Vendredi 16 octobre 2009 5 16 /10 /2009 14:42

Le Pape saint Pie X fondait de grands espoirs de sanctification et de rénovation spirituelle sur la restauration du chant grégorien qu’il a entreprise au début du vingtième siècle. Car, en voulant rétablir dans sa pureté native le chant de saint Grégoire, et en voulant le remettre en honneur dans la sainte liturgie, c’est bien une restauration spirituelle qu’il avait en vue – tout restaurer en Jésus-Christ ! – plus encore qu’une déjà précieuse restauration esthétique.

 

Dans sa pensée, le chant grégorien n’est pas un ornement surajouté qui flatte l’oreille et rend agréables les cérémonies liturgiques, mais c’est un puissant instrument de la grâce divine, qui établit les âmes dans la paix, la piété et le recueillement, qui révèle les profondeurs de l’amour de Dieu et fait retentir au fond des cœurs un puissant appel à la sainteté.

 

Il faut bien avouer que cette espérance a été déçue, au moins en partie, parce qu’on n’a pas compris l’esprit que saint Pie X insufflait à sa réforme, ou qu’on ne l’a pas pris au sérieux. Nous devons tout au moins en tirer la leçon et voir dans la pratique du chant grégorien l’occasion de croître dans l’esprit de prière et de contemplation.

 

Le Pape Pie XI rappelle ce trait révélateur : « À Milan, les hérétiques reprochaient à saint Ambroise de fasciner les foules par les chants liturgiques, ces chants qui frappèrent Augustin lui-même et lui inspirèrent la résolution d’embrasser la foi au Christ » [Divini Cultus, 20 décembre 1928]. Et Pie XII affirme que le grégorien « contribue au plus haut point à augmenter la foi et la piété des assistants » [Mediator Dei, 20 novembre 1947]. Plaise à Dieu qu’il en soit toujours ainsi !

 

C’est donc que le chant grégorien est une école de sainteté ; et c’est à un double titre qu’il doit l’être.

 

Le chant grégorien est saint et sanctifiant par sa fonction, parce qu’il est une partie de la divine liturgie, bien plus, parce qu’il est (avec le service de l’autel) le moyen principal de la participation active et extérieure au saint Sacrifice de la Messe. L’efficacité surnaturelle du grégorien est donc un rejaillissement de la splendeur du chant d’amour et de louange que l’Église, sous l’inspiration du Saint-Esprit, fait remonter vers l’Époux bien-aimé qui se livre et sacrifie pour elle.

 

Le chant grégorien est aussi saint et sanctifiant en lui-même, par ses qualités propres. Il est en effet parfaitement accordé à la vie chrétienne, il vit des mêmes principes et meurt des mêmes ennemis que la vie de la grâce dans les âmes.

 

Le grégorien ne sera vraiment lui-même, et distinct de tous les autres genres musicaux, que si ses qualités sont précisément celles que la grâce divine produit dans l’âme chrétienne :

– primauté de la vie intérieure ;

– esprit de prière, de paix et de louange centré tout entier sur Dieu ;

– désir et recherche de la perfection ;

– docilité parfaite à la sainte Église ;

– oubli de soi [1].

 

À l’inverse, ce qui tue le chant grégorien ou le gâte, ce sont les atteintes de l’esprit du monde (esprit d’amour-propre, esprit de sentimentalité et esprit de facilité), qui corrompent la vie surnaturelle :

– désir de paraître ou de faire de l’éclat ;

– négligence et fébrilité ;

– esprit de compétition, esprit de fantaisie, esprit d’anarchie ou d’indépendance ;

– attention portée à ses propres sentiments au détriment de la primauté de l’objet : Dieu dans sa gloire éternelle, sa vérité immortelle, sa charité omniprésente.

 

Avant d’être une musique extérieure, le chant grégorien est une lumière intérieure, un commentaire des paroles sacrées, qui doit conduire les âmes dans la contemplation de ce que les mots ont été insuffisants à exprimer.

 

Pour cette raison, le chant grégorien est quelque chose de délicat (ce qui ne veut pas dire : de très difficile !) et il faut veiller à ce que son exécution ne vienne pas contredire son esprit et stériliser son œuvre de sanctification. Veiller et prier, c’est la loi de ce chant comme c’est la loi de la vie chrétienne.

 

La technique grégorienne – surtout sa sublime technique rythmique – demande un apprentissage qu’il est bon que chacun fasse ; c’est même nécessaire. Mais en attendant voici le rappel de quelques principes simples et accessibles qui peuvent grandement améliorer son exécution et donc faciliter son œuvre spirituelle.

 

1. Le chant grégorien est né de la langue latine ecclésiastique, il est la mise en musique d’un texte dont il conserve le génie et qu’il fait rayonner. La compréhension du texte et sa belle diction sont donc le fondement nécessaire d’un beau chant. En particulier, il faut accentuer les mots – car si en français c’est la phrase ou la proposition qui est principalement accentuée, en latin ce sont les mots qui sont accentués. Dans un mot la syllabe la plus importante est la dernière (car c’est en elle que le mot prend sa signification) et il faut la déposer avec délicatesse et fermeté. Mais cela est impossible si le mot n’a pas d’unité ; et c’est l’accentuation qui réalise cette unité. La syllabe qui porte l’accent doit être levée (et non frappée) et ledit accent est bref : il tend à abréger la syllabe (même si de facto il ne raccourcit pas, car la syllabe accentuée doit garder sa pleine valeur) et il ne faut surtout pas l’allonger.

 

2. Toutes les notes ont la même durée. « C’est là un principe fondamental, dont l’oubli, trop fréquent hélas, aboutit fatalement, je l’ai dit, à la négation et à la caricature de l’art grégorien, de ce que j’appellerais volontiers son esprit. Est-il au contraire scrupuleusement observé ? Alors le tout prend une grandeur, une noblesse incomparable. C’est là, pour une grande part, le secret de la fermeté, de l’impersonnalité du chant grégorien, de sa sérénité profonde et de son extraordinaire pureté de ligne. On ne saurait assez insister sur ce point » [Dom Gajard, La méthode de Solesmes, Desclée 1951, p. 46.].

 

Il faut donc veiller à :

– ne pas traîner sur les groupes longs ;

– ne pas exagérer les notes pointées (le point double environ la durée de la note, pas plus !) ;

– ne pas ralentir dans les passages difficiles ou mal connus, ni accélérer dans les passages familiers ;

– ne pas précipiter les groupes descendants (les notes losangées ont la même durée que les autres) ;

– ne pas précipiter les passages syllabiques (c’est en marquant légèrement l’accentuation des mots qu’on y parvient) ;

– ne pas escamoter les sommets, les notes haut-perchées qui sont difficiles à « attraper ».

 

3. L’épisème horizontal est d’abord un signe d’expression, et non pas d’allongement. Et c’est parce qu’il faut poser avec un soin particulier la note qu’il affecte, parce qu’il faut l’exprimer (un peu comme on exprime une éponge) que ladite note s’en trouve un peu élargie – mais jamais doublée !

 

4. Il faut adoucir les notes supérieures, il faut « monter vers elle en crescendo, comme si on devait la poser avec force ; c’est seulement au moment précis de l’émettre que la voix, au lieu de l’attaquer fortement, durement, matériellement, se pose sur elle doucement, avec une certaine retenue, mais en lui laissant sa pleine sonorité moelleuse » [Dom Gajard, op. cit. p. 69].

 

Dom Gajard, en commentant cet adoucissement des notes supérieures, fait une précieuse réflexion : « Il est incontestable, et la plupart des musiciens, même profanes, ne manquent pas de le remarquer, que ce simple procédé contribue pour une large part à assurer au chant une valeur religieuse, tant il implique d’effacement de la personne, du “moi”, devant Celui à qui et pour qui l’on chante. » [Op. cit. p. 68.]

 

5. Il faut adoucir et bien tenir la note finale, sans l’allonger inconsidérément pour autant (il faut la porter jusqu’à l’ictus suivant, qui est un ictus de silence). « Enfin la note finale elle-même requiert une attention particulière, en plus même de la douceur qui est cette fois pour elle une règle absolue, et on peut dire sans exception : on veillera d’abord à ne pas se hâter de la poser, à ne pas la laisser tomber comme matériellement ; il faut au contraire retenir un peu la note précédente, ne poser la note finale elle-même qu’avec un imperceptible retard (…) et une fois posée, on aura grand soin de ne pas l’écourter, de bien la tenir (…) Ces deux règles sont très importantes pour asseoir la cadence et nous laisser dans une atmosphère de sérénité parfaite, où se poursuit silencieusement la contemplation intérieure, objet dernier de la prière chantée… » [Dom Gajard, op. cit. p. 89.]

 

6. Il est bon aussi de préciser que le grégorien doit se chanter à voix contenue : cela ne veut pas dire voix assourdie ou expirante, mais voix maîtrisée. Chacun d’entre nous ne maîtrise bien sa voix (quant à la justesse, au timbre et au rythme) que s’il ne chante pas trop fort (ni trop faible) ; il est nécessaire en outre d’en « garder sous le pied » pour les crescendos et les nuances. Contenir sa voix est un salutaire exercice de renoncement. Cela évite de donner des « coups de gorge » pour harponner les notes hautes ou pour lancer un intervalle ascendant. Cette maîtrise est nécessaire aussi pour entendre ses voisins, ce qui permet d’ajuster sa voix et de se fondre dans le groupe : le chant grégorien est un chant d’ensemble, et non pas la compétition d’un fagot de solistes.

 

Ce dernier point donne la raison du caractère indispensable et impératif des répétitions communes : sans elles, aurait-on affaire aux meilleurs chanteurs du monde, il n’y a pas d’unité de la chorale, il n’y a pas identité de tempo, de nuances ni d’expres­sion. On n’est pas loin de la cacophonie, car l’addition de solistes n’est qu’une caricature de chorale.

 

Pour conclure, c’est encore à Dom Gajard que nous demanderons de résumer l’état d’esprit qui permet au chant grégorien de porter ses fruits surnaturels :

 

« Le chant grégorien, par la simplicité même de sa facture mélodique, modale et rythmique, et de ses procédés de composition, est chose délicate, qu’un rien suffit à altérer. Si vous voulez qu’il produise en vous d’abord, et ensuite dans les âmes qui vous sont confiées, ses fruits salutaires – et que peut-être même vous ne soupçonnez pas – alors il vous faut absolument le chanter à la perfection. Condition sine qua non. Tant que vous resterez dans l’à peu près, ce terrible à peu près qui gâte tout, vous pourrez le pratiquer toute votre vie ; jamais vous n’en sentirez la bienfaisante et bénie influence » [Notions sur la rythmique grégorienne, Desclée 1944, p. 6].

 

-------------------

[1] Il est notable que toutes les écoles modernes de grégorien – qui se font gloire de s’écarter de celle de Solesmes (à laquelle saint Pie X a confié la restauration tant mélodique que rythmique) et qui prétendent retrouver l’authenticité que Dom Mocquereau et Dom Gajard auraient méconnue – le font en prenant le contre-pied de ce renoncement que demande et favorise le grégorien. C’est là méconnaître une des caractéristiques majeures du chant liturgique, et cette méconnaissance le dénature profondément.

Par Abbé Hervé Belmont - Publié dans : Liturgie
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Mercredi 7 octobre 2009 3 07 /10 /2009 13:38

Vous trouverez sous ce lien une étude non seulement abordable et intéressante, mais très éclairante. Saint Thomas d’Aquin affirme en même temps la nécessité de la contrition pour être en état de grâce, et la suffisance de l’attrition pour recouvrer l’état de grâce dans le sacrement de Pénitence. Comment résoudre cette aporie ?

La lumière qu’apporte saint Thomas rend éclatante – et consolante – l’unité entre d’un côté la grande exigence de la sainteté Dieu, et de l’autre la miséricorde de la Rédemption tout aussi grande sinon davantage.

Je me permets d’y ajouter un petit résumé-complément, qui ne prendra tout son sens qu’après la lecture de « Attrition et contrition chez saint Thomas d’Aquin ».

------------------------------

D’une part, seule la charité [théologale] détruit le péché ; d’autre part, l’absence de péché [mortel] est nécessaire pour la présence de la charité dans l’âme [1]. Tout le mystère de la justification gît dans cette double précession qui, on le voit, est humainement insoluble. Cela manifeste combien le salut est une grâce de Dieu purement gratuite, qui ne se peut mériter (mais qui s’obtient de sa miséricorde par une prière assidue – laquelle est aussi une grâce).

Il y a une vérité corrélative : une âme est soit en état de grâce, soit en état de péché mortel [originel ou personnel] ; il n’y a pas de troisième terme possible, en raison de notre élévation à l’ordre surnaturel : charité et péché sont deux contradictoires dans l’âme humaine.

Un acte de contrition parfaite n’est autre chose qu’un acte de charité parfaite. Chez le pécheur (celui qui est tombé en péché mortel), il est la forme nécessaire de la charité, et en tant que tel il détruit le péché. Cette contrition parfaite s’identifie doublement à l’amour de Dieu : par son objet (détester ce qui offense Dieu, ce qui sépare de lui) et par son motif.

L’attrition, elle, est relative à l’amour de Dieu par son objet, puisqu’elle fait détester le péché en tant qu’offense à Dieu, mais non par son motif (la crainte des châtiments promis par Dieu au pécheur – qui est tout de même un motif surnaturel, objet de foi). C’est pourquoi elle n’est que contrition imparfaite, elle n’est pas charité, elle est impuissante à détruire le péché.

L’attrition est donc un certain amour de Dieu : elle est une grâce surnaturelle, mais elle est un amour intéressé, un amour qui revient sur soi, un amour insuffisant pour détruire le péché, un amour indigne de Dieu (non parce qu’il serait mauvais, mais il est insuffisant). En cela, l’attrition est analogue à l’espérance.

*

*     *

Per sacramentum, attritus fit contritus. Un sacrement reçu avec les dispositions nécessaires donne la charité ; et donc, si l’on était en état de péché mortel, il donne la grâce de la contrition parfaite qui détruit le péché. Cela se produit au moment où la grâce sanctifiante est infusée, dans le même acte, c’est-à-dire à l’instant où le sacrement est conféré.

Avec les dispositions nécessaires… L’attrition est une disposition suffisante uniquement pour les sacrements dits « des morts », le Baptême et la Pénitence. Pour les cinq sacrements des vivants, être en état de péché mortel et simplement attrit rend sacrilège leur réception. Ce n’est que per accidens que l’attrition pourrait être une disposition suffisante : au cas où, de bonne foi, on est persuadé d’y apporter les dispositions nécessaires (de véritable bonne foi, avec une raison objectivement fondée à cette persuasion). Alors, attritus fit contritus, et le sacrement des vivants détruit le péché et confère la grâce sanctifiante. [2]

À plus forte raison, pour tout sacrement, si celui qui est en état de péché mortel n’a même pas l’attrition, l’effet de grâce du sacrement ne peut exister, et il y sacrilège.

Sous l'Ancien Testament – entre le péché originel et l'Incarnation rédemptrice – les grâces étaient données aux hommes en prévision des mérites de Jésus-Christ. Dans l’économie de la Loi nouvelle, la grâce sanctifiante est en plus donnée par l'instrument de sa sainte humanité ; elle est donc nécessairement incorporante à son Corps mystique. Aussi, les sacrements sont-ils les moyens institutionnels de l’octroi de la grâce divine ;  il y a donc une nouvelle obligation qui vient de la nature même des choses : pour être en état de grâce et pour le salut éternel, il y a une nécessité de nature de réception de l’effet des sacrements (quant à la grâce sanctifiante et incorporante) et il y a une nécessité de précepte de réception effective du Baptême (pour tous) et de la Pénitence (pour les pécheurs). En conséquence il y a obligation de recevoir le sacrement in re (normalement), ou in voto explicite vel saltem implicite (dans des cas extra-ordinaires). 

 

Notes

[1]   Une opposition analogue existe entre ferveur de la charité et péché véniel.

[2]   Il faudrait aussi évoquer, à ce propos, le cas de l’Extrême-Onction reçue par un sujet inconscient, mais cela demanderait des développements hors de propos.

Par Abbé Hervé Belmont - Publié dans : Morale
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Vendredi 11 septembre 2009 5 11 /09 /2009 06:00
Notre vie terrestre est la préparation à l'éternité, la préface d'un livre qui n'a pas de dernière page. Et puisque cette vie est unique, c'est dire sa gravité, c'est dire le soin avec lequel nous devons servir Jésus-Christ et son Église, hors desquels il n'y a pas de salut.

Ce service de Dieu peut prendre différentes formes, il peut s'accomplir dans différents états de vie : chacun d'entre nous se trouve donc un jour ou l'autre confronté à un choix, qui sera concrètement d'une grande importance, peut-être d'une importance décisive, pour le salut éternel et même pour le simple bonheur de la vie ici-bas.

S'il y a un donc domaine dans lequel le flou ou l'erreur peuvent avoir des conséquences désastreuses, c'est celui de la nature et de la distinction des différents états de vie.

Pour éclairer l'âme et l'aider à ce discernement, pour dissiper quelques erreurs, pour qu'en toutes choses on recherche efficacement la volonté de Dieu, voici quelques éléments rassemblés dans ce document.

 
Par Abbé Hervé Belmont
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Jeudi 27 août 2009 4 27 /08 /2009 11:42
Vous trouverez sous ce lien une étude du R.P. Labourdette o.p. parue dans la Revue Thomiste en 1957. Elle est une « mise en perspective », un résumé et un commentaire des deux questions de la Somme théologique que saint Thomas consacre à cette vertu.

En fait, le Père Labourdette montre bien que la doctrine de saint Thomas est beaucoup plus vaste que le contenu matériel des deux questions, parce que ces questions sont placées au terme d'un vaste ensemble théologique qui fait qu'il n'y avait plus que quelques points spécifiques à traiter : ce qui est brièvement fait. Il montre ainsi – même si ce n'est pas son intention explicite – la radicale insuffisance de la « théologie de manuel ».

La loi, le désir, l'avertissement maternel de l'Église est qu'on enseigne et pratique la théologie selon les principes, la doctrine et la méthode de saint Thomas. Selon ces trois éléments conjoints. Canon  1366, § 2 : « Philosophiæ rationalis ac theologiæ studia et alumnorum in his disciplinis institutionem professores omnino pertractent ad Angelici Doctoris rationem, doctrinam et principia, eaque sancte teneant. »

L'étude du Père Labourdette met en lumière combien cette docilité est nécessaire ; combien aussi sans une philosophie vraie, systématique et complète, la théologie est impossible, l'intelligence exposée à toutes les erreurs et illusions.

Le Père Labourdette montre combien saint Thomas d'Aquin est aux antipodes du volontarisme dans sa doctrine de l'obéissance : tout est ordonné selon l'ordre objectif, qui va de l'obéissance à l'autorité, et de l'autorité au bien commun. C'est une perspective salutaire, tant la doctrine de l'obéissance est gangrenée de points de vue parasites qui la gauchissent et occultent sa grandeur.

Voici donc quelques instants délicieux pour l'esprit, précieux pour la vérité, lumineux pour la conduite : La vertu d'obéissance selon saint Thomas.

 
Par Abbé Hervé Belmont - Publié dans : Morale
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Samedi 22 août 2009 6 22 /08 /2009 05:19
La XIIe session grégorienne de Saint-Maixant prend fin aujourd'hui. Ce n'est pas d'elle que je veux vous entretenir : il fallait venir !

je veux juste publier la communication qui a été faite à cette occasion sur une des oeuvres majeures de saint Augustin, et des plus utiles pour la piété chrétienne : les Enarrationes in psalmos, autrement dit les commentaires sur les psaumes de David.

Ces prières inspirés de Dieu ; ces poèmes que l'Eglise fait chanter et retentir avec un art inégalé ;, ces chants prophétiques qui « respirent » Jésus-Christ et son Église ; ces miroirs de l'âme chrétienne avec ses misères, ses combats et son espérance ; ces cantiques qui sont une des  consolations de notre terre d'exil : saint Augustin les fait resplendir avec une onction sans pareille et met l'âme en prière.

En voici donc une modeste présentation :
tolle, lege. 
Par Abbé Hervé Belmont - Publié dans : Liturgie
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    

Recherche

 
Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés