos et l'allocution au consistoire Gravissimum. On les trouvera réunis dans ce document.

Ces textes n'ont rien perdu de leur fraîcheur ni de leur actualité. C'est nous, malheureusement, qui avons perdu beaucoup de vigueur catholique, tant dans la connaissance de la sainte doctrine que dans l'opposition aux effractions du monde. La lecture nous en donc doublement salutaire. Et puis, il nous est si bon et si rare de nous laisser instruire, réchauffer et charmer (oui : charmer !) par l'enseignement d'un Pape.
Par Abbé Hervé Belmont - Publié dans : Doctrine sociale de l'Église
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Mardi 7 avril 2009 2 07 /04 /2009 10:36
Vous trouverez sous ce lien :  Chemin-de-Croix.pdf , un petit livret de 12 pages téléchargeable qui permet de suivre le chemin de la Croix en la compagnie de la très sainte Vierge Marie, pour y implorer la grâce de la conversion du cœur.

Il suffit de l'imprimer sur papier A4 en paysage, recto-verso : l'imposition (mise des pages à la bonne place pour qu'elles se trouvent en bon ordre dans le livret) est déjà faite.

Que Notre-Dame bénisse votre Semaine-Sainte et vous y obtienne l'abondance de la grâce de la Rédemption apportée par Jésus-Christ dans son Sacrifice sur la Croix.
Par Abbé Hervé Belmont - Publié dans : Liturgie
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Jeudi 26 février 2009 4 26 /02 /2009 16:17


Devant une crise financière d’ampleur mondiale qui se répand tristement depuis quelques mois sur tous les continents, l’Église ne peut se taire : qui mieux qu’elle peut en assigner les causes et en indiquer les remèdes ?

 

C’est ce à quoi le Pape s’est employé dans l’encyclique dont, bizarrement, on n’entend parler nulle part : Caritate Christi compulsi (poussés par la charité de Jésus-Christ). Y aurait-il conspiration du silence ? Le monde refuse-t-il d’entendre les vérités salutaires ? La révélation de ses turpitudes lui est-elle insupportable ?

 

Cette encyclique est fort opportune, car on n’entend plus guère appeler à la prière, à l’espérance des biens éternels et à l’expiation des péchés : cela sonne mal dans un monde matérialiste, hédoniste, humaniste où règnent d’un côté l’argent, de l’autre l’envie, de toutes parts l’orgueil d’une humanité qui n’a de culte que d’elle-même.

 

Pour une fois qu’on n’étouffe pas sous les dithyrambes à propos de la dignité de l’homme, de la liberté religieuse, du dialogue œcuménique…

 

La parole pontificale ne doit pas être étouffée, d’autant plus que le plan de l’encyclique est une merveille de simplicité et d’esprit de foi :

 

1. L’ampleur de la crise

– la cupidité racine de tous les maux ;

– la guerre ouverte contre Dieu ;

– l’infernale propagande de l’athéisme.

 

2. Le grand remède de la prière

– motifs d’espérance ;

– le choix s’impose : pour Dieu ou contre Dieu ;

– les moyens humains ne suffisent pas ;

– la prière est le grande remède ;

– la prière source de paix intérieure et extérieure.

 

3. Il faut faire pénitence

– les vertus méprisées qu’il faut remettre en honneur ;

– la pénitence arme salutaire et mystère de paix.

 

4. Prières et réparations au Sacré-Cœur de Jésus.

 

Sans tarder, il faut lire, relire, méditer et faire connaître cette encyclique, dont on trouvera le texte français en cliquant ici.

 


Par Abbé Hervé Belmont - Publié dans : Doctrine sociale de l'Église
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Jeudi 19 février 2009 4 19 /02 /2009 16:00
Si l’on observe l’origine et la propagation des idées depuis la Renaissance, un fait ne laisse pas d’étonner. Les deux hommes qui ont le plus contribué à façonner la mentalité contemporaine, le prêt-à-penser sous-jacent à toutes les variations superficielles des idéologies dominantes, ces deux hommes n’avaient pas de talent intellectuel, ni de force de caractère, ni d’envergure à la hauteur de l’influence universelle dont on peut les créditer.

Ces deux hommes sont Érasme et Rousseau.

Luther a inondé l’Europe d’hérésie et de luxure, Descartes a faussé les esprits, Voltaire a vomi le blasphème ; d’autres qu’eux ont fait œuvre de putréfaction : mais, malgré leur grande influence, on ne peut affirmer que tout le monde est voltairien, cartésien ou luthérien.

Tandis que tout le monde (ou presque) est érasmien et rousseauiste, sans le savoir la plupart du temps, mais avec une grande « fidélité » d’esprit à ces deux « maîtres » de notre « civilisation » contemporaine.

De cette influence démesurée il est difficile d’assigner les causes.

Nos deux compères ont su, à deux siècles et demi de distance, faire vibrer les failles de notre nature marquée par le péché : car quiconque flatte l’amour-propre, quiconque prêche ou la facilité, ou la légitimité des sentiments que la loi de Dieu nous ordonne de combattre, ou la méthode pour abandonner cette loi en sauvant les apparences, ce quiconque aura toujours un succès qui dépassera même ses propres attentes.

Les deux ont bénéficié de structures sociales dont la mise en place – mais par qui ? dira-t-on – n’a été possible qu’en raison de l’affadissement de la chrétienté, structures qui ont servi de caisse de résonance à leur médiocrité afin que chacun se puisse reconnaître en elle : l’édition diluvienne et le colportage généralisé du XVIe siècle pour le premier, les salons et les loges du XVIIIe siècle pour le second.

Mais il faut aussi envisager quelque concours proprement diabolique, car la disproportion demeure trop importante entre ces moyens, aussi puissants qu’on les suppose, et l’influence réelle qu’ont exercée le lettré matois de Rotterdam et la pleureuse de Genève, influence qui demeure de nos jours quand il n’y a plus grand monde pour les lire.

Vous en doutez ?

Eh bien ! Parlons aujourd’hui d’Érasme. La regrettée revue Didasco a publié en 1982, sous la plume de Jacques Tescelin, une étude fort bien documentée et au jugement très lucide – de cette lucidité que donne à coup sûr la lumière de la foi catholique mise en œuvre – sur Érasme, taupe de la Révolution. La présentation qu’en faisait Pierre-Michel Bourguignon, Les enfants d’Érasme, en mettait bien en valeur la grande importance.

Cette étude connaît un regain d’actualité dans nos tristes jours où la « carpettologie » prend le pas sur la théologie : Érasme fut un maître en cet art… libéral.

Voici donc, pour notre instruction et notre affermissement, la présentation de Pierre-Michel Bourguignon et l’étude de Jacques Tescelin réunies sous cet unique lien.

 

Par Abbé Hervé Belmont - Publié dans : Histoire
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