Jeudi 27 août 2009 4 27 /08 /2009 11:42
Vous trouverez sous ce lien une étude du R.P. Labourdette o.p. parue dans la Revue Thomiste en 1957. Elle est une « mise en perspective », un résumé et un commentaire des deux questions de la Somme théologique que saint Thomas consacre à cette vertu.

En fait, le Père Labourdette montre bien que la doctrine de saint Thomas est beaucoup plus vaste que le contenu matériel des deux questions, parce que ces questions sont placées au terme d'un vaste ensemble théologique qui fait qu'il n'y avait plus que quelques points spécifiques à traiter : ce qui est brièvement fait. Il montre ainsi – même si ce n'est pas son intention explicite – la radicale insuffisance de la « théologie de manuel ».

La loi, le désir, l'avertissement maternel de l'Église est qu'on enseigne et pratique la théologie selon les principes, la doctrine et la méthode de saint Thomas. Selon ces trois éléments conjoints. Canon  1366, § 2 : « Philosophiæ rationalis ac theologiæ studia et alumnorum in his disciplinis institutionem professores omnino pertractent ad Angelici Doctoris rationem, doctrinam et principia, eaque sancte teneant. »

L'étude du Père Labourdette met en lumière combien cette docilité est nécessaire ; combien aussi sans une philosophie vraie, systématique et complète, la théologie est impossible, l'intelligence exposée à toutes les erreurs et illusions.

Le Père Labourdette montre combien saint Thomas d'Aquin est aux antipodes du volontarisme dans sa doctrine de l'obéissance : tout est ordonné selon l'ordre objectif, qui va de l'obéissance à l'autorité, et de l'autorité au bien commun. C'est une perspective salutaire, tant la doctrine de l'obéissance est gangrenée de points de vue parasites qui la gauchissent et occultent sa grandeur.

Voici donc quelques instants délicieux pour l'esprit, précieux pour la vérité, lumineux pour la conduite : La vertu d'obéissance selon saint Thomas.

 
Par Abbé Hervé Belmont - Publié dans : Morale
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Samedi 22 août 2009 6 22 /08 /2009 05:19
La XIIe session grégorienne de Saint-Maixant prend fin aujourd'hui. Ce n'est pas d'elle que je veux vous entretenir : il fallait venir !

je veux juste publier la communication qui a été faite à cette occasion sur une des oeuvres majeures de saint Augustin, et des plus utiles pour la piété chrétienne : les Enarrationes in psalmos, autrement dit les commentaires sur les psaumes de David.

Ces prières inspirés de Dieu ; ces poèmes que l'Eglise fait chanter et retentir avec un art inégalé ;, ces chants prophétiques qui « respirent » Jésus-Christ et son Église ; ces miroirs de l'âme chrétienne avec ses misères, ses combats et son espérance ; ces cantiques qui sont une des  consolations de notre terre d'exil : saint Augustin les fait resplendir avec une onction sans pareille et met l'âme en prière.

En voici donc une modeste présentation :
tolle, lege. 
Par Abbé Hervé Belmont - Publié dans : Liturgie
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Samedi 4 juillet 2009 6 04 /07 /2009 17:39
Vous trouverez dans le document joint un petit travail qui est l'étude d'une question épineuse mais non pas insoluble : celle de la validité des absolutions données sans juridiction régulière dans la présente crise de l'Église.

C'est un sujet important, non seulment en raison des conséquences pratiques qu'on devine aisément, mais aussi en raison des principes mis en œuvre. Car de la vérité et de la droiture de ces principes dépendent aussi les solutions de nombreuses autres questions. Elles ne sont pas évoquées dans cette brève étude, mais on peut les deviner en filigrane.

Que la sainte Vierge Marie nous donne la grâce d'une fidélité rigoureuse, intelligente et enamourée à la sainte Église catholique.

La juridiction en temps de crise


Par Abbé Hervé Belmont - Publié dans : de Ecclesia
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Mardi 30 juin 2009 2 30 /06 /2009 11:35
Quicumque met en ligne un ouvrage de métaphysique, L'être et ses propriétés, du R.P. Louis Lachance o.p.

Cet ouvrage est une « promenade transversale » dans la métaphysique, une étude fine et passionnante des rapports entre l'intelligence et l'être.

Nous sommes ici au cœur de la vraie philosophie, de la philosophie réaliste. Saint Thomas d'Aquin, qui en est avec Aristote le maître incontestable, veut connaître les chose telles qu'elles sont, non pas dans leur apparence immédiate et superficielle, mais dans leur intimité la plus profonde, dans leurs causes les plus élevées, dans leurs principes les plus universels.

Cette philosophie commence donc par un regard : le regard qu'une intelligence porte sur l'être même des choses. Elle est donc un acte de connaissance tendu vers la perfection. Et comme la connaissance est l'acte commun du connaissant et du connu, la philosophie de l'être a une double polarité : l'intelligence qui connaît et l'être (en acte) qui est connu, la première étant toute relative et subordonnée à la seconde.

Cet ouvrage du Père Lachance est relativement accessible, mais il serait illusoire et décourageant de vouloir commencer la philosophie par sa lecture. Il est irréaliste d'apprendre à courir avant de savoir marcher !

C'est pourquoi, si je peux me permettre de vous donner un conseil, c'est de commencer par consulter l'article intitulé Initiation à la philosophie de saint Thomas d'Aquin et le document Évocation thomiste auquel il renvoie : ce sera une première initiation qui vous permettra d'aborder le Père Lachance avec quelque fruit.

Quant à ceux qui sont un peu frottés de philosophie, il pourront tirer de cette lecture un grand profit – sans parler des heures délicieuses passées dans la communion avec cette haute intelligence emplie de sagesse et de pédagogie.

*****

Louis Lachance naît à Saint-Joachim-de-Montmorency (Québec) en 1899. Avant de faire son entrée chez les dominicains de Saint-Hyacinthe, il étudie au petit séminaire de Québec. Après avoir complété sa formation à Ottawa, il enseigne dans cette ville. De 1929 à 1931, il fait un séjour d'études à Rome, où il  retourne en 1936 afin d'enseigner à l'Université Angelicum. En raison de la Deuxième Guerre mondiale, il doit toutefois revenir au Canada. En 1943, il devient professeur de philosophie à l'Université de Montréal. C'est là qu'il meurt en 1963.


Bibliographie

Le concept de droit selon Aristote et saint Thomas, Montréal/Paris, A. Lévesque/Librairie du recueil Sirey, 1933.

Où sont nos vies?, Montréal, L'Oeuvre de presse dominicaine, 1934.

Nationalisme et religion, Ottawa, Collège dominicain, 1936.

L'humanisme politique de saint Thomas d'Aquin, 2 vol., Ottawa, Éditions du Lévrier, 1939. Seconde édition posthume en 1964, 1 volume, chez Sirey. Ouvrage fondamental, irremplaçable, sur la philosophie politique et sociale. La seconde édition est de loin la meilleure.

Philosophie du langage, Montréal/Ottawa, Éditions du Lévrier, 1943.

L'être et ses propriétés, Montréal, Éditions du Lévrier, 1950.

La lumière de l'âme (causeries radiophoniques), Montréal, Éditions du Lévrier, 1955.

Le droit et les droits de l'homme, Paris, Presses universitaires de France, 1959.

 

Par Abbé Hervé Belmont - Publié dans : Philosophie
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Samedi 20 juin 2009 6 20 /06 /2009 12:20
C'est encore de l'épiscopat, plus précisément de la légitimité des sacres épiscopaux sans mandat apostolique, qu'il est question dans la réponse à La Voix des Francs que vous trouverez sous ce lien.

Cette revue a publié l'été dernier un article pour apporter au dossier deux longues citations,  se faisant fort de montrer que lesdites citations prouvent la légitimité des sacres sans mandat, ou tout au moins confortent l'affirmation de cette légitimité.

Nous allons voir qu'il n'en est rien. La démonstration ne démontre pas, les citations ne vont pas dans ce sens.

Veritas Domini manet in æternum.

On bâtit sur le sable


Par Abbé Hervé Belmont - Publié dans : de Ecclesia
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