Mercredi 4 janvier 2006 3 04 /01 /Jan /2006 16:13
« Je ne vous laisserai pas orphelins » a promis Notre-Seigneur (Jo. XIV, 18), s’'adressant à ses Apôtres et à nous par la même occasion.
Orphelins, nous le sommes bien en ce sens que nous sommes privés d'’autorité ; mais nous ne sommes pas pour autant privés de lumière.

Voici quarante-sept ans que Pie XII est mort (le 9 octobre 1958) et il se passe ceci d'’extraordinaire que depuis n’'a surgi nul problème, nulle difficulté, que Pie XII n’'ait résolu à temps : les techniques médicales et guerrières ont progressé de façon spectaculaire ; l’'audace des hommes pour attenter à la vie d’'autrui ou pour profaner le saint Mariage, pour se croire maîtres de la vie et de la mort, devient chaque jour plus odieuse… et pourtant tous les principes nécessaires, tous les jugements lumineux se trouvent en abondance dans l’œ'œuvre de Pie XII. Il n'’y a qu'’à s'’y référer pour trouver la vérité en continuité infaillible avec la doctrine antérieure que Pie XII reprend, illumine, applique sans cesse.

Ce qui est vrai des turpitudes du monde est vrai encore de la douloureuse nuit qui s'’est étendue sur l'’Église : dans les ténèbres épaisses parmi lesquelles nous devons rejoindre le port du salut, nous ne sommes pas orphelins, nous ne sommes pas privés de lumière. Là encore l'œ’œuvre de Pie XII nous est salutaire.

Bien souvent, notre malheur est de ne pas savoir reconnaître la lumière, ou plus exactement de ne pas la chercher là où le Bon Dieu la tient à notre disposition.
Dès que surgit un problème, dès que l’'angoisse de la situation de l’'Église et du monde nous saisit, nous recourons à nos propres lumières, à notre jugement infirme, au lieu de consulter le Magistère de l’'Église, organe infaillible de la Tradition apostolique ; nous cédons à une panique grosse de graves conséquences, plutôt que d’'être dans la surnaturelle et tranquille assurance que la doctrine et la constitution de la sainte Église ne changent pas, et que le seul salut est de s'’y conformer en toute chose.

C'’est en pensant aux sacres épiscopaux sans mandat apostolique que j'’écris ces lignes. Car, à l'’occasion des malheurs qui accablaient l’'Église de Chine, Pie XII nous a laissé l’'expression autorisée de la doctrine catholique en ce qui concerne l’'épiscopat et sa dépendance nécessaire du souverain Pontificat. C'’est à cette source pure qu’'il faut aller chercher les principes qui, à coup sûr, nous feront éviter tout ce qui attente à l’'unité de l’'Église et qui nous feront demeurer dans la sainte Espérance. Voici donc l’'encyclique
Ad Apostolorum Principis du 29 juin 1958. Il faut la lire la plume à la main et la prière au cœœur.

Veni Domine Jesu
Par Abbé Hervé Belmont - Publié dans : de Ecclesia
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 2 janvier 2006 1 02 /01 /Jan /2006 22:00
Gabriel García Moreno (1821-1875) mérite de prendre place parmi les plus grands chefs politiques que notre monde ait connu ; il est de la race des Alexandre le Grand et des Charlemagne, des saint Louis et des Charles-Quint. Il brille même d’un éclat d’un éclat particulier : alors qu’une décadence apparemment inéluctable avait saisi la vieille chrétienté tout entière, alors que la majorité des « bons », saisie d’impuissance, ne faisait que gémir, il a prouvé par toute sa vie qu’une telle déchéance n’est pas fatale.

Voilà qu’un homme quasiment seul, mais armé d’une foi à soulever les montagnes, mais d’une docilité exemplaire à la sainte Église, mais s’étant forgé un courage indomptable, un homme seul a inversé la tendance et vaincu tous les obstacles : de l’Équateur, jeune pays établi sur des bases malsaines, livré à l’ardeur révolutionnaire et en proie à une instabilité dissolvante, de ce pays pauvre et isolé il a fait une terre de chrétienté, de paix et de prospérité.

Seul il a sauvé l’honneur des pouvoirs politiques en protestant contre la spoliation des États pontificaux et en s’y opposant dans toute la mesure qui lui était donnée ; seul il a scellé de son sang la Royauté de Jésus-Christ qu’il professait par ses paroles et par ses actes.

C’est donc l’histoire d’un homme, d’un homme véritable éblouissant parmi les veules et les traîtres, que renferme cette
vie de García Moreno écrite par le Père Auguste Berthe, un grand classique, dans un texte soigneusement vérifié. Tolle, lege : prenez-là, vous ne la quitterez plus.
Par Abbé Hervé Belmont - Publié dans : Biographie
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 1 janvier 2006 7 01 /01 /Jan /2006 16:44
Son objet est limité, ses dispositions canoniques sont caduques, et pourtant il demeure d'’un puissant intérêt. Il s’agit de la bulle de saint Pie V De salute Gregis qui condamne les courses de taureaux et autres corridas.

Qu’'on veuille bien remarquer que les considérations de saint Pie V n'ont rien de commun avec les calembredaines sur « le droit des animaux » et autres « le taureau a sa chance ». Il n'est soucieux que du salut éternel des âmes et de la dignité des âmes rachetées par Jésus-Christ.

C’est là la véritable considération de la dignité humaine, dignité de nature (perdue par le péché), dignité de vocation à la gloire divine, dignité de rachat par le Sang du Sauveur.
Cela n’'a rien à voir avec la fausse dignité enseignée à Vatican II, dignité revendiquée contre Dieu ou malgré lui, dignité de mépris de Dieu et de la vérité, dignité d'’orgueil révolté qui est censée d’'une part être révélée par Dieu et d'’autre part fonder le droit à la liberté religieuse.
Anathema sit.

Pour revenir aux considérations de saint Pie V, celui-ci ne pouvait évoquer le
droit des animaux parce qu'’il était bien persuadé, comme tout homme de bon sens, que les animaux ne sont pas sujets de droit : n’'étant pas doués d’intelligence ni de personnalité, ils en sont incapables.
On ne peut raisonner en terme de droit lorsqu'on évoque les rapports de l'homme à la création animale. Mais cela ne veut pas dire que l'homme a tous les droits sur les animaux : le respect de l'ordre créé, la maîtrise de ses propres instincts, l'utilisation raisonnable de ce que le Bon Dieu met à sa disposition sont autant de devoirs naturels impérieux, qui commandent beaucoup de mesure et qui interdisent toute sentimentalité déréglée.

Par Abbé Hervé Belmont - Publié dans : Morale
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 25 décembre 2005 7 25 /12 /Déc /2005 21:21
Le mystère de Noël, la contemplation de Jésus dans la crèche, la douce joie et la paix aimante qui habitent le cœœur de ceux qui s'’approchent de Jésus-Christ : tout cela doit nous faire désirer savoir comment s'’est réalisée l'’Incarnation du Fils de Dieu, et savoir qui est réellement cet enfant si fragile et si grand qui s’'offre à notre adoration, à notre amour et à notre imitation.

C'’est ainsi que la Révélation divine nous apprend que Jésus-Christ…
––
est une seule personne, une personne divine, la seconde personne de la sainte Trinité ;
––
possède deux natures :
• la nature divine, éternellement, consubstantiellement avec le Père et le Saint-Esprit ;
• la nature humaine, assumée par la personne divine et unie à la nature divine, dans l’'acte même de sa création.

Cette nature humaine a été créée par Dieu lorsqu'’il a uni un corps virginalement formé du sang très pur de la très sainte Vierge Marie, et une âme spécialement produite pour donner vie à ce corps.

La nature humaine de Jésus-Christ est exactement semblable à la nôtre (corps et âme, intelligence et volonté, sensibilité etc.) ; mais comme cette nature ne s’'achève pas en elle-même, comme elle ne forme pas un être autonome, Jésus-Christ n’'est pas une personne humaine. La nature est achevée dans la personne divine ; elle est donc la nature humaine d'’une personne divine.

Cette nature humaine est immaculée, sans la moindre ombre de trace de péché ; elle est cependant dans l'’état consécutif au péché originel, sujette aux conséquences communes du péché originel que sont la mort et la souffrance.

Étant unies dans la personne divine (union
hypostatique), les deux natures de Notre-Seigneur Jésus-Christ, tout en demeurant strictement intègres et distinctes et infiniment distantes, sont indissociables.
Quand Notre-Seigneur Jésus-Christ mourra sur la croix, sa mort sera réelle : son corps et son âme se sépareront totalement ; mais chacun d’'eux, à part de l'’autre, demeurera uni à la nature divine.

La sainte Vierge Marie est mère d’'un Fils qui est
un seul être et qui est Dieu : elle est Mère de Dieu.
La maternité s’'achève à la personne, et la personne de Notre-Seigneur est divine. Jésus-Christ ne tient pas sa nature divine de la sainte Vierge Marie, mais Notre-Dame est mère de cet être qui est Dieu (tout comme nous ne tenons pas notre âme de nos parents, puisque l’'âme est directement créée par Dieu, et pourtant ils sont père et mère de nous tout entiers).

La foi est exprimée depuis les origines de l'’Église d'’une façon très simple et parfaitement exacte, que nous devons, à l’'exemple de la sainte Vierge Marie,
conserver et méditer dans notre cœœur : Jésus-Christ est vrai Dieu et vrai homme ; la sainte Vierge Marie est vraiment Mère de Dieu.
Qu'’ils soient bénis à jamais.
Par Abbé Hervé Belmont - Publié dans : Théologie
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Vendredi 23 décembre 2005 5 23 /12 /Déc /2005 14:59
Dans les temps de ténèbres, de doute, de guerre, une des toutes premières grâces est d'’y voir clair, un des tout premiers devoirs est d'’utiliser notre intelligence pour connaître la vérité. Encore faut-il savoir où s'’adresser, où trouver cette vérité sans laquelle on ne peut éviter la catastrophe.

Quand il s'’agit de la doctrine concernant la sainte Église catholique, ce n'’est pas à des docteurs de rencontre qu'’il faut aller demander la lumière : bien souvent il ne font qu'élaborer des doctrines menant à une conclusion préconçue, qu'’ils maquillent de façon à les faire passer pour catholiques. Le recours aux docteurs particuliers, si autorisés et classiques soient-ils, ne résout pas toujours les difficultés en lesquelles on se débat.
C'’est auprès du Magistère, par lequel Jésus-Christ nous communique la vérité révélée et son esprit, qu'’il faut aller chercher quels sont la Constitution de la sainte Église, sa mission, son unité, ses pouvoirs.

Il se trouve que le Pape Léon XIII a écrit une encyclique,
Satis Cognitum, qui est un splendide traité de l'’Église. Ce texte, par la grâce de Jésus-Christ, jouit d'’une autorité surnaturelle ; et par la grâce de Léon XIII, il jouit d’'une clarté tonifiante pour l’'esprit qui laisse l’'intelligence dans la paix d'’une profonde compréhension.
Allons boire à la source d'’eau vive : nous y trouverons la vérité, qui est lumière pour l'’intelligence, direction pour la volonté, repos pour l'’âme.
Par Abbé Hervé Belmont - Publié dans : de Ecclesia
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Recherche

 
Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés